Éric Zemmour, pour avoir déclaré à la télévision que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait » a été condamné à une forte amende et à des dommages et intérêts à SOS Racisme, le Mrap, la Licra etc.

Pour toute personne de bon sens, cette condamnation semble aberrante. Dire une vérité, c’est-à-dire ce qui existe, ce qui chaque jour est écrit noir sur blanc dans tous les journaux nationaux ou régionaux, ne peut être résumé en une petite phrase à la télévision. La télévision déteste les vérités quelles qu’elles soient. Or la presse écrite relate quotidiennement des actes de délinquance, vols, braquages, violences et crimes liés au trafic de drogue, et les personnes arrêtées s’avèrent en effet en très grande majorité maghrébines, africaines ou d’origine maghrébines et africaines, et depuis l’avènement de l’Union des 27, roumaines, bulgares ou polonaises. Les statistiques ethniques sont peut-être interdites, mais tout un chacun a encore le droit de lire son quotidien.

Mais il n’aurait pas le droit de dire ce qu’il y a lu, surtout à la télévision ?

La France est le pays le plus hypocrite du monde. Dans de nombreux pays bien aussi démocratiques que la France, les statistiques ethniques, non seulement existent, mais permettent de mettre en œuvre leur politique d’intégration, comme aux États-Unis.

L’hypocrisie française permet de cacher l’une des causes du phénomène décrit par Zemmour : depuis de eric_zemmournombreuses années, les polices de certains pays incitent les délinquants et les personnes atteintes de certains troubles psychiques, à quitter le pays et à aller se faire voir ailleurs, par exemple en France, bien souvent en leur fournissant de vrais-faux papiers.

Notons également qu’en France les bien-pensants sont bien peu cartésiens. Ils affirment que la pauvreté pousse à la délinquance, mais refusent de croire que l’immigration clandestine de personnes totalement démunies de plus en plus nombreuses participe à l’augmentation  de la délinquance et de la criminalité.

Le conditionnement idéologique a, bien sûr, beaucoup plus de force que la logique.

Mais le plus important dans cette triste affaire, c’est que les premières victimes de cette stupide bien-pensance, ce sont les étrangers en situation régulière et les Français d’origine étrangère, qui eux, se sont totalement intégrés, qui ont un emploi, paient des impôts et cotisent aux différentes caisses de prestations sociales. Ils représentent sans doute plus de 80% de la population étrangère ou française d’origine étrangère du pays.

Le racisme dont ils souffrent n’est dû qu’à l’amalgame que font les bien-pensants en défendant systématiquement tout auteur de délit, dès qu’il s’agit d’un étranger et à fortiori s’il est en situation irrégulière. Il est normal que cette attitude totalement incohérente exaspère un certain nombre de citoyens dont les Français d’origine étrangère qui dans les banlieues, sont les premières victimes de la délinquance.

Tout le monde n’est pas beau et tout le monde n’est pas gentil.

Quelle que soit la couleur de la peau, l’ethnie, la religion et l’éducation, il ya des salauds et des gens bien intentionnés partout. Et des salauds il y en a évidemment aussi beaucoup parmi ceux qui sont Français depuis plusieurs générations. Ce sont bien sûr, en général, plutôt des criminels en col blanc, des élus corrompus ou des industriels et des cadres supérieurs spécialistes des détournements de fonds sociaux. Et Selon l’ex-juge Eva Joly, 90% d’entre eux bénéficient de non-lieux, ce qui est scandaleux.

C’est peut-être parce que les magistrats se sentent coupables de leur incapacité à condamner les grands délinquants, qu’ils n’osent plus condamner sérieusement les petits malfrats.

Mais les magistrats et les policiers relèvent régulièrement le manque de moyens dont ils disposent. Ils ne seraient pas plus nombreux aujourd’hui qu’au XIX e  siècle, alors que la population a presque doublé depuis. L’État n’a donc plus les moyens d’entretenir sa justice et sa police. Parce que le budget de l’État est débordé par les dépenses sociales. Parce que l’État a laissé les prédateurs financiers délocaliser à qui mieux mieux les entreprises. Depuis trente ans l’État s’est soumis aux diktats d’une Union européenne totalement gangrénée par la Finance mondiale et son idéologie ultralibérale de la Globalisation.

L’on reconnaît l’arbre à ses fruits dit l’Évangile. Et en effet, depuis trente ans, le nombre des très riches, et le nombre des très pauvres n’ont cessé de croître, au détriment de la classe moyenne qui ne cesse de se réduire. Le rôle de l’État était de réaliser l’inverse, le développement de la classe moyenne au détriment des très riches et des très pauvres. La croissance économique devait se faire au service des hommes, quels qu’ils soient, et non au service de la Finance, c’est-à-dire d’une entité totalement virtuelle, symbolisée dans la Bible par le « Veau d’or ». Dans la vie d’une société tout se tient, rien n’est isolé, et les problèmes de sécurité ne sont que la conséquence d’une mauvaise politique. Et ce n’est sûrement pas en s’acharnant sur celui qui dit la vérité, même s’il l’a exprimée trop brutalement, que la criminalité baissera.

Philippe Annaba, auteur de « Journal incorrect ».