La décroissance

13 mars 2015

TAFTA Késako

TAFTA Késako ?

Quel intérêt toutes ces polémiques pré-électorales. Injures, dérapages, querelles dérisoires, débats au ras des pâquerettes. Il est vrai que les élections, quelles qu’elles soient, ne sont plus que mascarades. On divertit le peuple avec des gamineries, des enfantillages, alors que pendant ce temps, des technocrates à la solde des lobbies des multinationales nous concoctent une « Loi de la jungle internationale ». Depuis le « non » au référendum de 2005 sur la constitution de l’Europe, qui n’a pas empêché le traité de Lisbonne, les électeurs ont été pris pour des imbéciles, et la démocratie n’attendait plus que le coup de l’estocade : Le TAFTA (Transatlantic Free Trade agreement), appelé aussi TTIP (Transatlantic Trade and Investissement Partnership), en Français PTCI (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement). La multiplication des sigles ne servant qu’à accroître la confusion sur un sujet, qui, pour des raisons de stratégie industrielle ( !), doit rester secret, même pour les parlementaires !

Par la faute des médias qui n’en disent mot (hormis Le Monde diplomatique de novembre 2013, juin 2014 et juillet 2014), même pas 10% des électeurs savent de quoi il retourne !

Seuls quelques commissaires européens participent à ces négociations qui devraient, entre autres, ouvrir la porte de l’Europe au bœuf aux hormones,  aux OGM, aux poulets désinfectés au chlore etc.

Un traité qui en fait, n’est qu’un avatar de l’AMI (Accord multilatéral sur l’investissement), un accord économique international négocié dans le plus grand secret dès 1995, sous l'égide de l'OCDE, et dont les conséquences constituaient une menace sans précédent pour la démocratie. À noter que Pascal Lamy, commissaire européen à l’époque, puis directeur général de l’OMC de 2005 à 2013, et membre du Parti socialiste, fut un des principaux défenseurs de l’AMI. Il y était prévu que toute entreprise pouvait attaquer un membre de l’Union, si elle jugeait qu’une loi nationale était contraire à sa stratégie de développement, que ce soit sur les salaires, la fiscalité, les conditions de travail ou des normes environnementales !

C’était l’application du modèle social chinois à tous les pays de l’Union. À l’époque, une ONG récupéra le texte, une pétition sur Internet permit d’ameuter l’opinion publique, et la France en particulier mit son véto. Mais en fait, certains principes de l’AMI se retrouvèrent dans la réglementation de l’OMC, dont l’Union fait partie.

Le TAFTA-TTIP a exactement les mêmes buts ; sous le prétexte hypocrite et stupide de booster la croissance (de quels pays ? des Etats-Unis et de l’Allemagne ?) c’est l’estocade portée à la souveraineté nationale. Les lois françaises n’auront plus aucune utilité, elles seront remplacées par des décisions d’experts privés, hors des juridictions publiques nationales, régionales ou internationales. C’est la prééminence du droit des entreprises sur le droit commun !

Par exemple, toute la réglementation française en matière de fracturation hydraulique (gaz de schistes) va devenir caduque.

Cet ultralibéralisme qui arrive à son apogée, est mis en place sournoisement depuis de longues années. L’objectif de la Fondation Bertelsmann créée en 1977, était déjà d’œuvrer dans deux domaines principaux : le partenariat transatlantique Europe-États-Unis-Canada au plan industriel et commercial, et l’élaboration d’une politique au Proche-Orient.

Juste après la signature du TAFTA, doit se mettre en place une « monnaie transatlantique », qui risque d’avoir des effets catastrophiques sur l’épargne des ménages.

Quant à la politique menée au Proche-Orient, chacun peut comprendre que ses effets ne sont pas tout à fait ceux qui étaient attendus : « favoriser l’émergence d’un bloc euro-atlantique  prolongé jusqu’à l’État d’Israël. Une même organisation politique, économique, militaire et philosophique doit structurer cette immense architecture au sein de laquelle le monde musulman doit s’adapter. » Pierre Hillard.

Par pragmatisme, Barack Obama, tout en mettant en colère Benyamin Netanyahou, a joué du frein dans cette stratégie, en négociant avec l’Iran, étant donné que la divergence des intérêts au sein du Proche-Orient a, bien évidemment, compliqué la donne (Turquie-Kurdes, Sunnites-Chiites etc.) et favorisé l’apparition de Daesh, suite à l’effondrement de la Libye de Kadhafi.

 

TAFTA ou non-TAFTA, signifie à quel monde l’Union européenne choisit-elle de se rattacher ?

Celui de l’Eurasie, avec la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud, les Chiites (et peut-être l’Argentine et l’Australie).

Celui de l’Atlantique, avec les États-Unis, le Canada, le Mexique, Israël et les Sunnites.

C’est pourquoi les lobbies américains ont poussé l’Union européenne et l’OTAN à s’étendre à l’Est, afin qu’elle entre en conflit avec la Russie et l’empêcher ainsi d’être tentée de se rapprocher de l’Eurasie, un marché beaucoup plus prometteur pour elle.

Les horreurs qui se déroulent au Proche-Orient ont à l’évidence un rapport direct avec ce partage du monde.

Alea jacta est !

Annaba, auteur de « Conspiration malthusienne ».

http://philippe.annab.free.fr

 

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01 mars 2013

S'indigner ne sert à rien!

 

Résistance 1

Selon Le Figaro du 28/02/2013, « Il faudrait un miracle pour interrompre la funeste marche en avant du chômage avant la fin de l’année ». Marianne du 09/02 relevait que « selon l’observatoire Trendeo,  266 usines ont mis la clé sous la porte en France en 2012. Si on contrebalance ce chiffre par les 166 ouvertures, cela fait tout de même une perte nette de 100 usines… ». Et cela dure depuis plus de vingt ans.

Tout le monde en connaît la cause : les délocalisations vers les pays à bas salaires suite à la suppression des barrières douanières décidée par le FMI et l’OMC. Et le plus léger protectionnisme est considéré, par les cranes d’œufs qui nous dirigent, comme tabou, et ne fait donc l’objet d’aucun débat. Non qu’il soit un crime économique ; dans l’histoire des peuples, il a toujours été utilisé comme instrument de politique économique, avec plus ou moins de vigueur. Il n’a pas plus causé de guerres que l’impérialisme néolibéral.  Mais nous sommes entrés dans un nouveau paradigme, où la Finance mondiale, a décidé que les politiques sociales instituées en Europe à la libération, devaient être anéanties. Et depuis vingt ans tout à été fait pour ça avec l’aide des marionnettes de droite comme de gauche, comme je l’ai expliqué maintes et maintes fois dans mes blogs.

« Aujourd’hui, le modèle français, le modèle du fameux CDI, est en train d’arriver en bout de course… Le prochain Président de la République, quel qu’il soit, va devoir faire ce travail », disait, selon « Fakir », l’économiste en chef de Cheuvreux, société de courtage des fonds de pension anglo-saxons, juste avant l’élection présidentielle de 2012.

Pourtant changer de politique est simple ; il suffit de taper du poing sur la table de l’Union, du FMI et de l’OMC. Il suffit, pour relocaliser les entreprises, de taxer les produits venus de pays à bas salaires, fabriqués par de véritables esclaves du XXIe siècle, sans aucun souci du respect de l’environnement. De relancer l’agriculture locale et raisonnable et de taxer là aussi les produits de mauvaise qualité venus d’Espagne, du Maroc et d’ailleurs. De réinstaurer la TVA sur les produits de luxe fabriqués à l’étranger. Les plus-values sur les œuvres d’art représentant un énorme moyen d’évasion fiscale, il s’agit de les taxer lourdement.

Les multinationales sont beaucoup moins pourvoyeuse d’emplois que les PME et sauront toujours éviter la fiscalité, donc il n’y a aucun intérêt à les satisfaire, à la différence de ce qui est fait depuis plus de vingt ans.

Tout cela est possible, mais pas dans le cadre de cette Europe des lobbies étatsuniens et d’un euro dopé par les dévaluations de fait du dollar et du yuan.

Sortir de cette Union là et de cette zone euro là est donc inéluctable si nous ne voulons pas devenir une société complètement paupérisée. Les conséquences de la sortie de l’Europe et de l’euro seront évidemment très difficiles. L’on ne tient pas tête à une oligarchie de milliardaires sans scrupules qui depuis des décennies détiennent les cordons de la bourse planétaire et ne rêvent que d’une chose : un Nouvel ordre mondial antidémocratique dont ils soient les seul maître.

Il s’agit donc d’une véritable entrée en Résistance, une déclaration de guerre, qui nécessite de nombreux sacrifices. Si les Français ne sont pas prêts à les accepter, alors, leurs lendemains seront dramatiques.

Annaba, auteur de « Traité de savoir survivre à l’usage des jeunes générations ».  

 

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23 février 2013

Autosatisfaction franco-française

au Boulot

Les travailleurs français ne sont pas des fainéants. Il paraîtrait même « qu’ils affichent une productivité record » (Aujourd’hui en France du 21 février 2013). Et si les salariés de Goodyear ne travaillent que trois heures par jour, c’est que le carnet de commande est vide.

Tout cela est exact.

« Notre pays reste d’ailleurs la troisième terre d’accueil des investisseurs internationaux ». Il s’agit en fait et surtout de mafieux russes ou américains qui blanchissent leurs milliards criminels en rachetant des hôtels et des immeubles de luxe, ou de pétroliers du Moyen-Orient  qui s’approprient ainsi nos quelques entreprises innovantes… et certes, une entreprise en déclin : le PSG.

Les déclarations du patron américain de Goodyear sont donc insultantes, cyniques et provocatrices. Certes. Mais les médias réagissent comme des vierges effarouchées. Pas question bien sûr de relever nos responsabilités dans cette situation catastrophique de l’économie française.

En premier lieu, si Titan a claqué la porte, c’est face aux exigences de la CGT. Il faudra bien un jour montrer qu’une partie des délocalisations ne furent pas seulement motivées par l’attrait des bas salaires, mais à cause de l’attitude intransigeante de ce syndicat qui semble se croire encore sous les ordres de Moscou dont la volonté affichée était de ruiner l’industrie capitaliste française, entre autres. Il faut bien avouer que la France était le seul pays où un syndicat appliquait à la lettre la stratégie dictée par l’Union soviétique.

À ce sujet, rappelons la citation de Coluche déjà publiée dans un précédent blog :

« On a mis aujourd’hui le doigt dans l’engrenage pour la bouffe [Les Restos du cœur], parce que c’est facile à faire comprendre aux gens […] Le prochain doigt que je leur ferai mettre dans l’engrenage, c’est en fait contre le syndicalisme. Parce qu’en fait, il y a plein de choses qui sont empêchées d’être faites par des lois gouvernementales, et d’autres par des lois syndicales… » Coluche, le 27 février 1986, répondant aux questions des membres de la Loge Locarno 72, au siège du Grand Orient de France. Texte extrait de « Coluche » Le Livre de Poche Majuscule, page 711.

Coluche décèdera dans un accident le 19 juin de la même année.

Tous mes blogs jusqu’à présent montrent que je ne suis pas plus que Coluche un défenseur du capitalisme ultralibéral, symbolisé par l’attitude de M. Maurice Taylor. C’est pourtant une évidence que les syndicats français sont les moins constructifs du monde, et qu’ils portent une lourde responsabilité dans le manque de compétitivité du pays.

En second lieu, les médias et les Français en général semblent depuis peu se rendre compte « de la face cynique et brutale de la mondialisation ». Ce n’est pas seulement la face, c’est son caractère même. Tous mes blogs ne font qu’exprimer depuis des années l’absurdité de cette globalisation financière qui ruine tous les pays par l’extension forcenée du libre-échange total, sans aucun garde-fou, et ce grâce à l’aide de la gauche comme de la droite depuis plus de vingt ans.

Plutôt que de nous gargariser d’autosatisfaction, pourquoi les médias ne révèlent-ils pas le scandale de la Finance à qui l’Union européenne malgré les promesses (la spéculation devait être entravée, la finance encadrée, les paradis fiscaux pourchassés), ne s’attache qu’à des points de détail et ne cesse en revanche de donner des blancs-seings aux lobbies financiers. La Commission se contente d’appliquer les « recommandations » d’un Comité d’ « experts indépendants » nommés par Manuel Barroso, et où l’on ne trouve que les anciens dirigeants de Goldman Sachs, de Lehman Brothers, et autres banquiers responsables de la crise financière mondiale de 2008. Depuis cette date les États de l’Union européenne ont versé 1600 milliards d’aides aux banques, c’est pourquoi il n’y a plus d’argent pour les hôpitaux, les écoles ou les retraites…

La France comme l’Europe est le jouet des lobbies, comme lors du scandaleux renvoi, donc enterrement, de la proposition de loi de Laurence Abeille, députée EELV, visant à faire baisser la puissance des antennes relais de téléphonie mobile et d’établir de véritables contrôles.

Silence également des médias sur le catastrophique accord de libre-échange en discussion entre l’Union européenne et les États-Unis et qui devrait justement faire l’objet de débats publics.

L’Europe qui n’a jamais été capable d’harmoniser en son sein salaires, fiscalités ou charges sociales, va se retrouver en concurrence avec un système aux antipodes de notre politique sociale, évidemment pour mieux l’annihiler définitivement.

L’Europe encore, prête à autoriser de nouveau les farines animales sous le prétexte fumeux qu’elles n’ont rien à voir avec les précédentes. Alors pourquoi ne les autoriser que pour les poissons ? Et en 2015 pour les poulets et les cochons !

Pendant ce temps-là Miko, des centres d’appel et d’autres entreprises continuent les délocalisations.

Si De Gaulle voyait ça !

Il l’avait bien dit, les Français sont des veaux. Nos irresponsables politiques, démocratiquement élus, ne sont que les marionnettes, les cautions de droite comme de gauche du fascisme pur et dur des banques et des multinationales. Quant aux extrêmes, ils prônent deux ou trois remèdes d’urgence, mais n’osent invoquer la nécessité d’un changement radical de société, parce qu’ils n’en n’ont ni la volonté ni les moyens. Ils savent que le peuple a encore plus peur du changement que de ce qui l’attend : la misère, parce qu’il espère toujours que ce sera plus tard. Nous savons pourtant pertinemment qu’elle sera le lot irrémédiable de nos enfants et petits enfants, si nous n’entrons pas dès maintenant en Résistance.

Annaba, auteur de « Traité de savoir survivre… »

http://philippe.annaba.free.fr

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11 février 2013

Une Union européenne sabotée

 

 

Europe des mafias

Les Pères de l’Europe en 1958 voulaient créer une Europe qui profite des forces des pays membres mises en synergie pour résister à la puissance économique des États-Unis et de son dollar déjà dévalué. La Chine n’était pas encore un concurrent majeur.

L’Europe des six puis des douze avait réussi également à se protéger de la concurrence déloyale. Cette Europe fut sabotée par le pouvoir corrupteur des lobbies des multinationales et par leurs valets de l’OMC imposant des directives et autres contraintes pesant seulement sur les pays membres. Le contraire de ce devait devenir l’Europe.

Aujourd’hui,  hormis les Allemands, les anciens membres de l’Union souffrent de l’extension à 15 puis à 27, de l’adhésion de peuples n’ayant ni le même niveau de vie, ni les mêmes règlementations et où la corruption et les mafias font la loi.

Tout cela a été fait exprès. On voit le résultat aujourd’hui.

Pour François Fillon, au début du quinquennat de Sarkozy, la France était en faillite. Michel Sapin, ministre du travail a enfoncé le clou (le 27 janvier) en disant que le précédent gouvernement « avait laissé le pays complètement en faillite ».

Et en effet le chômage croît régulièrement depuis des années, le déficit du commerce extérieur depuis deux décennies, les déficits de l’assurance maladie, des caisses de retraite, de la CAF deviennent catastrophiques puisqu’il y a de moins en moins de cotisants à cause des délocalisations et de la concurrence déloyale des pays à bas salaires. L’assurance maladie rembourse de moins en moins et les urgences sont surchargées. Bientôt nous n’aurons rien à envier aux hôpitaux britanniques où, entre 2005 et 2009, dans le seul hôpital de Stafford, plus de 1000 patients ont succombé à diverses privations (20 minutes du 7/02/2013).

Pour arranger les choses, l’extension de l’Union à 27 apporte sa contribution à cette crise programmée, avec l’embauche à bas coût qui se développe avec des intérimaires polonais à prix cassés (Aujourd’hui en Francedu 28/11/2012), le cheval dans les lasagnes au bœuf (09/02/) etc. La liste serait trop longue, parce que rien n’a échappé à ce sabotage ; chacune des inquiétudes que les Français ressentent aujourd’hui pour eux et pour leurs enfants est en relation directe avec ce sabotage de l’Union, construite non pour que ses membres se défendent, mais pour la livrer, par idéologie ultralibérale à la loi de la jungle mondialiste, idéologie de la finance internationale.

Pour tromper le public, les médias ne parlent que de compétitivité, sans jamais mettre le doigt sur la concurrence déloyale, des conditions de travail déplorables et de l’inexistence des syndicats dans les pays à bas salaires. Sans jamais montrer du doigt la politique monétaire des États-Unis, qui grâce à la planche à billets qui tourne sans arrêt depuis la guerre du Vietnam, dévalue le dollar, ce qui fortifie leurs exportations au détriment du reste du monde et surtout de l’Union qui a toujours refusé de dévalué l’Euro, de plus en plus surévalué, un handicap pour les exportations européennes.

Annaba, auteur de "Traité de savoir survivre à l'usage des jeunes générations"

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05 février 2013

La grenouille dans la casserole

attaque TGV

Si les médias ne cessent de nous mentir, c’est pour nous habituer peu à peu à l’inacceptable. Ainsi, lorsque, comme la grenouille,  nous réaliserons enfin qu’il faut  faire quelque chose, il est trop tard, nous n’en serons plus capables. C’est pourquoi ils sont très bien payés, comme leurs compagnons d’endoctrinement, les politiques.

Que ce soit dans Var-matin du 3 février ou dans Aujourd’hui en France du lundi 4 février, l’arrêt d’un TGV à la sortie de Marseille par une vingtaine de voyous ayant envahi les voies, « cela tient davantage du jeu stupide, du défi d’adolescent que de l’attaque à main armée… "C’était pour faire le buzz" ». Comme le conducteur avait bloqué les  portes, ils n’ont pu pénétrer dans le train. S’ils avaient pu, il n’est pas difficile de savoir ce qu’ils auraient fait : rançonner les passagers comme dans le Nice-Lyon ou le Melun-Paris en 2006, le Fréjus-Cannes en 2009, le RER D en 2010, et dévaliser régulièrement des trains de marchandise à Marseille !

Bien sûr la justice va croire les yeux fermés leurs explications surréalistes, c’est-à-dire de pures provocations, et aucun de ces voyous ne sera inquiété.

À noter que Julien Coupat est encore sous contrôle judiciaire strict depuis 2009, après avoir été incarcéré en 2008, pour avoir prétendument saboté une caténaire de TGV, ce qui n’a en fait, pas encore été prouvé plus de quatre ans après !

ANNABA, aureur de "Testament pour asticots"

http://philippe.annaba.free.fr

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Et ça ose s'appeler "Fémina"

Textile-Bangladesh 1

Version Fémina, un supplément du dimanche de la presse quotidienne, dans la rubrique News, fait de la pub (gratuite ?) pour la nouvelle collection H&M, « qu’incarne la sublimissime Vanessa Paradis. Volants, motifs champêtres, imprimés tropicaux, matières éco-responsables… ».

Comme la sublimissime, dans les nuages de son monde « people » friqué, est à cent lieues de se douter des dessous du géant suédois, ressortons des extraits d’anciens blogs :

« Selon Le Monde du 15 juillet 2011, Greenpeace a fait analyser en laboratoire au Royaume-Uni des relevés d’eaux usées de deux usines chinoises qui montrent « qu’un cocktail de produits chimiques dangereux, incluant des nonylphénols et des produits chimiques perfluorés (PFC) est déversé par les entreprises… des géants du textile : Adidas, Nike et H&M qui, en l’absence de règlementation sur ces produits chimiques en Chine, ne se sentent pas responsables ».

 « Selon Le Monde diplomatique d’avril, le Bangladesh est le troisième fournisseur de l’Europe en vêtements et textiles. Les ouvrières y travaillent jusqu’à 18 heures par jour pour 27 euros par mois.

 "Elles se révoltent souvent, écœurées par la distorsion entre leurs salaires et les gains empochés par les entreprises […] Révoltes systématiquement réprimées par les forces armées".

"Pour le plus grand profit de « Wal-mart, H&M, Gap, Levi Strauss, Zara, Carrefour, Marks &Spencer, etc., très satisfaits de ne pas avoir de syndicats dans les pattes, et de ne payer aucun impôt sur les bénéfices grâce aux « prix de transferts"

Sans parler des politiciens bengalis qui « s’enrichissent eux-mêmes autant qu’ils le peuvent : Transparency international classe le pays parmi les plus corrompus du monde ».

Des millions d’ouvrières exploitées de  par le monde, mais nous sommes fiers d’être le pays de la mode.

Quand ce système  criminel sera allé au bout  de ses conséquences, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas !

ANNABA, auteur de "Testament pour asticots"

http://philippe.annaba.free.fr

 

 

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01 février 2013

La France a peur

mondialisation

C’est l’enquête du journal Le Monde du 25 janvier 2013, suite à un sondage Ipsos sur l’inquiétude des Français sur leur avenir.

Il s’avère que les Français « sont très nombreux à considérer la mondialisation comme une menace, à juger que la France doit se "protéger", et qu’elle a besoin d’un "vrai chef". Les politiques, l’islam et les journalistes sont voués aux gémonies ».

Et ce pour 70 à 95% des sympathisants de l’UMP au Front National, mais aussi pour plus de 70% des sympathisants de gauche.

Et tout ce que trouve à dire l’historien Michel Winock, c’est de « souligner le rôle dangereux de ceux qui, loin de les apaiser, attisent ces peurs. Ils trouveront dans cette enquête la justification de leurs philippiques. Ils fraient mieux d’y voir le résultat de leur travail d’incendiaires ».

Que les médias dominants parlent de tout sauf de la vérité qui fâche, Winock ne s’en est pas encore aperçu. Mais tous nos malheurs viennent bien sûr de ces « incendiaires » qui osent montrer du doigt l’absurdité de ce système économique du libre-échange absolu dans le cadre d’une Union européenne de l’incohérence. Il n’y a pas de fatalité, Monsieur Winock, il n’y a que des directives prises par l’Union et l’OMC, qui sont en contradiction totale. Il est évidemment souhaitable que l’Union impose à ses membres des normes environnementales, sanitaires ou sociales. Il est absurde, dans le même temps de supprimer toutes les barrières douanières et de laisser ainsi l’Europe devenir la proie de tous ceux qui, dans le monde, ne sont pas assujettis à ces mêmes règles. Sans compter que dans l’Union elle-même de multiples dérogations, sous des prétextes lobbyistes, en favorisent certains. Sans parler du plus dramatique, une Union qui en tant d’années n’a pas été fichue d’harmoniser ses fiscalités, ses salaires, ses charges et ses prestations sociales. Autant dire que rien d’important n’a été fait pour que l’Union serve à autre chose qu’à désindustrialiser ses pays membres. Tout cela a été fait de Giscard à Chirac en passant par Mitterrand et Delors, en toute connaissance de cause. Ces gens là, qui n’ont écouté que les sirènes de l’ultralibéralisme avaient décidé que les pays émergents seraient les ateliers de l’Occident, et que nous, Européens trouverions la croissance dans les hautes technologies. Aujourd’hui, aucun technicien français n’est capable de réparer un écran plat et encore moins de le fabriquer. C’est ainsi que la haute technologie se situe aux États-Unis et en Asie et de moins en moins en France. La technologie de notre TGV a été dépassée par la Chine, qui dans deux ou trois ans sera capable de fabriquer des Airbus à bas prix, ce qui mettra des milliers de techniciens et d’ingénieurs au chômage. Signalons que Boeing n’a jamais accepté de vendre sa technologie à la Chine. 

Le passage de l’Union à 27, sur lequel les électeurs n’ont pas eu voix au chapitre n’a fait évidemment qu’accentuer l’incohérence. La peur, Monsieur Winock, ce sont tous ces irresponsables ou corrompus depuis trente ans, et encore aujourd’hui, qui, l’on ne sait dans quel cadre idéologique hormis celui de la bêtise, ont façonné ce monde qui se fout du monde. Demain, si ce que vous redoutez arrive, et il arrivera, ce ne sera pas la faute des peuples, mais comme toujours dans l’histoire, Monsieur l’historien, de leurs dirigeants. Le peuple est plus lucide que les Enarques : « pour 82% des Français, les hommes et les femmes politiques agissent principalement pour leurs intérêts personnels [et] pour 62% d’entre eux, la plupart sont corrompus » révèle le sondage..

Annaba, auteur de « Traité de savoir survivre… »

 

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28 janvier 2013

MARIAGE POUR TOUS

 

                     

mariage_tintin

Monsieur le Président,

Remboursez-moi mon « Petit Larousse » qui va devenir obsolète. En effet voici la définition du mariage qui y est écrite depuis la nuit des temps :

« Acte solennel par lequel un homme et une femme établissent entre eux une union dont les conditions, les effets et la dissolution sont régis par les dispositions juridiques en vigueur dans leur pays […] En France les époux doivent être de sexes différents »

 En fait cette notion du mariage date de la fin du néolithique, c’est-à-dire de la fin des sociétés matrilinéaires et l’avènement des sociétés patriarcales et des religions païennes où les déesses ne sont plus que les épouses ou les filles des dieux. Un patriarcat devenu absolutiste avec les religions monothéistes, où Yahvé n’a ni épouse ni enfants et où le mariage devient l’instrument de  la soumission de la femme, afin que le mari soit sûr que l’enfant qu’elle porte (le fils) soit bien de lui ! Dans la Bible, la femme adultère doit être lapidée, jamais le mari. Le mariage est une institution barbare et le symbole de la suprématie des mâles dans l’organisation sociale. C’est ainsi que depuis dix mille ans les peuples sont dirigés par des cyniques dominateurs sans scrupules, tyranniques et obsédés sexuels. C’est pourquoi nos sociétés si bien développées génèrent tant de souffrances. Et ce n’est pas le « mariage pour tous qui va changer quelque chose à nos lendemains de plus en plus malsains qui s’annoncent.

Que ceux qui pensent que cela est controversé réalisent que depuis les « Lumières », la quasi-totalité des chercheurs, anthropologues, historiens ou philosophes sont des hommes.

C’est seulement depuis peu que des femmes (Marija Gimbutas (Le langage de la déesse, 2006 - Gange Françoise :Avant les Dieux, la Mère universelle, Alphée 2006) proposent un autre discours, même si elles n’ont pas encore véritablement « voix au chapitre » médiatique.

Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la Mère »

En lecture libre sur http://philippe.annaba.free.fr

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26 janvier 2013

Le Solidarisme qui nous mène à la misère!

Hôpitaux 1

 « Depuis quelques mois, des dizaines de Géorgiens, Tchétchènes et Russes, atteints d'une tuberculose ultrarésistante, débarquent en France. Outre le coût élevé de leur prise en charge, le risque de contagion inquiète les autorités sanitaires ». Le Figaro du 23/01/2013 et le Journal de 20h de France 2 du 24/01/1013.

Les deux infos sont encore visibles sur l’Internet.

«Ce sont des bombes ambulantes, prévient le Pr Bricaire. Leur prise en charge est très difficile. On expérimente. Il faut huit antituberculeux parfois pour soigner un patient qui sera hospitalisé pendant des mois ».

«"Ces malades ne comprennent pas ou n'acceptent pas le principe du confinement, confie un soignant. Ils quittent volontiers la solitude des chambres à pression négative pour sortir dans le couloir, sans masque, alors qu'ils connaissent le risque de contamination. Ils vont fumer une cigarette." Il en est même qui déjouent momentanément la surveillance médicale pour sortir en ville. "J'en ai vu un qui sortait du métro au retour d'une équipée, déclare une autre soignante. Certains nous subtilisent du Valium ou d'autres médicaments. Ils font des échanges entre eux." Ces patients compliqués ne font pas beaucoup d'efforts pour communiquer, mais, à la Pitié, l'un d'eux a trouvé les mots pour affirmer que, si une télévision n'était pas installée dans sa chambre, il irait manifester son mécontentement dans le métro. Elle lui a été fournie gratuitement… »

« L'hypothèse de passeurs offrant, moyennant finances, un service d'acheminement à des malades condamnés à mort n'est pas aberrante. En Europe de l'Ouest, seule la France, connue pour l'efficacité et la générosité de son système de soins, semble visée. »

« Les hôpitaux isolent et traitent à leurs frais ces migrants d'un nouveau type. Ils n'ont pas le choix, car les patients n'ont pas le sou et sont hautement contagieux. La Sécurité sociale les prend en charge les trois premiers mois. Ensuite, les assistantes sociales remplissent des dossiers d'aide médicale d'État, une enveloppe budgétaire pour les migrants malades qui résident en France depuis trois mois au moins, légalement ou non. Chaque lit d'hôpital coûte aux environs de 1050 euros par jour. Sans compter les prises de sang, les médicaments (très onéreux pour certains), les radiographies et scanners, les éventuelles ablations du poumon et les séjours en soins de suite. Les finances de la Pitié sont durement touchées, car la tarification des hôpitaux à l'activité (T2A) oblige à des rotations rapides. Or, là, "nos lits sont occupés pendant six mois par le même malade, nous hospitalisons moins et cela nous coûte très cher", dit le Pr Bricaire ».

 

Le principe de l’AME (Aide médicale d’État, un dispositif institué en 1999 par le gouvernement Jospin) était de prévenir les épidémies en permettant aux sans-papiers de se soigner.

Or cette loi favorise les épidémies en attirant en France les malades les plus graves, venus même de pays hors de l’Union européenne.

À côté de cela, les médias ne cessent de nous rappeler nos déficits incontrôlables, le coût faramineux de la Dette, l’augmentation continue des bénéficiaires des resto du cœur qui n’y arrivent plus, le nombre de plus en plus important de Français qui ne peuvent plus se payer de mutuelle (frappée d’une TVA à plus de 16% !), ou de médicaments de moins en moins remboursés. Sans compter les hôpitaux et maternités fermées par mesure d’économie.

Personne ne sait demain, comment on va pouvoir régler le cas de plus en plus de grabataires, qui n’ont pas les moyens, ni leurs enfants, de payer deux à trois mille euros par mois une maison de retraite !

Cette loi vient-elle d’un bon sentiment, naïf, et donc une erreur à annuler au plus vite ?

Ou bien fait-elle, comme tout le reste, partie d’une stratégie du Nouvel ordre mondial pour boycotter la politique sociale la plus élaborée du monde ?

Et c’est la Gauche qui donne main forte à la droite dans ce complot évidemment antihumaniste, sous le couvert de prétendues  «Valeurs de la République », qui ne sont qu’hypocrisie et mensonges des plus cyniques. 

Il faut faire abolir toutes ces lois qui très bientôt nous mèneront au « modèle chinois-indien-bangladais ».

Il est trop tard pour se contenter de s’indigner et de faire vendre ainsi des livres par millions à de beaux parleurs, il faut maintenant prendre à partie nos élus, de Droite comme de Gauche pour arrêter tout ça. 

Annaba. http://philippe.annaba@free.fr

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21 janvier 2013

Le Deutsche Mark de retour ?

deutsche-mark 1

Dans la presse dominante, le dérisoire s’étale sur des pleines pages et les informations très importantes font l’objet d’entrefilets, comme dans Aujourd’hui en France du 17 janvier 2013.

« 374 tonnes d’or stockées à la Banque de France seront rapatriées vers la Banque centrale allemande. Cela correspond à tout l’or entreposé par l’Allemagne en France et à 11% des réserves allemandes. La décision a été justifiée par l’absence de possibilité de change, depuis l’introduction de l’euro ».

À noter que cette dernière phrase ne veut rien dire, puisque justement, depuis l’instauration de l’euro les réserves d’or, ne servant à rien, n’ont aucune raison d’être rapatriées.

En revanche l’Express du 21 novembre 2012, sous la plume de Christine Kerdellant nous en disait un peu plus.

C’est au temps de la guerre froide et alors que le dollar était encore convertible en or, que, craignant une invasion du territoire allemand par l’Union soviétique, l’Allemagne a réparti ses réserves en métal jaune dans différents pays, États-Unis, Angleterre et France, pour un total de 3396 tonnes, deuxième réserve mondiale après celle des Américains.

« La crise des dettes souveraines provoque des sueurs froides outre-Rhin […] Si les Allemands s’inquiètent pour leur or, c’est qu’ils s’inquiètent pour l’euro ; ils veulent disposer de leurs stocks en cas d’implosion de la monnaie unique, afin de conforter un éventuel retour au Deutsche Mark ».

Comprendre de quoi demain sera fait réclame un minimum d’effort en débusquant l’information où elle se cache, et ne pas se contenter  de la propagande consensuelle des médias dominants, en particulier à la télévision.

Annaba, auteur de « Traité de savoir survivre à l’usage des jeunes générations »

 

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