09 décembre 2009
Sommet de Copenhague
A l'occasion du Sommet de Copenhague, ce texte extrait de "Proférations gnostiques" de Philippe Annaba, publié aux Presses du Midi:
Effet
de serre, réchauffement de la planète,
pollution, pénurie de pétrole, manque d’eau,
déforestation et désertification des sols,
tout cela, mes pauvres frères de misère,
n’a aucune raison de cesser.
Les catastrophes écologiques annoncées,
représentent un vaste champ de prospections,
une immense occasion d’innovations techniques,
et d’appropriations de nouveaux brevets.
C’est-à-dire, une source faramineuse de profits,
que les vautours du monde entier guettent
avec une attention soutenue,
sans aucun état d’âme,
pour la masse croissante des laissés-pour-compte,
victimes de cette dévastatrice foire d’empoigne.
Ceux qui tirent les ficelles de ce Guignol’s band,
iront sans aucune retenue,
jusqu’au bout de leur cynisme,
jusqu’à l’ultime exploitation des êtres et des choses.
Ils ont toujours un lapin dans leur chapeau
pour rassurer les benêts,
et des fonds aussi liquides qu’occultes et inavouables
dans leurs caisses noires;
pour acheter les médias, les syndicats, les partis,
et pour armer les incessantes révolutions qui se trament
partout où se découvrent quelques richesses à spolier.
Ces Maîtres invisibles, aussi dévastateurs
et insaisissables que mille Attila,
s’acharneront imperturbablement
à faire leur beurre,
en puisant encore et toujours
dans les ressources de cette pauvre planète
jusqu’à la rendre définitivement stérile.
Plus les conditions de vie seront difficiles,
plus seront coûteuses les techniques permettant
à l’homme de demain de survivre.
Si les nantis devront payer très cher
ces dons de la nature, l’eau et l’air,
jadis inépuisables et gratuits,
les pauvres qui en seront privés,
inéluctablement mourront
par centaines de millions.
Et quand la Terre sera vidée de toute vie,
il se trouvera encore quelques rapaces mégalomanes
pour aller tirer, des entrailles de Mars ou de la Lune,
grâce à cette foutue science sans conscience,
encore quelques trésors illusoires.
ANNABA
06 décembre 2009
Globalisation financière et mafias (suite)
La finance internationale dirige le monde, et les mafias gèrent la finance internationale. Paranoïa ?
Comment se fait-il, qu’aucune de nos têtes bien-pensantes, qu’aucun média consensuel ou faussement incorrect ne se soit posé cette question pourtant toute simple :
D’où, quelques apparatchiks d’une Union soviétique en plein désastre économique, rémunérés de quelques roubles n’ayant aucune valeur sur le marché international, ont-ils tiré les sommes colossales qui leur ont permis de s’approprier toutes les entreprises nationales et la plupart des services publics ?
Avec quels fonds Michaïl Khodorkovski a-t-il pu acquérir Ioukos ? Et pourquoi Poutine, grâce à une parodie de procès l’a-t-il fait mettre en prison pour 8 ans, et a-t-il réintroduit Ioukos dans des groupes publics russes (Le Monde du 27 novembre 2009)?
Parce
que Michaïl Khodorkovski s’est cru plus fort que la mafia. Comme ses homologues nouveaux milliardaires russes et comme Vladimir Poutine ou Dmitri Medvelev, il n’était qu’un homme de paille aux ordres de la Finance mondiale, qui depuis la mondialisation et les délocalisations des industries d’Europe et d’Etats-Unis, détient un avoir fabuleux (grâce entre-autres aux prix de transfert) dont une petite partie leur a permis de spolier l’Union soviétique de son capital industriel et de ses ressources naturelles. D’ailleurs la Russie ne survie aujourd’hui que grâce à l’exportation de ses richesses minières, pour le plus grand profit de la cette finance mondiale.
La fin du régime soviétique n’est pas seulement due, comme on nous l’a répété récemment à l’occasion de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin, à sa situation économique et à la volonté de Michael Gorbatchev, mais surtout à la corruption de ses dirigeants par la finance mondiale.
Les citoyens des pays développés se rendront-ils enfin compte, après avoir vu les dégâts causés par la Globalisation financière, pour l’instant surtout sur les pays pauvres, et de plus en plus chez eux, que cette pieuvre est capable de l’innommable, et qu’il est temps, avant que le désespoir ne pousse les plus lucides à l’éco-terrorisme, que la seule façon de contrebalancer le pouvoir exorbitant de ces super prédateurs, est de boycotter, dans toute la mesure du possible, et même si cela nous oblige à de nombreux sacrifices, tous les produits que ces marchants de mort nous incitent à surconsommer.
Commençons à l’occasion de ces prétendues « Fêtes ».
Sinon, demain, « Nos enfants nous haïrons ».
Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la Mère »
02 décembre 2009
Mafias et droits de l'homme
Et si c’était la mafia internationale qui entretenait le terrorisme islamique, pour mieux cacher ses sales affaires ?
Un entre-filet dans Var-matin du 30 novembre 2009 révèle que « Les Etats-Unis auraient pu tuer ou capturer Oussama Ben Laden en décembre 2001 à Tora Bora dans l’est de l’Afghanistan, mais l’administration Bush a choisi de ne pas pousser plus loin et permis sa fuite au Pakistan, selon un rapport d’une commission du Sénat américain […] rédigé par les membres démocrates de la commission des Affaires étrangères sous la houlette de son président John Kerry. »
La globalisation de la finance favorise les mafias qui ont infiltré non seulement tous les secteurs économiques et la plupart des structures politiques, mais également certaines prétendues associations de défense des minorités et des droits de l’homme.
Les actions toujours très médiatisées de ces associations ont pour but de conditionner la population en prônant un multiculturalisme absolu et complètement irrationnel, allant dans le sens d’une ouverture de toutes les frontières, objectif final de l’ultralibéralisme, cheval de bataille de la finance mondiale.
Finance mondiale et mafias sont imbriquées dans tous les trafics : drogues, armes, prostitution, rackets, vols et recels à grande échelle, grâce à des antennes et à des réseaux au plan planétaire. Le blanchiment de l’argent sale correspond, selon les experts, au tiers du patrimoine commercial et industriel de l’Occident ( Hôtellerie, restauration, prêt à porter, boîtes de nuit, mais aussi le BTP et des parts financières importantes dans toutes les multinationales).
Pourtant les populations des pays riches comme celles des pays pauvres ont déjà subi les conséquences destructrices de cet ultralibéralisme qui ne respecte strictement rien, ni l’homme, ni ses traditions, ni ses richesses qu’il pille sans vergogne, ni son environnement.
C’est ainsi que dans l’opinion publique occidentale, un minimum de protectionnisme économique et social, à l’évidence bien nécessaire, ainsi qu’un minimum de contrôle de l’immigration, ont été rendus complètement tabou.
« La mafia a noyauté l’administration, elle est la classe dominante »
Libero Grassi, industriel italien assassiné par la mafia en août 1991.
Et la mafia aujourd’hui, n’est pas seulement italienne mais mondiale.
Car la mafia était déjà dans les prémices de la Globalisation financière qui n’a été développée que pour le seul bien de la mafia et de ses ramifications. La mafia est une pieuvre et la pieuvre n’a pas de frontière.
La Gauche perd de plus en plus d’électeurs et est de moins en moins crédible, non pas tant par ses querelles internes, que par son soutien à une Europe ultralibérale et à sa non condamnation de la Mondialisation économique, de la Globalisation financière et des délocalisations subséquentes qui ont amené peu à peu la désindustrialisation de l’Europe et surtout de la France. La Gauche est aussi victime de sa cécité sur les conséquences économiques et sociales de l’appui qu’elle apporte sans aucun bémol aux sans-papiers et autres immigrés clandestins. Ainsi elle se prive d’un électorat de gauche qui de plus en plus se rend compte de la démagogie et de l’irréalisme d’une telle attitude.
16 novembre 2009
TAXE-CARBONE
Retour sur la Taxe-carbone (blog du 7/9/09).
Citation tirée de l’émission Thalassa du 13 novembre 2009 :
« Baisser nos émissions de CO² est possible, il suffit d’en payer le prix. Les activités qui émettent du dioxyde de carbone imposent de toute évidence un coût à l’hum
anité, à notre génération et aux générations suivantes ; donc nous devons fixer un prix plus élevé sur le carbone que ce que les gens payent en achetant des combustibles fossiles ou tout ce qui provoque des émissions de dioxyde de carbone. Et c’est pourquoi, si nous voulons aller vers un avenir faible en carbone, il est urgent d’en fixer le prix, ce qui poussera au développement de l’énergie et de procédés à faible émission de CO².
Je souhaite un boycott à grande échelle des produits très élevés en carbone et fabriqués par des entreprises qui ne sont pas prêtes à changer leurs pratiques.
Je pense que si les gens faisaient ça, ils enverraient un message très puissant qui pourrait faire changer les entreprises et les gouvernements, qui se rendraient enfin compte que leurs citoyens veulent quelque chose qu’ils ont négligé pendant trop longtemps ».
Rajendra Pachauri, Prix Nobel 2007, reçu en tant que Président du GIEC.
Rembourser à certains la taxe-carbone sous quelque prétexte que ce soit, est une hérésie et annule cette mesure pourtant inéluctable.
Où alors, si l’on doit la rembourser aux pauvres :
- Qu’on la multiplie par 10 dans tous les cas où la production de CO² est due aux loisirs.
- Par 100 dans les cas de sports à nuisances comme le jet-sky, le quad, les courses de moto, de F1, F3 etc., ainsi que pour les voyages touristiques en avion ou en bateau de croisière.
- Par 1000 pour les propriétaires ou les utilisateurs de Yachts à moteur ou de véhicules de luxe, ainsi que pour les utilisateurs de jets, avions et hélicoptères privés, en dehors bien sûr des appareils destinés à la sécurité et à le santé publiques.
Une telle multiplication de réglementations risque certes d’être très compliquée à mettre en œuvre.
Mais comme l’exprime très bien monsieur Rajendra Pachauri, il faut savoir ce que l’on veut.
Pendant la guerre, la population recevait bien des tickets de rationnement.
On entend déjà les cris d’orfraie des flibustiers de la Finance et de leurs valets politiques, syndicaux et de leurs porte-voix médiatiques avec leurs sempiternelles lamentations sur le pouvoir d’achat, l’emploi, la récession et autres épouvantails à moineaux.
Mais il vaut mieux prendre des mesures très urgentes aujourd’hui, bien qu’impopulaires, plutôt que de subir de nombreuses guerres et des famines de grande ampleur demain. Car notre pré carré franco-français ne sera pas épargné par les lendemains malsains, bien au contraire.
Annaba auteur de « Bienheureux les enfants de la mère », sur http://philippe.annaba.free.fr
Pour Noël, offrez à vos amis pour leur faire plaisir, ou à vos ennemis pour les faire enrager, « Journal incorrect », mes blogs sur nouvelobs.com de 2005 à 2008. C’est aux éditions Les Presses du Midi.
15 novembre 2009
Boycott des élections en Saône-et-Loire
Soutien aux Saône-et-Loiriens.
Dans Aujourd’hui en France du 14 novembre 2009 : « Un accident impliquant un poids lourd a fait un mort, hier matin, entre Cluny et Charolles, sur la très dangereuse N 79. Il s’agit de la cinquième victime, en moins de trois mois, sur une portion de 10 km. La section concernée
attend sa mise à deux fois deux voies, longtemps promise et sans cesse repoussée ».
Une occasion donc de reproduire ici mon blog du 12 septembre 2005 !
"Le radar qui nous prend pour des cons.
Dans Aujourd’hui en France du 12 septembre 2005, « deux nouveaux radars installés en Saône-et-Loire, l’un sur la N 79, entre Mâcon et Paray-le-Monial où début février , un accident a fait cinq morts… »
J’ai habité cette région une dizaine d’années. Depuis trente ans cette route est à deux voies alors que c’est le seul axe Est-Ouest où circule une noria de camions. Chaque année c’est l’hécatombe et la mise à quatre voies n’a commencé que depuis six ans, au rythme de la tortue. La seule solution pour les politiques et la DDE, bête et disciplinée, tracer une ligne blanche sur des kilomètres, pour bien énerver les automobilistes et les pousser à faire des conneries.
Les départements bretons sont traversés par des quatre voies gratuites depuis des années (je n’y ai jamais vu un bouchon) et c’est très bien. Pourquoi la Saône-et-Loire ne peut que compter et pleurer ses morts ? Mystère ? Quand on a gaspillé, dilapidé l’impôt des contribuables, le radar, c’est vraiment la panacée ; c’est pas cher et ça peut rapporter gros."
Pour montrer que les sacrifices humains en Saône-et-Loire continuent de plus belle.
Et si les Saône-et-Loiriens boycottaient tous les élections ?
Annaba auteur de « Bienheureux les enfants de la mère », sur http://philippe.annaba.free.fr
Pour Noël, offrez à vos amis pour leur faire plaisir, ou à vos ennemis pour les faire enrager, « Journal incorrect », mes blogs sur nouvelobs.com de 2005 à 2008. C’est aux éditions Les Presses du Midi.
13 novembre 2009
Taxation de l'or
Les flibustiers de la finance aux abois.
Je n’ai pas un gramme d’or à acheter ou à vendre. Donc je me contrefous du projet de taxation de la vente d’or. Ça ne concernerait que la vente de lingots et 
autres pièces, pourquoi pas ? Mais tous ceux qui vendent leurs bijoux de famille, en général, c’est parce qu’ils ont des difficultés, et ce sont eux qui avec cette nouvelle RDS (8 % du prix de vente), vont participer au financement de la CMU !
En fait le déficit du budget de l’Etat a atteint des proportions démentielles et le gouvernement fait les fonds de tiroirs. Mais également, il ne sait plus quoi faire pour rendre la confiance à un peuple abasourdi par tant de turpitudes. Même les riches ont perdu confiance dans ce système inique et absurde de l’ultralibéralisme, dans cette économie virtuelle où des milliards roch’n rollent à la vitesse de la lumière, d’un bout à l’autre de la terre, en dévastant tout, tel Attila, sur leur passage. Les flibustiers de la Finance ne sont pas là pour construire mais pour détruire. Et les peuples pendant ce temps-là, meurent de faim, de pollution et du manque d’eau.
Les hauts responsables des multinationales et de la politique continuent, main dans la main, leurs folles entreprises. Ils ne cessent de répéter que la crise touche à sa fin ; les banques affichent des résultats très positifs etc., mais l’or qui est passé brusquement de 15000 euros le kilo à 20000 en 2008, ne descend pas, il continue de grimper, jusqu’à 23700 euros cette semaine. C’est la preuve bien sûr que la « crise » est loin d’être passée, et elle va s’aggraver, pour ne plus jamais se calmer, dès que le prix du baril de pétrole, redescendu et stabilisé grâce à la crise, va reprendre sa liberté et son envol. Voir mon blog sur « La crise bidon pour benêts » du 11 février 2009.
Annaba auteur de « Bienheureux les enfants de la mère », sur http://philippe.annaba.free.fr
Pour Noël, offrez à vos amis pour leur faire plaisir, ou à vos ennemis pour les faire enrager, « Journal incorrect », mes blogs sur nouvelobs.com de 2005 à 2008. C’est aux éditions Les Presses du Midi.
12 novembre 2009
AIRBUS suite
Les Pieds Nickelés d’EADS-Airbus.
Les Pieds Nickelés de la BD n’étaient pas vraiment méchants. Les dirigeants d’EADS-Airbus, oui. Il aurait été intéressant de connaître l’audience du documentaire d’Arte diffusé la soirée du 10 novembre 2009. Impossible de la trouver, même sur le site d’Arte. Le Parisien souhaite longévité aux « Experts » (27,7% du marché), mais dans son palmarès, Arte ne figure jamais, n’existe pas.
Le géant européen de l’aérospatiale civil et militaire, né sur les solides fondations d’une histoire glorieuse de pionniers de l’aéronautique française et allemande, s’est retrouvé dans les mains de gamins et de leurs jeux de cour de récréation. Des boursouflés d’ego, des malades de la volonté de puissance, et pas un « adulte » pour les rappeler à la raison.
Ça commence sous Chirac-Jospin, lorsque l’aérospatiale française, financée depuis l’origine par le contribuable, est bradée pour quelques euros à Matra-Lagardère. Parce que les Allemands n’ont aucune confiance dans les Services publics français, qui seraient trop dépendants des politiques. Les dirigeants traditionnels sont alors remplacés par des « managers », pleins d’ambitions et de belles promesses.
La grande idée de ces Pieds Nickelés est de raccourcir tous les délais, en faisant par exemple l’économie de la mise en œuvre d’un système informatique commun à l’Allemagne et à la France. « L’on est passé d’une vision industrielle à une vision boursière ».
C’est ainsi que lorsque la partie de l’Airbus A380 fabriquée à Toulouse arrive à Hambourg pour être raccordée avec celle qui est fabriquée en Allemagne, il manque 10 centimètres pour relier les câbles. Il va donc falloir refaire tout le câblage. Mais les médias continuent de croire au miracle et d’écouter béatement les mensonges de nos grands industriels et des politiques. Cerise sur ce gâteau malodorant, les plus hauts dirigeants d’EADS-Airbus se retrouvent mis en examen pour délit d’initié : dès qu’ils ont compris leurs erreurs, anticipant la chute des actions d’EADS-Airbus à la bourse, ils les auraient vendues.
L’on préfère se divertir avec les « Experts », « Louis la brocante » et autres « Desperate Housewives », en choisissant l'ignorance et en laissant les escrocs saboter le dernier fleuron de l’industrie française.
Mais les politiques et les journalistes sont confiants, dans dix ans tous ces problèmes auront été résolus.
Il est vraiment extravagant qu’ils ne voient pas que dans dix ans, le kérosène sera si cher que la plupart des supers Airbus comme des supers Boeing resteront au sol, et qu’il y aura certainement beaucoup plus de problèmes à résoudre qu’aujourd’hui, et des plus graves, comme la famine, même dans les pays « industriels ».
Annaba auteur de « Bienheureux les enfants de la mère », sur http://philippe.annaba.free.fr
Pour Noël, offrez à vos amis pour leur faire plaisir, ou à vos ennemis pour les faire enrager, « Journal incorrect », mes blogs sur nouvelobs.com de 2005 à 2008. C’est aux éditions Les Presses du Midi.
08 novembre 2009
Où vont AREVA et AIRBUS ?
Même question dans Aujourd’hui en France et dans le Monde du 6 novembre 2009.
C’est d’abord la preuve que les experts et la pub nous prennent pour des cons. En effet le Monde du 6 octobre en revanche publiait une page entière de pub pour le CEA et Areva sous le titre « Parole d’experts » pour démontrer que « Les métiers du nucléaire ne connaissent pas la crise […] Sans nucléaire il n’y a pas de solution […] Nous allons devoir développer, investir et exploiter 10 EPR dans le monde au cours des 10 prochaines années », avec de nombreuses photos de directeurs arborant de très larges sourires. Ils avaient vraiment l’air heureux de nous préparer la fin du monde.
Aujourd’hui en France du 7 novembre révèle des incidents à la centrale du Tricastin . Selon le Criirad c’est la troisième fois en quelques mois. L’Association France Nature Environnement révèle que 15 réacteurs sont actuellement à l’arrêt sur les 58 que compte la France. Il faudra sans doute faire appel aux centrales thermiques de nos voisins européens cet hiver. Sans parler du scandale repris par toute la presse, des déchets nucléaires envoyés en Sibérie.
Quant à l’éditorial du Monde du 6 novembre, il relève que les autorités de surveillance finlandaise, britannique et même française remettent en cause le logiciel de sécurité de l’EPR.
Les difficultés rencontrées dans l’installation d’un EPR en Finlande ont quadruplé son coût estimatif d’origine.
« Il y a bien un problème Areva, et celui-ci aura des conséquences sur l’un des derniers domaines où la France dispose de compétences mondialement reconnues. »
Cela signifie que nous ne disposons plus de grand chose dans notre potentiel industriel.
D’autant plus que selon Aujourd’hui en France du 6 novembre, Airbus subit coup durs sur coups durs. « L’Afrique du Sud a annoncé qu’elle annulait sa commande de 8 avions à cause d’un retard de livraison de trois ans ! Enfin, Airbus vent ses avions à la Chine, « avec la technologie », ce qui signifie que dans peu de temps, elle se débrouillera toute seule et les vendra moins cher que nous (s’il y a encore du kérosène à mettre dedans !).
Tout cela pour mettre le doigt une fois de plus sur les mensonges des valets de la mondialisation, qui affirment que toutes les délocalisations d’entreprises sont compensées par notre compétence dans la haute technologie. Ils mentent effrontément, à moins qu’ils ne soient tout simplement que de tristes abrutis. Il n’y a d’ailleurs qu’à observer la montée continuelle du chômage pour s’en persuader. Mais ce sont eux, qui décident de notre avenir depuis des décennies.
Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la mère », sur http://philippe.annaba.free.fr
Pour Noël, offrez à vos amis pour leur faire plaisir, ou à vos ennemis pour les faire enrager, « Journal incorrect », mes blogs sur nouvelobs.com de 2005 à 2008. C’est aux éditions Les Presses du Midi.
07 novembre 2009
Reprise de la chasse à la baleine en Islande
Reprise de la chasse à la baleine.
Un reportage de Thalassa sur France 3, le 6 novembre 2009.
C’est étrange, on ne nous en a pas parlé dans les journaux télévisés.
L’Islande avait signé l’accord sur la fin de la chasse à la baleine, mais a autorisé sa reprise cette année, et sous quel prétexte : le chômage et la crise financière !
Quelle valeur peuvent avoir le Développement durable et la lutte pour le maintient de la biodiversité, si à la première difficulté l’on revient en arrière. La mondialisation, les délocalisations, les banques et les financiers qui font rochn’roller les milliards d’un bout à l’autre de la planète sont responsables du chômage et de la crise, mais on les laisse faire et ce sont les baleines et les orques qui devraient payer la note ?
Qu’il
s chassent plutôt tous les cyniques responsables de leurs malheurs, à l’instar de Paul Watson qui éperonne les navires baleiniers illégaux en pleine mer. Lorsque les autorités publiques ne jouent plus leur rôle, il arrive que la non-violence fasse le jeu des fourbes et des criminels. Le seul moyen efficace de la non-violence, c’est le boycott de toutes les marchandises vendues par tous ceux qui ne cessent de bafouer les principes sociaux et environnementaux. Mais l’opinion publique est loin d’être prête à adopter une telle attitude, tant elle est accro à cette Société spectaculaire marchande. Quand on pense que « 70% des Islandais approuve la reprise de la chasse à la baleine » !
Un marin pêcheur interviewé s’enferre dans ces mensonges : « Des baleines il y en a des dizaines de milliers, comme les poissons, et les poissons, on les pêche bien ! » En fait il n’en resterait que 4000.
Ce soir là, l’audience de Thalassa eu du mal à approcher les 11%, derrière série américaine et grand jeu populaire.
C’est ainsi que nos enfants nous haïrons…
Annaba auteur de « Bienheureux les enfants de la mère », sur http://philippe.annaba.free.fr
Pour Noël, offrez à vos amis pour leur faire plaisir, ou à vos ennemis pour les enrager, « Journal incorrect », mes blogs sur nouvelobs.com de 2005 à 2008. C’est aux éditions Les Presses du Midi.
02 novembre 2009
La mondialisation et ses sordides ruées vers l'or
« Cachemire : la ruée vers l’or des steppes », c'était sur France 2, dans Envoyé spécial le jeudi 29 octobre 2009. Un documentaire sur un Français, champion des pulls en cachemire. Il importe 95% du cachemire vendu en France. Le symbole même de la mondialisation. En Mongolie intérieure, il emploie 70000 chinois, surtout des chinoises dans des usines de 2000 salariés. Des ouvrières très efficaces, surveillées par des caméras, qui gagnent en moyenne 100 dollars par mois, le prix du pull en cachemire le moins cher qu’on peut trouver en France. L’importateur, lui, ne sait pas combien gagnent les ouvrières, il se doute que c’est moins qu’en France. Ce qu’il ne dit pas et le documentaire non plus, c’est qu’il sait, en revanche, que les syndicats y sont interdits, et la CGT en particulier. Le roi du cachemire peut ainsi sans aucune crainte, acheter ses pulls 12 euros pièce, pour les revendre 100 aux détaillants hexagonaux. Ces gens vivaient dans un pays rude, nous dirions qu’ils étaient pauvres, mais ils se suffisaient à eux-mêmes ; aujourd’hui, pour devenir nos esclaves, de gré ou de force, ils ont quitté leurs yourtes pour s’entasser dans des cités concentrationnaires où ils ont tous la télévision. Le documentaire se contente de raconter. C’est normal, sinon il n’y aurait pas de documentaire. Mais dans le ton, et pour une fois, l’on perçoit par endroit le sentiment d’absurde. Il n’est pas nécessaire de rappeler toutes les attaques faites sur ce blog contre la mondialisation. Petit à petit les consciences s’éveillent ; il aura fallu du temps et des cohortes de plus en plus nombreuses de chômeurs et de érémistes, tellement l’endoctrinement médiatique a fait un travail de rouleau compresseur pour écraser ou dénigrer toute critique. Notons encore que pour satisfaire la demande mondiale, il a fallu élever de plus en plus de chèvres à cachemire. L’on en compte trente millions dans la steppe aujourd’hui, et le désert avance… comme toujours avec la mondialisation. Mais c’est si doux le cachemire n’est-ce pas ? Et un peu moins cher qu’avant, alors, ça se « démocratise ». Quel art d’utiliser des mots qui cachent leur contraire.
Annaba sur http://philippe.annaba.free.fr
Pour Noël, offrez à vos amis pour leur faire plaisir, ou à vos ennemis pour les enrager, « Journal incorrect », mes blogs sur nouvelobs.com de 2005 à 2008. C’est aux éditions Les Presses du Midi.

