Le géanHM_ok11t suédois H&M a connu en avril la plus forte croissance de ses ventes en huit mois. C’est dans Aujourd’hui en France du 17 mai 2011. C’était en avril dernier justement que dans un blog intitulé « Changer le monde par le boycott » je vous parlais, entre autres, de H&M :

« Dans Le Monde diplomatique d’avril, vous lirez que le Bangladesh est le troisième fournisseur de l’Europe en vêtements et textiles. Les ouvrières y travaillent jusqu’à 18 heures par jour pour 27 euros par mois.

 « Elles se révoltent souvent, écœurées par la distorsion entre leurs salaires et les gains empochés par les entreprises […] Révoltes systématiquement réprimées par les forces armées ».

Pour le plus grand profit de « Wal-mart, H&M, Gap, Levi Strauss, Zara, Carrefour, Marks &Spencer, etc., très satisfaits de ne pas avoir de syndicats dans les pattes, et de ne payer aucun impôt sur les bénéfices grâce aux « prix de transferts » (voir blog du 14/12/2009 sur Le sommet de Copenhague ne peut qu’accoucher d’une souris.

Sans parler des politiciens bengalis qui « s’enrichissent eux-mêmes autant qu’ils le peuvent : Transparency international classe le pays parmi les plus corrompus du monde ».

À noter à ce sujet que si des journaux informent leurs lecteurs, d’autres ne servent que de support publicitaire, avec de véritables mises en scènes qui prennent les lecteurs pour des gogos. Ainsi pour Paris-Match du 31 mars, « H&M lance son style éco-responsable […] la collection Conscious (sic) fera son apparition le 14 avril […] Réalisée en matières respectueuse de l’environnement, comme le coton bio ». Un coton bio qui va faire le tour de la planète avant d’arriver dans les magasins H&M ; bonjour le CO² et l’effet de serre. Une culture intensive avec force engrais et pesticides qui prend la place des cultures vivrières.

Il n’y a aucune compassion à avoir pour cette sale race de consommateurs occidentaux complètement zombie et qui mérite ses lendemains excessivement malsains.

Philippe Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la mère ».