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Mardi 15 février, sur Arte un documentaire : « Prêt à jeter », nous montre que depuis le milieu du siècle dernier, les industriels ont obligé les ingénieurs à programmer la panne dans tous les appareils ménagers et électroniques qu’ils nous vendaient. Ça s’appelle l’obsolescence programmée. Ainsi une puce dans les batteries des téléphones portables ou dans les imprimantes les met en panne au bout d’un certain nombre d’utilisations. Indépendamment du caractère immoral et cynique de telles pratiques, il s’agit d’une absurdité environnementale puisqu’avec le conditionnement publicitaire et médiatique nous somme à la fois les acteurs et les victimes d’une « fièvre acheteuse » qui a pour conséquence, que nous sommes submergés par ces déchets électroniques, que criminellement nous envoyons polluer les pays pauvres, en particulier l’Afrique. Cela n’est pas nouveau, mais il est rare que des émissions de télévision fassent leur devoir d’information.

Mercredi 16 février sur M6, le magazine « Capital Terre » révèle également les conséquences désastreuses de notre « fièvre acheteuse ». La mode et la publicité nous poussent à changer de jean comme de chemise : en moyenne trois fois par an, alors que dans les années 50 un pantalon durait 3 à 5 ans. La culture intensive du coton a ruiné d’immenses territoires en Chine et asséché les rivières et la nappe phréatique : la fabrication d’un

Jean réclame 1000 litres d’eau, et les teintures à base de produits chimiques, polluent les rivières, du moins ce qu’il en reste.

Ce magazine montre également les guerres qui en Afrique sont la conséquence de la lutte pour s’approprier les métaux rares dont nous avons besoin pour la fabrication de tous ces gadgets électroniques dont nous ne pouvons plus nous passer.

Enfin sur France 3 : « Manger peut-il nuire à la santé ? » révèle que les viandes que nous mangeons sont gorgées d’antibiotiques. L’on produit à bas prix de la nourriture qui en fait nous rend malade et coûte cher à la collectivité, à travers la santé publique et les dégâts causés à l’environnement. Un magazine qui démontre le système absurde de notre modèle agroalimentaire.  La journaliste, Isabelle Saporta est également l’auteur de Le livre noir de l’agriculture.

Selon Aujourd’hui en France du 16 février, « les agriculteurs sont de plus en plus excédés d’être montrés du doigt […] Stigmatiser les paysans ne règlera pas le problème »

D’abord il ne faut pas tout confondre : ce ne sont ni des agriculteurs ni des paysans, mais des industriels fabriquant de la merde ! Et puisqu’ils ont le cul sale, qu’ils se torchent au lieu de la ramener ! Quand l’on voit que leurs lobbies ont réussi à faire supprimer dans le métro parisien les panneaux informatifs de l’association « France Nature et Environnement » !

Des documentaires passionnants, que tout citoyen devrait regarder toute affaire cessante, mais qui, pourtant n’auront sans doute pas changé l’audimat habituel.

Voilà pourquoi « Vos enfants vous haïrons » !

Annaba, auteur de « Journal incorrect »

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