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Les historiens nourris à la propagande de leurs pairs répètent de générations en générations les mêmes stéréotypes.

Non, Louis XV n’était ni m’en-foutiste, ni cynique ni incompétent. Au contraire ; c’est sous son règne que pour la première fois un impôt, le 20è, devait concerner aussi la Noblesse et le Clergé (édit de Marly 1749), mais ces deux puissants pouvoirs au sein de l’État, ne voulurent pas comprendre la nécessité de cette réforme d’importance, et réussirent à s’en exempter deux ans plus tard et à conserver leur important privilège. Et seule la lucidité de Louis XV lui fit dire « Après moi le déluge ». Il savait que la Noblesse et le Clergé paieraient cher leur entêtement et leur croyance selon laquelle le monde facile dans lequel ils vivaient, durerait éternellement. Quelques années plus tard, ce fut La Terreur.

Il en est de même aujourd’hui, où, entré dans l’hiver de la vie, je peux dire « Après moi le déluge ». Je ne regretterai pas les lendemains malsains qui s’annoncent, tant les menteurs, les aigrefins, les corrupteur, les cyniques et autres profiteurs, tous adorateurs du Veau d’or, aidés dans leurs prédations par les naïfs, les lâches et les malcomprenants, auront fait de ce monde un super-enfer bien avant la fin de ce siècle.

Un siècle qui après deux cents ans de progrès extraordinaires dans les domaines des sciences et des techniques, aurait pu déboucher sur une humanité sachant gérer sa population et ses ressources avec raison, afin que chacun puisse bénéficier d’un relatif bien-être et non pas seulement quelques uns, de fortunes immenses acquise par l’exploitation de tous les autres.

« Après moi le déluge » parce que la Droite comme la Gauche sont incapables de changer de voie, de cesser d’obéir à la Finance mondiale mafieuse qui dicte aux élus cette politique ultralibérale dont le seul objectif est l’accroissement de la richesse de groupes financiers internationaux au détriment des structures économiques et sociales de tous les pays.

La pratique des subprimes est aujourd’hui critiquée après les conséquences dramatiques qu’elle a produites chez des millions de personnes surendettées. Mais les subprimes sont toujours pratiquées par les créanciers des États, également de plus en plus surendettés auprès d’institutions que non seulement les gouvernements ne maîtrisent plus parce qu’elles ne sont pas nationales, mais qui en plus, les contrôlent et leur mettent des notes tout en augmentant les taux d’intérêt aux mauvais élèves. Les lobbies de la Finance mondiale mafieuse et de ses avatars l’OMC et le FMI (dirigés chacun par une personnalité française de gauche), ont ouvert les frontières de tous les pays dans le seul but de favoriser les délocalisations, c’est-à-dire de vider les forces économiques des pays développés pour les transférer dans les pays à main-d’œuvre pas chère (70 fois moins en moyenne).

« Après moi le déluge » quand je vois que la vérité, le bon sens, la logique économique sont bafoués par les discours tous semblables de la propagande médiatique quotidienne. Des personnages tous issus de la pensée unique font semblant de s’opposer sur des détails, alors que le fond de tous les problèmes se situe quasi exclusivement dans ce système économique absurde, mais jamais remis en question.

Annaba, auteur de « Journal incorrect ».