08 novembre 2009
Où vont AREVA et AIRBUS ?
Même question dans Aujourd’hui en France et dans le Monde du 6 novembre 2009.
C’est d’abord la preuve que les experts et la pub nous prennent pour des cons. En effet le Monde du 6 octobre en revanche publiait une page entière de pub pour le CEA et Areva sous le titre « Parole d’experts » pour démontrer que « Les métiers du nucléaire ne connaissent pas la crise […] Sans nucléaire il n’y a pas de solution […] Nous allons devoir développer, investir et exploiter 10 EPR dans le monde au cours des 10 prochaines années », avec de nombreuses photos de directeurs arborant de très larges sourires. Ils avaient vraiment l’air heureux de nous préparer la fin du monde.
Aujourd’hui en France du 7 novembre révèle des incidents à la centrale du Tricastin . Selon le Criirad c’est la troisième fois en quelques mois. L’Association France Nature Environnement révèle que 15 réacteurs sont actuellement à l’arrêt sur les 58 que compte la France. Il faudra sans doute faire appel aux centrales thermiques de nos voisins européens cet hiver. Sans parler du scandale repris par toute la presse, des déchets nucléaires envoyés en Sibérie.
Quant à l’éditorial du Monde du 6 novembre, il relève que les autorités de surveillance finlandaise, britannique et même française remettent en cause le logiciel de sécurité de l’EPR.
Les difficultés rencontrées dans l’installation d’un EPR en Finlande ont quadruplé son coût estimatif d’origine.
« Il y a bien un problème Areva, et celui-ci aura des conséquences sur l’un des derniers domaines où la France dispose de compétences mondialement reconnues. »
Cela signifie que nous ne disposons plus de grand chose dans notre potentiel industriel.
D’autant plus que selon Aujourd’hui en France du 6 novembre, Airbus subit coup durs sur coups durs. « L’Afrique du Sud a annoncé qu’elle annulait sa commande de 8 avions à cause d’un retard de livraison de trois ans ! Enfin, Airbus vent ses avions à la Chine, « avec la technologie », ce qui signifie que dans peu de temps, elle se débrouillera toute seule et les vendra moins cher que nous (s’il y a encore du kérosène à mettre dedans !).
Tout cela pour mettre le doigt une fois de plus sur les mensonges des valets de la mondialisation, qui affirment que toutes les délocalisations d’entreprises sont compensées par notre compétence dans la haute technologie. Ils mentent effrontément, à moins qu’ils ne soient tout simplement que de tristes abrutis. Il n’y a d’ailleurs qu’à observer la montée continuelle du chômage pour s’en persuader. Mais ce sont eux, qui décident de notre avenir depuis des décennies.
Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la mère », sur http://philippe.annaba.free.fr
Pour Noël, offrez à vos amis pour leur faire plaisir, ou à vos ennemis pour les faire enrager, « Journal incorrect », mes blogs sur nouvelobs.com de 2005 à 2008. C’est aux éditions Les Presses du Midi.
07 novembre 2009
Reprise de la chasse à la baleine en Islande
Reprise de la chasse à la baleine.
Un reportage de Thalassa sur France 3, le 6 novembre 2009.
C’est étrange, on ne nous en a pas parlé dans les journaux télévisés.
L’Islande avait signé l’accord sur la fin de la chasse à la baleine, mais a autorisé sa reprise cette année, et sous quel prétexte : le chômage et la crise financière !
Quelle valeur peuvent avoir le Développement durable et la lutte pour le maintient de la biodiversité, si à la première difficulté l’on revient en arrière. La mondialisation, les délocalisations, les banques et les financiers qui font rochn’roller les milliards d’un bout à l’autre de la planète sont responsables du chômage et de la crise, mais on les laisse faire et ce sont les baleines et les orques qui devraient payer la note ?
Qu’il
s chassent plutôt tous les cyniques responsables de leurs malheurs, à l’instar de Paul Watson qui éperonne les navires baleiniers illégaux en pleine mer. Lorsque les autorités publiques ne jouent plus leur rôle, il arrive que la non-violence fasse le jeu des fourbes et des criminels. Le seul moyen efficace de la non-violence, c’est le boycott de toutes les marchandises vendues par tous ceux qui ne cessent de bafouer les principes sociaux et environnementaux. Mais l’opinion publique est loin d’être prête à adopter une telle attitude, tant elle est accro à cette Société spectaculaire marchande. Quand on pense que « 70% des Islandais approuve la reprise de la chasse à la baleine » !
Un marin pêcheur interviewé s’enferre dans ces mensonges : « Des baleines il y en a des dizaines de milliers, comme les poissons, et les poissons, on les pêche bien ! » En fait il n’en resterait que 4000.
Ce soir là, l’audience de Thalassa eu du mal à approcher les 11%, derrière série américaine et grand jeu populaire.
C’est ainsi que nos enfants nous haïrons…
Annaba auteur de « Bienheureux les enfants de la mère », sur http://philippe.annaba.free.fr
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02 novembre 2009
La mondialisation et ses sordides ruées vers l'or
« Cachemire : la ruée vers l’or des steppes », c'était sur France 2, dans Envoyé spécial le jeudi 29 octobre 2009. Un documentaire sur un Français, champion des pulls en cachemire. Il importe 95% du cachemire vendu en France. Le symbole même de la mondialisation. En Mongolie intérieure, il emploie 70000 chinois, surtout des chinoises dans des usines de 2000 salariés. Des ouvrières très efficaces, surveillées par des caméras, qui gagnent en moyenne 100 dollars par mois, le prix du pull en cachemire le moins cher qu’on peut trouver en France. L’importateur, lui, ne sait pas combien gagnent les ouvrières, il se doute que c’est moins qu’en France. Ce qu’il ne dit pas et le documentaire non plus, c’est qu’il sait, en revanche, que les syndicats y sont interdits, et la CGT en particulier. Le roi du cachemire peut ainsi sans aucune crainte, acheter ses pulls 12 euros pièce, pour les revendre 100 aux détaillants hexagonaux. Ces gens vivaient dans un pays rude, nous dirions qu’ils étaient pauvres, mais ils se suffisaient à eux-mêmes ; aujourd’hui, pour devenir nos esclaves, de gré ou de force, ils ont quitté leurs yourtes pour s’entasser dans des cités concentrationnaires où ils ont tous la télévision. Le documentaire se contente de raconter. C’est normal, sinon il n’y aurait pas de documentaire. Mais dans le ton, et pour une fois, l’on perçoit par endroit le sentiment d’absurde. Il n’est pas nécessaire de rappeler toutes les attaques faites sur ce blog contre la mondialisation. Petit à petit les consciences s’éveillent ; il aura fallu du temps et des cohortes de plus en plus nombreuses de chômeurs et de érémistes, tellement l’endoctrinement médiatique a fait un travail de rouleau compresseur pour écraser ou dénigrer toute critique. Notons encore que pour satisfaire la demande mondiale, il a fallu élever de plus en plus de chèvres à cachemire. L’on en compte trente millions dans la steppe aujourd’hui, et le désert avance… comme toujours avec la mondialisation. Mais c’est si doux le cachemire n’est-ce pas ? Et un peu moins cher qu’avant, alors, ça se « démocratise ». Quel art d’utiliser des mots qui cachent leur contraire.
Annaba sur http://philippe.annaba.free.fr
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30 octobre 2009
On n'a pas de pétrole, on a du lisier
Le lisier permet également la méthanisation. Alors pourquoi ne pas avoir imposé et subventionné cette pratique depuis de longues années comme en Allemagne, ce qui aurait permis d’éviter une grande partie des dégâts causés entre autres par les algues vertes ?
Le Journal de France 2 du 29 octobre nous montre une expérience très instructive sur la méthanisation dans une ferme du Calvados. La bouse de vache, en dégageant du méthane, produit de la chaleur et de l’électricité : 200.000 kWh par an avec seulement cinquante vaches. Une douzaine d’agriculteurs français se sont ainsi équipés et revendent de l’électricité à Edf ; ils sont des milliers en Allemagne ! Pourquoi cet énorme retard ? Où sont les responsables, des syndicats agricoles aux ministres incompétents, en passant par l’Edf campée sur le tout nucléaire et s’opposant jusqu’à une époque récente, au développement des énergies renouvelables ?
Annaba sur http://philippe.annaba.free.fr
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20 octobre 2009
Famine et multinationales
Le Kenya en proie à une grande sécheresse.
En fait c’est plus de vingt millions de personnes qui sont menacées de famine dans toute la corne de l’Afrique, selon le Monde du 2 octobre 2009.
L’ONG Oxfam a lancé un appel de fonds de dix millions d’euros pour venir en aide aux populations.
Mais d’une part, le réchauffement climatique a bon dos, puisque dans cette région de l’Afrique les « séquences sèches et les séquences humides » alternent assez régulièrement tous les cinq ans.
D’autre part la faim dans le monde relève surtout du système absurde de la mondialisation où les profits des grandes multinationales semblent bien avoir plus d’importance que la vie humaine : « Au Kenya, les prix des denrées de première nécessité a doublé, tandis que le pays continue d’exporter des céréales […] La population a doublé en vingt ans dans la région. Et aux pluies irrégulières s’ajoute la destruction des forêts kenyanes, perturbant les nappes phréatiques, ce qui entraîne une baisse du niveau des rivières. Dans la région de Baringo, des grands propriétaires proches du pouvoir politique ont fait creuser des puits en profondeur pour irriguer leurs vastes champs de céréales. À deux pas, les éleveurs voient leur bétail mourir de soif ».
Ajoutons que depuis quelques années, les horticulteurs varois sont acculés à la faillite, concurrencés qu’ils sont par les roses de Hollandes, cultivées au Kenya avec force engrais, pesticides et eau pompée dans les nappes phréatiques.
Certains vont dire : « Mais les roses de Hollande (donc du Kenya) sont moins chères que celles de Hyères ». Mais quand toutes les entreprises françaises auront été délocalisées, et nous n’en sommes pas loin, et que la moitié des actifs seront au chômage, qui achètera des fleurs ?
Où est dont la prétendue intelligence de l’homme dans ces affaires : Des ONG recueillent des fonds pour sauver des Kenyans de la famine alors que ce sont des multinationales occidentales qui les affament tout en ruinant les économies locales des pays développés !
Les seul bénéficiaires de cette absurde machinerie financière, ce sont les banques.
Au lieu de donner notre obole aux ONG complices, boycottons plutôt toutes ces marchandises produites dans des pays gouvernés par de prétendus chefs d’État corrompus par les multinationales qui ne respectent ni les populations locales ni l’environnement. Le Sud comme le Nord se porterons mieux lorsque les multinationales, autant de mafias internationales, auront déposé leurs bilans, faute de clients.
Annaba sur http://philippe.annaba.free.fr
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Disparition des "vrais" saumons
Il n’y a quasiment plus de saumons sauvages.
Selon Sciences et Avenir d’octobre 2009, « De l’Amérique du Nord à l’Islande et de l’Écosse à la Norvège, des saumons d’élevage échappés des cages contaminent leurs cousins sauvages avec des maladies et des parasites contre lesquels ces derniers ne sont pas armés ».
Ce que la revue de dit pas, parce que c’est un secret bien gardé, c’est qu’en fait, des poissons d’élevage se sont bien échappés de leurs cages, il y a une vingtaine d’années, mais il s’agissait de poissons transgéniques, manipulés dans un laboratoire de recherche canadien afin de créer une espèce qui ne remonte plus les fleuves pour frayer, mais qui fraie dans la mer. Ces nouveaux saumons, plus gros que les saumons sauvages, et très agressifs, se sont multipliés dans l’Océan, tuant et mangeant leurs « cousins ». Dans peu années il n’y aura donc plus dans la mer, que ces saumons « OGM ».
Merci la science sans conscience.
Annaba sur http://philippe.annaba.free.fr
16 octobre 2009
Pierre Soulages au Centre pompidou jusqu'en mars 2010!
L’« Art-bluff » de Soulages au Centre Pompidou.
C’est bien normal, n’est-ce pas, qu’une raffinerie de pétrole dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas été inspirée par un grand souci de l’esthétique, abrite en son sein, l’or noir. L’or que monsieur Pierre Soulages accumule en noircissant tout ce qui lui tombe sous la main. La vente d’un de ses badigeonnages a atteint l’an dernier 1.500.000 euros.
La presse unanime est enthousiaste : 3000 mètres carrés pour celui « qui est considéré comme le plus grand peintre encore vivant en France… Chacun de ses tableaux plonge celui qui le regarde dans un autre monde, une autre dimension, un questionnement infini » (Aujourd’hui en France du 13 octobre 2009). Chez Soulage, le grand Art est dans les commentaires de ses admirateurs, aussi pompeux que dénués de toute signification.
Soulage a trouvé un truc, une combine, et ça marche depuis plus de soixante ans. Je possède une armoire Conforama en stratifié noir, qui donne aussi de très intéressants reflets changeants, mais malheureusement, elle n’est pas signée Soulages.
Pierre Soulage est libre de se livrer à tous les barbouillages qu’il veut. Que de riches snobs gaspillent leur fortune, c’est leur affaire et la preuve qu’ils ne l’ont pas gagnée « à la sueur de leur front ». Mais que l’État et les collectivités, par l’intermédiaire d’élus analphabètes, utilisent l’argent des contribuables pour se donner l’air à la mode, est un scandale. Pierre Soulages a inventé dit-il « l’outrenoir », comme Jasmina Reza dans sa pièce « Art » a inventé « l’outreblanc », mais heureusement, pour nous faire rire.
Encore pourrait-on reconnaître à cet illuminé de la noirceur, un certain courage pour s’exposer ainsi aux philippiques médiatiques ; même pas. La critique est morte dans un pays anesthésié par une armée de gentils animateurs corneculs, se complaisant dans la pensée molle, larvaire, rampante, dégoulinante d’onctuosité et pourtant gorgée de tant de duplicité cachée.
Et bien sûr, de nombreux zombies vont se précipiter pour s’extasier devant ces prétendues œuvres au noir, confortant encore la tragi-comique ridiculité, comme dirait Ségolène, d’un peuple qui a perdu tout bon sens à l’écoute trop attentive, des grands endoctrineurs de la Société spectaculaire marchande.
Annaba sur http://philippe.annaba.free.fr
29 septembre 2009
SURPOPULATION, sujet TABOU
http://philippe.annaba.free.fr
« La Décroissance contre Malthus », un dossier publié par Les cahiers de l’IEESDS, un supplément de la Décroissance de juillet 2009, est une philippique contre les « malthusiens » pour qui la limitation des naissances serait un des moyens de protéger l’environnement. Les auteurs n’imaginent pas que l’on puisse être « objecteur de croissance » et considérer que la prolifération humaine est un obstacle à la survie de l’humanité. Les « malthusiens » sont donc « caractérisés par tous les traits de la phobie sociale », même Yves Cochet ne trouve pas grâce à leurs yeux parce qu’il préconise de diminuer les allocations familiales à partir du deuxième enfant. De même l’Union des familles laïques voit là « une dérive vers un fascisme vert ». Et pour une lectrice de la Décroissance, la démographie est un débat stérile. Pour une autre, dans le courrier de la revue Silence, « Ce manque d’espérance dans notre capacité à construire une humanité en paix avec la terre est désolante ».
Pour Vincent Cheynet, l’un des auteurs de La décroissance contre Malthus, Thomas Malthus aurait été à l’époque, le porte-parole de l’idéologie capitaliste et antisociale.
Or, Malthus a publié Essai sur le principe de population (1798) sans nom d’auteur, parce qu’il savait que son livre allait à contre-courant de l’intelligentsia, de la « main invisible » d’Adam Smith, à l’époque, le pape de la théorie libérale. Et en effet il fut critiqué par la grande bourgeoisie et les personnalités politiques et culturelles. Karl Marx et tous les marxistes jusqu’à aujourd’hui dénigrèrent également Malthus, puisque la révolution prolétarienne ne peut germer que sur le terreau de la misère.
En fait seule la petite bourgeoise était en accord avec le malthusianisme, et bien avant Malthus ; de tous temps, la classe moyenne, accédant à un meilleur niveau de vie et à l’éducation, a souhaité avoir moins d’enfants, pour mieux les élever et profiter de leur nouveau confort.
Malthus, en fait, a été contredit, dans sa théorie des rendements décroissants en agriculture, par le progrès technique et la généralisation des engrais chimiques et des pesticides.
La science et la technique permettent bien sûr de nourrir dix milliards d’humains. Et en effet, c’est bien ce que produit l’agriculture mondiale aujourd’hui, mais sa répartition délirante fait que le tiers de l’alimentation produite est gaspillé, jeté ou surconsommé par des obèses qui devraient s’abstenir. Mais ce qui est grave c’est aussi que cette production ne peut atteindre cette quantité sans les ravages scandaleux qu’elle entraîne avec la ruine des sols par les apports faramineux d’engrais chimiques et de pesticides, et par l’énorme consommation d’eau qu’elle nécessite ; de l’eau qui va bientôt manquer à tous, et surtout aux plus pauvres.
On peut donner à (mal) manger à dix milliards d’êtres humains, mais pas avec la mentalité égoïste de l’homme, et surtout pas non plus avec sa frénésie à en vouloir toujours plus. Pour ne pas aller à la catastrophe, il faudrait que chacun des dix milliards d’humains se contente du minimum vital. Rappelons ces citations du Mahatma Gandhi :
« Vivre simplement pour que d’autres, simplement, puissent vivre.»
« Il y a suffisamment dans la nature pour les besoins de chacun mais pas pour la cupidité de tous. »
Précisons qu’à l’époque de cette dernière sentence, la planète comptait moins de deux milliards et demi d’individus !
Si le drame de demain c’est la surpopulation, les pays développés n’ont pourtant aucun droit à exiger des politiques antinatalistes des pays pauvres puisque c’est nous, les Occidentaux, qui consommons et polluons vingt fois plus qu’eux, et qui devons commencer par pratiquer la simplicité volontaire, la frugalité, et nous guérir de l’addiction à la marchandise. Sans compter que si ces peuples sont « pauvres », c’est le plus souvent parce que leurs richesses sont spoliées, depuis des décennies, par des multinationales qui s’enrichissent ainsi outrageusement, tout en nous procurant ce confort superfétatoire que nous ne mettons jamais en question, dangereux hypocrites que nous sommes. Les « malthusiens objecteurs de croissance », parce que, ne vous en déplaise, ils existent, le savent très bien.
D’autre part, les familles nombreuses sont nécessaires dans des sociétés très agricoles, traditionnelles et artisanales, où la protection sociale est quasi inexistante. Dans les sociétés industrielles et urbanisées elles ne sont utiles que comme pourvoyeuses de consommateurs. En fait, Malthus a été mis au pilori par les églises, les armées les commerçants et les politiciens véreux, qui n’ont jamais assez d’ouailles, de chair à canon, de consommateurs et d’électeurs-gogos !
Chez ces objecteurs de croissance, l’origine de ce refus de voir la réalité du problème démographique ne se trouve-t-elle pas dans les idéologies religieuse et politique ? Quelle réponse ont-ils face à des situations insoutenables comme celles décrites dans Le Monde du 16 novembre 2006, intitulé « Les enfants de Kinshasa ». Là est la véritable horreur : mettre à notre époque des enfants au monde pour les abandonner à la rue !
« Certains n’ont guère plus de 10, 12 ans… la rue, sa pénombre et ses dangers, est leur domicile… Alphonse, après la mort de sa mère, malade du sida, la nouvelle épouse de son père l’a mis à la porte. Depuis deux ans, il n’est jamais rentré chez lui…
"Ils sont 30 000, peut-être 50 000, dans tout le pays. C’est une véritable armée… Ils ont grandi dans la rue et n’ont rien à perdre "
"Armée de réserve de tous les manipulateurs politiques, prêts à vendre leur force de nuisance au plus offrant…"
"L’exploitation politique de ces jeunes errants masquerait ainsi un immense scandale social : le doublement, en dix ans, de cette population d’enfants livrés à eux-mêmes et persécutés par ceux qui sont censés les protéger, les membres des forces de l’ordre. Des policiers les recrutent, garçons et filles, et s’en servent comme appâts ou comme guetteurs pour protéger des cambriolages ; ils les menacent pour leur extorquer le produit de leurs larcins, abusent d’eux sexuellement, indiquent les multiples témoignages recueillis par Human Right Watch…" ».
Et c’est pareil de Rio à Manille !
Autre exemple, 2,5 millions d’habitants (dont 250 000 enfants), souffrent de la faim au Niger, pays victime de la sécheresse, des criquets et de mauvaises récoltes. Mais les prix ont également monté à cause de la spéculation, et le gouvernement du Niger est à l’évidence incompétent. Jamais aucun planning familial dans un pays qui détient le record mondial du nombre d’enfants par femme : huit en moyenne.
C’est ainsi que la population du Niger a été multipliée par quatre entre 1950 et 2000 et qu’elle s’accroît de 400.000 personnes par an.
Mais aucune aide n’est conditionnée à une politique de limitation des naissances, tant le problème crucial de la surpopulation est tabou. Or selon les projections démographiques du Niger, sa population sera encore multipliée par deux d’ici à 2025. Encore des famines en perspective, et du grain à moudre pour les ONG, des reportages larmoyants pour les télés, sans jamais un mot sur la surpopulation, sans jamais un véritable débat sur le sujet.
C’est la faute du capitalisme ? Sans doute, mais alors nous sommes tous coupables en tant que clients des multinationales qui ont si bien inventé le nouvel esclavage par délocalisation, et tant de nouvelles façons de spolier les pays pauvres, tout en détruisant leur environnement.
Faut-il rappeler que tous les pionniers de la décroissance et même du féminisme, des libres penseurs, éclairés s’il en fut, non affiliés à des idéologies de mode, ont considéré la surpopulation comme une des nombreuses variables des problèmes d’environnement.
Des objecteurs de croissance et des antiproductivistes font régulièrement référence à Nicholas Georgescu-Roegen, Serge Latouche ou Bernard Charbonneau, mais on peut se demander s’ils les ont bien lus :
« Il est absolument hors de doute, compte tenu de la pression de la population dans la plus grande partie du monde, qu’il n’y a pas de salut face aux calamités de la sous-nutrition et de la famine sinon dans le remplacement de la productivité de la terre cultivée, par une mécanisation accrue de l’agriculture, par une utilisation accrue des fertilisants et des pesticides chimiques et par une culture accrue de nouvelles variétés de céréales à hauts rendements. Toutefois, contrairement à l’opinion sans nuance généralement admise, cette technique agricole moderne constitue à long terme une orientation défavorable à l’intérêt bioéconomique fondamental de l’espèce humaine. » Nicholas Georgescu-Roegen, La décroissance, p 137 (1976, édition française 1995!).
Et Serge Latouche : « La surpopulation entraînée par les progrès de la médecine engendre le danger de famine qui peut être résolu par des techniques biologiques et chimiques miracles, mais au prix de la nécessité d’apprendre aux gens à manger n’importe quoi. » La Mégamachine.
Quant à Bernard Charbonneau :
« … Rien ne nous assure que la multiplication de la population, associée à l’augmentation indéfinie de la production, ne nous menace pas d’un épuisement des ressources du globe […] Si rien ne change, l’accroissement indéfini de la masse humaine, de ses appétits et de ses moyens, ne peut qu’aboutir à la destruction de la nature. » Le jardin de Babylone (1969 !)
« Il y a un argument[ …] qui consiste à dire que l’augmentation du confort finirait par juguler les taux de natalité ; il s’agit là d’une utopie faramineuse : il faudrait 70 ans pour qu’un tel revirement porte ses fruits, et puis : quelle serait la source de ce confort ? Jusqu’à présent, ce fut l’industrialisation. Mais dans les pays pauvres, celle-ci mène tout droit au chômage en masse, à l’exode rural et à l’expansion catastrophique des bidonvilles dans les périmètres urbains. En outre, il s’avère que l’actuelle forme de l’industrialisation s’accompagne d’une telle destruction de l’environnement qu’il n’y a rien à espérer d’une surexploitation à long terme de la nature pour un nombre encore plus élevé d’êtres humains. Mais ce qui prime, c’est la maxime que les enfants sont le pain des pauvres ; et tant que les pays démunis ne seront pas en mesure d’instaurer des assurances chômage, maladie, vieillesse, etc., leur population ne pourra pas se passer de familles nombreuses. Au lieu de s’en laver les mains en déclarant que le problème démographique est l’affaire des pays pauvres, les nations industrielles devraient multiplier l’aide au développement accompagnée de mesures de politique [sociale] et démographique ». Eugen Drewermann , Le progrès meurtrier, page 43.
« [La crise démographique débute] avec l’âge de bronze, bien avant l’époque moderne et sa « bombe P » (la surpopulation), sitôt que la femme détrônée ne contrôle plus la procréation tombée au pouvoir du mâle qui surexploite le sol et surféconde les ventres au nom du « croissez et multipliez » de la première religion sans déesse. » P 56.
Françoise d’Eaubonne, Les femmes avant le patriarcat.
« La Terre peut nourrir 30 milliards d’individus s’ils devaient vivre comme les habitants du Bangladesh, et seulement 700 millions s’ils devaient tous vivre comme des Européens ». Le Quid 2001.
« Une étude des Nations unies [en 1970 !] pose la question suivante : "Étant donné la capacité agricole et industrielle mondiale, le développement technologique et l’exploitation des ressources, combien de personnes pourrait-on faire vivre sur Terre avec le niveau de vie actuel de l’Américain moyen ? La réponse est : cinq cents millions tout juste". » Arne Næss, Écologie, communauté et style de vie (page 210).
En 1950, dix-huit millions de tonnes de poissons étaient pêchées dans le monde ; en 2000 c’était cent millions de tonnes. Sans compter bien sûr le poisson d’élevage, au sujet duquel il est bon de rappeler que pour faire un kilo de poisson, il faut quatre kilos de farine… de poisson en provenance du Chili et du Pérou, ainsi que du soja en provenance du Brésil, d’où transport, consommation de pétrole et pollution.
Sans pétrole, dix mille centrales nucléaires ne suffiraient pas à satisfaire nos besoins actuels ; et elles ne pourraient pas de toute façon, faire s’envoler les avions !
Michel Tarrier relève que si un Bœuf procure 200 kg de viande, soit 1500 repas, les céréales, cultivées, et qu’on lui a donné à manger, correspondent à 18000 repas. En fait, le bétail des pays riches mange autant de céréales que les Indiens et les Chinois réunis. Pour faire un kilo de viande de bœuf il faut aussi entre 30.000 et 60.000 litres d’eau, mais seulement 800 litres pour produire un kilo de blé.
« La stabilisation et la réduction de la population humaine prendront du temps […] La complaisance actuelle ne doit en rien être excusée. Il faut dès à présent prendre en compte la gravité de la situation. Mais plus nous attendrons, plus les mesures nécessaires devront être drastiques. D’ici à ce que des changements profonds soient mis en place, il faut s’attendre à une baisse substantielle de la diversité ; le taux d’extinction des espèces risque d’être plus important qu’à toute autre période de l’histoire de la Terre. »
« Pour faire baisser le taux actuel d’extinctions sur la planète, il est nécessaire d’ouvrir des réserves naturelles beaucoup plus grandes et de diminuer significativement l’étendue de l’habitat humain .»
Arne Næss, Écologie, communauté et style de vie (1976).
Comment ce prétendu homo sapiens peut-il accepter de vivre dans ces mégalopoles, au sein d’une telle concentration de béton, après avoir abattu et rasé tant d’arbres et de plantes, en les remplaçant par des millions de véhicules qui crachent de l’oxyde de carbone ? Aucun animal ne supporterait ça !
« Le marquis de Sade, parmi d’autres pressentiments scientifiques extraordinaires, avait prédit que les meurtres et l’instinct de torture de ses sinistres héros se répandraient dans les âges futur à mesure de la concentration urbaine (il disait "du nombre d’habitants des grandes villes"). » Françoise d’Eaubonne, Le Féminisme ou la mort. P 88
Françoise d’Eaubonne relève qu’un chercheur entassa des rats dotés de tout le « bien être », et s’aperçu que leur comportement changeait avec leur concentration : les femelles détruisaient leur nids et refusaient l’accouplement. Un autre releva que les conséquences de l’entassement urbain est d’abord la dépression nerveuse, le suicide, la délinquance juvénile et l’alcoolisme. Depuis la drogue s’y est ajoutée.
« Partout où la population s’accumule, inexorablement l’air s’épaissit d’arômes, l’eau se charge de débris. La ville grandit ; celle-ci atteint maintenant cent mille âmes, mais comme ces âmes ont un corps , on pourrait dire aussi cent mille intestins, cent mile poubelles à vider chaque jour . Et nous sommes propres, il nous faut de l’eau – chimiquement pure. Et tout ce que nous extrayons, nous le jetons dans l’eau ? La rançon du robinet c’est l’égout – et celui-ci ne vient qu’ensuite. Sans cesse nous nous lavons, sans cesse nos automates gavés de détergents briquent et récurent, puis ils vomissent leur crasse… » Bernard Charbonneau, Le jardin de Babylone.
« Les agglomérations urbaines se disposent en grande partie autour d’immenses centres industriels […] Entre Washington et Boston il n’y a en fait qu’un seul paysage urbain de 40 millions d’habitants […] Tous ces gens veulent avant tout manger, et comme ils ne produisent pas de nourriture eux-mêmes, il leur faut un immense arrière-pays agricole, dont la superficie ne cesse pourtant de diminuer par l’effet même de l’urbanisation. En conséquence, la pression en faveur de formes industrielles de l’agriculture augmente de plus en plus avec, pour résultat, l’élevage en bataillon et l’utilisation accrue de fertilisants et de pesticides afin d’optimiser le rendement. Puisque le rendement optimal - avec des salaires aussi bas que possible en vue d’une rentabilité élevée et de la compétitivité sur le marché international - constitue le seul but de tous les efforts, l’agriculture se développe, d’un point de vue écologique, vers une économie de la catastrophe ». Eugen Drewermann, Le progrès meurtrier, page 18.
En fait la concentration urbaine relève de l’idéologie dominante, elle facilite la concentration du pouvoir, la propagande et la fabrication de l’opinion publique. Elle pousse à la consommation en quantité et non plus en qualité. Elle favorise la compétition entre les individus. Elle réclame de plus en plus de moyens de sécurité. Elle est le produit inéluctable du « technoscientisme, le totalitarisme contemporain » (Marc Atteia).
L’avenir sans pétrole et sans nucléaire, c’est une société avec au moins 80% de la population dans les champs ; et sans les engrais et les pesticides, donc en revenant à la jachère. Dans ces conditions, il n’y a pas suffisamment de champs, même aujourd’hui, pour 5 milliards de paysans.
« Pour des raisons économique, on commence par réduire fortement la variété des cultures, ce qui épuise rapidement les sols et rend nécessaire davantage d’engrais chimiques ; cela conduit alors à l’appauvrissement de la flore et de la faune terrestre avec leurs cycles métaboliques vitaux ; par conséquent, la vulnérabilité des plantes et la prolifération d’insectes nuisibles augmentent, ce qui entraîne l’utilisation accrue d’insecticides qui dégradent les sols, tout en empêchant de plus en plus leur minéralisation naturelle ; s’il est possible de contrebalancer pour un temps ce processus à grand renfort d’engrais artificiels et de pesticide, les couches d’humus des sols n’en seront pas moins détruite et les terres livrées à l’érosion ; il faudra donc défricher de nouvelles régions et le cercle vicieux que forment la monoculture, l’exploitation intensive, l’appauvrissement de la flore et de la faune terrestres, l’irruption massive d’insectes, etc., pourra reprendre ». Eugen Drewermann, Le progrès meurtrier, page 19.
« Si un contrôle effectif des naissances avait été mis en place dès 1975, on aurait pu « éviter la mort prématurée de plus de 500 millions d’enfants pendant les cinquante prochaines années .» M. Mesarovic et E. Pestel, Stratégies pour demain (deuxième rapport au Club de Rome).
Pendant que par démagogie l’on refuse d’écouter les sages, la surpopulation s’accroît encore. Dans Le Féminisme ou la mort (1974), Françoise d’Eaubonne cite les mises en garde qui suivent. Près de quarante ans plus tard, il est évident que la seule sagesse ne peut rien contre le monde du « Profit » :
« Je ne voudrais pas être un oiseau de malheur, mais des informations dont je dispose en tant que secrétaire général, une seule conclusion s’impose : les pays membres de l’O.N.U. disposent de dix ans pour mettre de côté leurs querelles et pour s’engager dans un programme global d’arrêt de la course aux armements, d’assainissement du milieu, de contrôle de l’explosion démographique. Dans le cas contraire, il est à craindre que les problèmes mentionnés aient acquis une telle dimension que nous ne pourrons plus les contrôler. »
Déclaration faite en 1969 par U Thant, Secrétaire Général de l’O.N.U.
« Tous les accords du monde resteront inutiles si le problème fondamental n’est pas affronté carrément. Toute la pollution terrestre a une cause : l’homme. Or la population mondiale aura doublé bien avant l’an 2000. Peu importe la quantité de solutions ingénieuses que la science aura pu trouver pour y faire face, la pollution fera partie de la vie. Nous serons comme des lapins en cage, avec une ration de nourriture limitée, vivant dans nos propres ordures, proliférant à une vitesse démentielle et menant un combat forcené pour l’eau et les aliments afin de rester vivants. »
Le Courrier de l’Unesco Août/Sept. 1971.
La course aux rendements sous le prétexte fallacieux de donner à manger à tout le monde, a surtout augmenté la richesse de multinationales qui font, non seulement la pluie et le beau temps sur la terre, mais surtout son désastre. C’est la population qu’il faut adapter à la terre, et non l’inverse qui est impossible, sauf pour les hypocrites assoiffés de gains rapides… et les naïfs aveuglés par une quelconque idéologie.
« Le refus de la procréation des femmes lucides correspond à la plus saine résistance à ce génocide par étouffement que comporte la démographie galopante. Il est impossible de se soucier des générations futures sans chercher à les limiter au maximum pour la simple possibilité d’exister. » P 33.
« L’homme du système patriarcal est donc, au tout premier chef, responsable de la démence démographique, de même qu’il l’est de la destruction de l’environnement et de la pollution accélérée qui coïncide avec cette démence pour léguer une planète invivable à ce qui le prolongera. » P 99
Françoise d’Eaubonne, Le Féminisme ou la mort.
Ces citations sont tirées de mon livre « Bienheureux les enfants de la Mère ».
Refuser d’en discuter révèle un blocage psychologique. D’où vient-il ? Sous forme de question, c’est la réponse du berger à la bergère, Monsieur Vincent Cheynet osant écrire dans son article :
« En fréquentant les milieux écologistes, nous croisons inévitablement des militants pour la réduction de la population humaine […] il est particulièrement aisé de percevoir le caractère pathologique de leur démarche ».
Philippe Annaba sur http://philippe.annaba.free.fr 
28 septembre 2009
Selon que vous serez riches méprisables ou estimables
Aujourd’hui en France du 7 septembre 2009, révèle que tout l’été, au club VIP Room de Saint-Tropez, des matchs opposaient les riches clients. « La règle : acheter le plus de bouteilles de champagne en une soirée ». Le styliste français Claude Audigier, qui a fait fortune aux Etats-Unis, a gagné avec des centaines de bouteilles consommées… pour une facture finale de 450 000 euros.
Heureusement, il y a aussi des riches estimables : Agnès Troublé, dite « Agnès B » s’est engagée depuis longtemps dans l’écologie. Depuis cinq ans, elle finance en grande partie les expéditions du voilier Tara, qui vient de repartir pour un tour du monde scientifique de trois années.
Dans Aujourd’hui en France du 20 septembre, une page sur « Odon Vallet, l’homme le plus généreux de France ». En effet, pour ce professeur à la Sorbonne, l’un des meilleurs spécialistes des religions, son salaire d’enseignant lui suffit, et sa fortune familiale, il l’a confiée à une fondation qu’il a créée et qui a déjà distribué 22500 bourses d’études « à de brillants élèves français, asiatiques et africains issus des "milieux les plus défavorisés" ».
Notons que ni Agnès B ni Odon Vallet ne sont venus nous tendre à nous, les petits, leur sébile humanitaire, comme tous ces VIP de la presse « people », tristes désœuvrés des soirées tropéziennes.
Annaba sur http://philippe.annaba.free.fr
19 septembre 2009
La Globalisation-Mondialisation, une religion intégriste
Face à face Cohn-Bendit / Claude Allègre dans « À vous de juger » sur France 2 le jeudi 17/09/09.
Dialogue de sourds comme d’habitude sur les taxes qui rognent le pouvoir d’achat, mais pas un mot sur la cause de la paupérisation grandissante, c’est-à-dire la dictature de la Finance internationale, qu’on appelle à tort Mondialisation.
Idem dans Var-Matin du samedi 19/09/ 09 :
« Les CCAS (Centres communaux d’action sociale), n’arrivent plus à faire face aux demandes des jeunes, des salariés pauvres, des retraités ou locataires qui n’arrivent plus à boucler les foins de mois ».
Pas un mot non plus sur ce système de l’ultralibéralisme qui délocalise à tour de bras !
Le commerce international a toujours existé ; l’on faisait venir de loin des produits impossibles à trouver, à cultiver ou à fabriquer sur place. Et le transport était long, risqué et coûteux.
La Mondialisation c’est le contraire. L’on va cultiver ou fabriquer là où le prix de la main d’œuvre est ridiculement faible, parce que grâce au pétrole trop bon marché, le transport ne coûte qu’en moyenne 1% du prix de la marchandise. Or le pétrole est une ressource non renouvelable et polluante.
Cette mondialisation là est donc anti-économique, c’est une impasse absurde. Dès que le prix du baril de pétrole va de nouveau approcher les 150 dollars pour ne plus redescendre, tout le système va s’effondrer de lui-même comme un château de cartes, en provoquant un véritable désastre, puisque la volonté de développer les énergies durables arrive un peu tard.
Cette mondialisation ne résulte en rien de la fatalité, elle n’a rien à voir avec le Capitalisme décrit par Marx (nationaliser les moyens de production ? Ils sont partis à l’autre bout du monde, là où il n’y a ni syndicat ni protection sociale) , elle n’en est que la caricature. Cette prétendue « main invisible », c’est tout bonnement celle de la Finance mondiale et de ses lobbies qui imposent leur volonté aux gouvernements quels qu’ils soient et manipulent l’OMC et l’Union européenne.
Après l’effondrement inéluctable, sur les décombres, des sociétés plus attachées au développement local pourront renaître, les entreprises se reconstruire, et les gens, reprendre part enfin à leur destin
ée.
ANNABA sur http://philippe.annaba.free.fr

