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Après les révoltes des Arabes pour la liberté, les benêts français se révoltent contre la suppression des panneaux signalant les radars fixes. On a les couilles qu’on peut !

Des députés UMP montent au créneau, tant ils ont peur pour leur réélection. Les électeurs benêts n’ont jamais fait entendre leurs voix pour s’opposer à la mondialisation tueuse, délocalisatrice de la moitié des entreprises françaises, cause d’un chômage jamais vu (près de 4 millions de demandeurs d’emploi et 2 millions de bénéficiaires du RSA) et d’un endettement catastrophique : l’Etat Providence doit bien compenser le manque de recettes des caisses de prestations sociales.

Selon les médias (des ignorants placés là pour faire la pluie et le beau temps dans la tête de ceux qui les écoutent ou les lisent), la suppression de ces panneaux, avec le « drame » qui frappe DSK, c’est ce qui préoccupe le plus les Français.

Pauvres Français qui feraient mieux de craindre les mauvaises notes des enfoirés des Agences de notations qui vont sous peu nous faire rejoindre le club des punis de la dette, après la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal, et bientôt l’Italie.

Que veulent ces gens là ? Ou plutôt que veulent ceux qui les paient grassement, les financiers du Nouvel ordre mondial ?

D’abord que les gouvernements visés imposent des mesures de rigueur draconiennes, donc déflationnistes, à la zone euro, afin que la monnaie européenne ne concurrence pas le dollar en tant que devise internationale. 

Ensuite, que les pays de l’Union européenne vendent à l’encan le peu de services publics qui leur reste.

Les Français auront bien mérité leurs lendemains malsains.

Philippe Annaba, auteur de « Journal incorrect »