Retour sur la Taxe-carbone (blog du 7/9/09).

Citation tirée de l’émission Thalassa du 13 novembre 2009 :

   « Baisser nos émissions de CO² est possible, il suffit d’en payer le prix. Les activités qui émettent du dioxyde de carbone imposent de toute évidence un coût à l’humRajendra_Pachaurianité, à notre génération et aux générations suivantes ; donc nous devons fixer un prix plus élevé sur le carbone que ce que les gens payent en achetant des combustibles fossiles ou tout ce qui provoque des émissions de dioxyde de carbone. Et c’est pourquoi, si nous voulons aller vers un avenir faible en carbone, il est urgent d’en fixer le prix, ce qui poussera au développement de l’énergie et de procédés à faible émission de CO².

Je souhaite un boycott à grande échelle des produits très élevés en carbone et fabriqués par des entreprises qui ne sont pas prêtes à changer leurs pratiques.

Je pense que si les gens faisaient ça, ils enverraient un message très puissant qui pourrait faire changer les entreprises et les gouvernements, qui se rendraient enfin compte que leurs citoyens veulent quelque chose qu’ils ont négligé pendant trop longtemps ».

Rajendra Pachauri, Prix Nobel 2007, reçu en tant que Président du GIEC.   

Rembourser à certains la taxe-carbone sous quelque prétexte que ce soit, est une hérésie et annule cette mesure pourtant inéluctable.

Où alors, si l’on doit la rembourser aux pauvres :

- Qu’on la multiplie par 10 dans tous les cas où la production de CO² est due aux loisirs.

- Par 100 dans les cas de sports à nuisances comme le jet-sky, le quad, les courses de moto, de F1, F3 etc., ainsi que pour les voyages touristiques en avion ou en bateau de croisière.

- Par 1000 pour les propriétaires ou les utilisateurs de Yachts à moteur ou de véhicules de luxe, ainsi que pour les utilisateurs de jets, avions et hélicoptères privés, en dehors bien sûr des  appareils destinés à la sécurité et à le santé publiques.

Une telle multiplication de réglementations risque certes d’être très compliquée à mettre en œuvre.

Mais comme l’exprime très bien monsieur Rajendra Pachauri, il faut savoir ce que l’on veut.

Pendant la guerre, la population recevait bien des tickets de rationnement.

On entend déjà les cris d’orfraie des flibustiers de la Finance et de leurs valets politiques, syndicaux et de leurs porte-voix médiatiques avec leurs sempiternelles lamentations sur le pouvoir d’achat, l’emploi, la récession et autres épouvantails à moineaux.

Mais il vaut mieux prendre des mesures très urgentes aujourd’hui, bien qu’impopulaires, plutôt que de subir de nombreuses guerres et des famines de grande ampleur demain. Car notre pré carré franco-français ne sera pas épargné par les lendemains malsains, bien au contraire.

       Annaba auteur de « Bienheureux les enfants de la mère », sur http://philippe.annaba.free.fr

Pour Noël, offrez à vos amis pour leur faire plaisir, ou à vos ennemis pour les faire enrager, « Journal incorrect », mes blogs sur nouvelobs.com de 2005 à 2008. C’est aux éditions Les Presses du Midi.