famine Somalie

La famine en Somalie est sans doute due à la sécheresse, mais aussi aux guerres incessantes depuis son indépendance et surtout à l’anarchie qu’y font régner les insurgés islamistes depuis 2006.

Le contribuable va donc encore être ponctionné pour venir au secours de ceux qui sont surtout victimes de leurs propres turpitudes.

Mais pas seulement. Ce que ne disent ni la presse, ni vos journaux télévisés, le documentaire d’Arte « Planète à vendre » du 19 avril 2011 nous le met en pleine figure.

En fait la crise alimentaire touche également la moitié de l’Ethiopie et une partie du Kenya.

Depuis quelques années ces pays ont vendu des millions d’hectares de terres arables à des Etats (Arabie Saoudite, Chine etc.), à des Fonds de pension, à des Fonds souverains, et à des multinationales.

Par exemple un investisseur indien, Ram Karuturi, cultive sous serres, en Ethiopie et au Kenya des centaines de milliers d’hectares de roses. Il produit ainsi un million et demi de roses par jour pour le marché européen. Des terres louées 10$ par hectare et par an, par le ministre de l’agriculture, le Dr Abera Deressa. Ce partisan de la mondialisation, n’hésite pas à exclure les petits paysans traditionnels (avec le recours de la force publique), et à supprimer ainsi les cultures vivrières, qui pourtant n’occupent que 20% des terres arables. Il semble plus facile de laisser venir les prédateurs que de développer l’agriculture locale.

Le projet de Ram Karuturi, également propriétaire d’un million d’hectares au Soudan,  est de produire en Ethiopie, sur trois cent mille hectares, chaque année, trois millions de tonnes de riz balsami.

« Nous voulons produire pour nourrir le monde […] S’il le faut nous vendrons du riz aux ONG ». Ram Karuturi.

Le contribuable, se rend-il compte du cynisme de ces prédateurs. Après la spoliation des pays pauvres par le Nord, maintenant c’est au Sud de spolier le Sud. Avant d’acheter des roses, vérifiez leur provenance, même si c’est difficile : les roses du Kenya arrivent en Europe par la Hollande !

Annaba, auteur de "Journal incorrect"