Nouvel ordre mondial

Aujourd’hui en France du 12 octobre nous rappelle qu’en dix ans, l’Auvergne, par exemple, a perdu 6300 exploitations et 27% de ses agriculteurs. Mais dans Var-matin du même jour, au lieu de limiter par des taxes la concurrence déloyale et le dumping, Sarkozy n’a rien trouvé de mieux « pour améliorer la compétitivité de l’agriculture française, [que] de promettre une réduction des charges pesant sur les salaires horaires des emplois agricoles ». Incapables depuis vingt ans d’harmoniser dans l’Union européenne les charges sociales, les gouvernements successifs ne réussissent qu’à accroître le déficit des caisses sociales, puisque jamais ces dégrèvements ne sont compensés. Mais c’est sans doute fait exprès, puisque ce Nouvel ordre mondial, dont ils sont les artisans, ne souhaite qu’une chose, la fin de l’humanisme et de la solidarité sociale, que les promoteurs de cette nouvelle idéologie trouvent irréalistes dans le cadre d’une humanité de bientôt dix milliards d’individus. C’est-à-dire qu’ils mettent tout en œuvre pour que l’humanité n’obéisse plus qu’à une seule loi : la loi de la jungle.

« Rappelons que dans les anciens pays industrialisés s’est instaurée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, une politique sociale exemplaire. De multiples ONG et associations diverses ont également vu le jour pour défendre de par le monde, les droits de l’homme, la dignité humaine, les droits au travail, à la nourriture, au logement, etc.  

Ces bons sentiments cachent pourtant une réalité totalement différente et liée à ce que nous avons défini comme la Globalisation financière mafieuse.

Il s’agit en fait, d’une stratégie de gouvernance mondiale décidée par une oligarchie occulte, qui depuis déjà longtemps cherche à mettre en place un Nouvel ordre mondial.

Ces oligarques sont convaincus que les progrès scientifiques et techniques dans le domaine médical, d’ici la fin du XXIe siècle, permettront à l’homme de quasiment doubler son espérance de vie.

Évidemment ce don de la science, auquel l’homme rêve depuis ses débuts, aura un coût très élevé, et tout le monde, ne pourra pas en bénéficier.

D’autant plus que si dix milliards d’êtres humains voyaient leur espérance de vie doubler, les conséquences en seraient, à l’évidence, désastreuses sur tous les plans.

Par conséquent deux classes sociales vont se retrouver en présence ; les très riches qui pourront vivre environ cent cinquante ans, et les autres.

Ce qui signifie que le modèle social mis en place en Europe au milieu du XXe siècle, se révèle obsolète.

Les droits sociaux dont tout membre de l’ « Europe des 15 » jouissait encore, doivent donc disparaître. Pour ce faire, la première étape consista à élargir, en 2004, l’Union à 27 pays, afin d’attiser le feu, c'est-à-dire la concurrence déloyale, sous le prétexte fallacieux de la liberté du Marché.

Chacun a pu constater que tout est fait pour que la santé devienne un luxe et le travail de plus en plus rare, par les délocalisations sauvages et les automatisations qui ne cessent de se perfectionner et de gagner de plus en plus de secteurs d’activité.

Les acteurs des médias, ignorant pour la plupart ces perspectives, continuent inlassablement leur propagande rassurante, inspirée par ceux qui les financent. Cette désinformation n’a qu’un seul objectif, endormir l’opinion publique, pendant que partout sur la planète, le Marché se charge de réguler la population, par la famine, la violence, les saletés chimiques contenues dans l’alimentation de masse, les révoltes, les guerres, les pollutions, et les catastrophes écologiques.

Des évènements présentés comme des fatalités, alors que la plupart d’entre eux sont les conséquences de ces fameux progrès scientifiques et techniques mis au service du seul profit.

Les gouvernements font donc semblant de tenter de résoudre les difficultés que rencontrent les citoyens, alors qu’en fait, leur seule tâche est de les abandonner à leur triste sort.

Ces oligarques sont très conscients que tous les progrès techniques bradés sur l’autel du profit, sacrifient aussi leur propre environnement, et que cela doit changer.

Malgré leur médiatisation, les découvertes de gisement de pétrole et de gaz sont dérisoires étant donné la demande à venir. De même la prolifération des produits électroniques amène une raréfaction des « terres rares » qui les composent ; ils vont bientôt devenir également des produits de luxe.

Pour gagner plus, il n’est plus possible, de « jouer sur la quantité ».

Il ne reste donc plus qu’à augmenter les marges, et tant pis pour le « pouvoir d’achat » des pauvres. D’ailleurs, depuis trente ans, chaque année, le monde compte plus de riches et plus de pauvres.

Et aujourd’hui, pour les partisans de ce Nouvel ordre mondial, la surconsommation de masse n’est plus d’actualité.

La deuxième étape a commencé en 2008, avec une arme de destruction massive : leur puissance financière, qui est en train de paupériser totalement les classes moyennes et d’affamer les pauvres.

Ce nouveau paradigme antihumaniste se cache encore derrière les derniers oripeaux des valeurs de l’ancien monde.

Pour notre intelligentsia, cul et chemise avec certains de ces oligarques, il ne s’agit là, bien sûr, que de paranoïa. »

Extrait de « Traité de savoir survivre à l’usage des jeunes générations » d’Annaba.