Ce blog concerne tous ceux qui pensent que la croissance économique poursuivie avec acharnement par tous les pays, risque d’entraîner des catastrophes écologiques irréversibles. En effet 20% de la population consommant 80% des ressources naturelles de la  planète, que deviendra celle-ci lorsque la Chine, l’Inde, l’Afrique et d’autres pays aujourd’hui pauvres, auront accédé au même niveau aberrant de consommation ?

Et pourtant ces pays ont quand même bien le droit d’accéder à un développement décent. Il faut donc dès maintenant que les nantis, acceptent des restrictions drastiques afin qu’ils fassent la moitié du chemin vers… la pauvreté.

« Vivre simplement pour que d’autres, simplement, puissent vivre . »   

« Il y a suffisamment dans la nature pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous » Gandhi

Des nantis moins obèses et moins pollueurs dans une société tendant vers la croissance zéro. C’est ce que proposaient en 1972 les sages du Club de Rome, traités de fous à l’époque. Mais aujourd’hui il est bien tard et la décroissance est inévitable.

" Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste ". Kenneth Boulding, cité dans Objectif décroissance.

Tous les "responsables politiques" affirment comme si c’était une évidence, que seule la croissance peut résoudre les problèmes que le productivisme a lui même engendrés : inégalité, paupérisation et pollution. Un système  basé sur les déséquilibres et qui concentre les profits d’un côté, le chômage et la misère de l’autre. Un système d’où personne ne peut s’échapper, où chacun se trouve enfermé…

Par exemple personne ne peut se passer de voiture (exclus). Or pour que notre espèce parmi bien d’autres, puisse survive il faudrait arrêter instantanément toute production qui pollue. Par exemple il faudrait limiter du jour au lendemain la fabrication de tout moyen de transport qui rejette du CO², aux services publics incontournables (ambulances, pompiers, police, transports en commun). Mais direz-vous : que de chômeurs en plus ! Eh bien sûr une telle mesure nécessite en même temps un partage du travail, avec une baisse de la durée du travail et du revenu. Mais comment allons-nous joindre les deux bouts ?

Eh bien il faudrait également arrêter de fabriquer et de consommer tous ces gadgets et autres objets inutiles avec leurs emballages qui nous submergent. Les produits nécessaires à l’alimentation de base ne représentent pas plus de 5% du revenu des pays développés ! Plutôt que de continuer à épuiser la terre, c’est dès aujourd’hui qu’il faudrait recycler systématiquement tous les produits récupérables que nous jetons.

Quitte à ce que les nouvelles marchandises se paient plus chers.

Il est donc urgent de revoir totalement la logique du système économique dans le quel nous vivons et d’organiser la décroissance. Une décroissance organisée non seulement pour préserver l’environnement mais aussi pour restaurer le minimum de justice sociale sans laquelle la planète est condamnée à l’explosion. Le refus de la décroissance ne peut amener à plus ou moins brève échéance que l’avènement de la barbarie… 

« On ne naît pas humain ; on le devient. C’est pourquoi nous éduquons nos enfants ».  (André Comte-Sponville)

Certains pensent que ce diagnostic est pessimiste et que le développement dit "durable" permettra peu à peu d’adapter la société au respect de la nature.

D’autres pensent qu’il est déjà trop tard, que la société capitaliste est beaucoup trop conditionnée et fermée sur elle-même et que c’est à chacun de sauver les meubles, en se protégeant lui-même, sa famille, sa communauté… comme il peut.