Des bi-carburants pour tous en 2010 :

C’est la bonne nouvelle du ministre de l’économie, dans « Aujourd’hui en France » du 23 mai 2006. On continue à dorer la pilule des électeurs et surtout de ne pas leur dire la vérité. Ne te fait pas de souci populace stupide, tu ne manqueras pas de ta drogue favorite et tu pourras encore polluer l’air de tes enfants avec ta voiture diabolique ! Bio-carburant, éthanol et autre flexfuel, sont peut-être deux fois moins polluants, mais comme dans dix ans il y aura trois fois plus de véhicules en circulation,  nous serons encore plus pollués qu’aujourd’hui. Il faut dès maintenant changer nos habitudes et nos mentalités ; inventer un système économique qui ne soit plus commandé par le moteur du profit et du marché… Malheureusement, c’est pas demain la veille ! 

Les voitures chinoises débarquent : même journal, même jour.

La tyrannie de la Finance Internationale est si insidieuse, ses victimes sont si endoctrinées par les médias, que personne ne remet en cause son pouvoir et sa pensée unique. Les voitures chinoises sont moins chères que les nôtres, et le public interrogé par le journal, ne voit pas pourquoi il refuserait de les acheter. Certains ont seulement des doutes sur la qualité du produit et le service après-vente. Le mot mondialisation ne veut rien dire, il faut inventer un mot qui signifie la réalité ; c’est à dire que le libéralisme sans garde-fou, sans encadrement des échanges, est un système qui détruit toutes les structures des pays qui sont balayés par ce vent fou. Par exemple, les élus du peuple français, après la deuxième guerre mondiale ont mis en place un système de caisses d’assurances maladie, chômage et retraite unique au monde. Ces caisses ne sont pas alimentées par la manne céleste, mais par les cotisations des salariés. Plus les habitants de ce pays, sous le prétexte de leurs bas prix, achètent des produits d’importation, plus les usines locales ferment, moins de cotisations sont versées et plus de prestations doivent être payées. C’est évidemment un système absurde qui ne peut mener qu’à la guerre civile. Certes la solution n’est pas aujourd’hui dans un protectionnisme rigide ; mais de tout temps en économie, les échanges ont relevé d’une concertation entre des pays qui avaient intérêt à ces échanges. Le « n’importe quoi » de la dictature financière d’aujourd’hui n’a jamais existé auparavant. La tâche de l’Europe était justement de négocier des contrats entre ses pays membres et le reste du monde . Les USA prêchent l’ultra libéralisme, mais c’est un des pays qui défend le mieux et qui subventionne le plus ses propres entreprises. La France en revanche est un pays atteint de schizophrénie puisqu’elle n’a pas conscience que sa force vitale est balayée par les délocalisations, alors qu’elle passe son temps dans la rue à vouloir défendre ses acquis sociaux, qu’en tant que consommateur, elle s’est empressée pourtant de brader.

Les bons apôtres de l’ultra libéralisme, plutôt que de dire la vérité, montrent avec fierté, les quelques entreprises qui exportent. Des entreprises spécialisées dans la haute technologie comme Airbus, mais jusqu’à quand ? Des entreprises qui ne résorbent pas le chômage puisqu’elles  emploient du personnel très qualifié, alors que la masse des demandeurs d’emploi ne l’est pas. C’est cette masse de salariés sur le carreau qui ne paie pas de cotisations et qui reçoit des prestations. En fait, l’ultra libéralisme est antinomique avec l’intérêt général et il ruine les pays qui écoutent son chant de sirène.