e-commerce 3Pas un mois sans qu’un journal télévisé (surtout TF1) ne fasse une pub éhontée sur les ventes en ligne qui explosent à l’approche des fêtes.

Publions pour la quatrième fois cet extrait de Traité de savoir survivre à l’usage des jeunes générations (Annaba) :

« Quelle organisation, quelle efficacité, c’est merveilleux ! Mais pas un bémol chez ces journalistes ignares, incapables de voir plus loin que le bout de leur nez.

Attendez que les quelques commerces qui restent disparaissent sous le coup de cette concurrence déloyale :

Ces nouveaux commerçants paient-ils des impôts ?

Communiquent-ils leurs factures et leurs ventes au fisc ?

D’où viennent tous ces produits : de Chine, Taïwan, Turquie, Corée ?

Sont-ils contrôlés en ce qui concerne les normes européennes de santé et d’environnement ? Bien sûr que non !

Les questions essentielles ne sont pas posées par ces journalistes en pleine béatitude mondialisante.

Quelle euphorie pour quelques emplois créés, mais pas un mot sur les centaines de milliers qui vont disparaître dans les dix ans à venir si un holà n’est pas mis à cette frénésie, puisque les ventes en ligne vont supprimer chaque année des milliers et des milliers de commerces, même les supermarchés seront touchés et fermeront en masse ; leurs locaux pourront ainsi être transformés en zones d’habitations précaires pour un nombre de plus en plus nombreux de sans-logis, dont la plupart sont peut-être aujourd’hui les clients béats de l’e.commerce. Et demain, ces journalistes de la désinformation vont-ils s’extasier encore sur ce qui le remplacera inéluctablement : le m.commerce, ces ventes par le téléphone mobile ?

Un documentaire télé a montré un internaute lambda,  réussissant en une heure, à créer une entreprise bidon sur Internet. La plupart de ces entreprises sont d’une grande opacité et des acheteurs n’ont plus que les yeux pour pleurer  (bien fait pour eux !).

Il est d’autre part évident que le blanchiment d’argent de tous les trafics de la planète s’y est précipité.

Le développement des ventes en lignes fait tout à fait partie du système de la Mondialisation financière qui déstructure toute la vie économique et sociale des nations dans le seul but du maximum de profit, sans aucun scrupule pour toutes les populations qui en sont victimes dans le monde. La France n’a déjà plus d’industrie (son activité industrielle représente moins de 15% du PIB alors qu’en Allemagne elle dépasse les 30%). La plupart des emplois se cantonnent actuellement dans la fonction publique, les services et le commerce. De nombreux services ont été déjà délocalisés (dans la téléphonie, le secrétariat, les centres d’appels, l’édition etc.) et répétons le pour les mal-comprenants : les trois quarts des commerces ne vont pas tarder à disparaître, même ceux de l’alimentation. »

Dans un autre domaine, au journal de France 2 du 13 décembre, le présentateur s’étonne que la surcriminalité étasunienne gagne maintenant l’Europe, avec les derniers carnages en Norvège, Pays-Bas, Italie etc.

Il n’y a pourtant rien de mystérieux à cela, et ça ne fait que commencer. Depuis vingt ans, nous nous gavons du meilleur de l’American Way of Life : même pourcentage d’accros aux drogues douces et dures et aux séries américaines où la violence est omniprésente. Sans parler des jeux vidéo qui atteignant également des sommets de bêtise et de violence et qui encombrent les pages publicitaires télé à l’approche des fêtes.

Il n’y a que quelques psychanalystes pour croire que ça exorcise.

Dans Aujourd’hui en France du 13 décembre, le jeu vidéo de guerre « Call of Duty Modern Warfare 3 », avec 1 Mds de dollars de recette est en passe de détrôner les films les plus rentables de l’histoire du cinéma !

« Seules les puissances de l’esprit pourront lutter contre ces démons et ces usines du rêve, le cinéma et la télévision, qui font inéluctablement appel à ce qui est le plus puissant au monde, le sexe et le sang ». André Malraux lors de sa réception comme docteur honoris causa par l’université d’Oxford.

Citation extraite également du Traité de savoir survivre… 

Philippe Annaba