Pauvres et cons à la fois :

Les pauvres sont très cons, c’est pourquoi les riches et leurs copains les politiques, les ont bien eus. En France, il y avait plein d’usines, peu de chômage. Les salaires n’étaient peut-être pas mirobolants, mais sur le plan de la protection sociale, il n’y avait pas mieux ailleurs.

Et puis la Mondialisation ( du fric) est arrivée, encensée par les élus et les journalistes de tous bords. C’était la panacée. Les chefs d’entreprises bénéficiaient de marges correctes, mais on leur a laissé délocaliser leurs usines là où les salaires étaient très bas, pour qu’ils s’en mettre dix fois plus dans les poches. C’est ainsi qu’il y eu plus de riches et plus de pauvres. Mais les pauvres devenant plus pauvres, ils se précipitaient ( endoctrinés en plus par la publicité ), sur les marchandises venues de pays lointains, fabriquées n’importe comment, mais prétendument bon marché ! En fait, justes un peu moins cher que les produits fabriqués sur place. Les gouvernements et la presse leur disaient que leur pouvoir d’achat augmentait et ils le croyaient. Leur travail s’en allait, mais il semble qu’ils ne s’en apercevaient pas. Aujourd’hui, à part des Airbus, des centrales nucléaires et quelques bagnoles (plus pour longtemps), plus rien n’est fabriqué en France. La conséquence c’est que l’Etat et les collectivités ont de moins en moins de ressources et de plus en plus de charges ; c’est pourquoi ils rognent les prestations sociales. Mais les pauvres au lieu de boycotter tous les produits des multinationales fabriqués dans ces pays où les salariés et l’environnement sont sur-exploités, continuent à entretenir leur malheur et celui de leurs enfants.

Noël est bientôt là ; ils vont encore pleurer qu’ils n’y arrivent pas et parce que le chômage  augmente, mais ils vont tous se précipiter dans ces grand magasins acheter des jouets, dont pas un n’est fabriqué en France. Nous ne fabriquons plus rien, et si nous sommes foutus, c’est la faute bien sûr de tous ces « âpres au gain », mais aussi celle des pauvres qui, sans doute à cause des analphabètes des médias, ont, depuis déjà longtemps, perdu tout bon sens.

  Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la Mère »BEM4