feminisme 1

L’occasion de republier ce texte :

Les benêts fêtent les voisins

depuis qu’entassés dans des clapiers,

ils ne se parlent plus et se regardent de travers.

Les benêts fêtent la musique

depuis qu’ils jouent sur deux notes

et chantent sur trois mots.

Les benêts fêtent les mères

pour les remercier d’avoir fabriqué

après tant de chair à canon,

aujourd’hui des machines à surconsommer.

Les benêts fêtent la femme,

depuis qu’on l’étale presque nue

dans des poses de putes

pour leur vendre n’importe quoi,

et aussi, depuis que dès l’enfance,

ils peuvent de par le monde,

grâce à Internet,

s’exciter devant des scènes

de plus en plus avilissantes pour la femme.

Sans oublier le voile islamique

symbole de par les siècles

de la soumission

et qui gagne chaque jour du terrain.

Les benêts fêtent les grands-mères

depuis qu’ils les concentrationnent

dans des maisons de retraite,

   afin que la sagesse des anciens ne perturbe point                      

      l’endoctrinement d’une jeunesse télémédusée.

Les benêts ont même inventé

la journée contre le travail des enfants

depuis qu’ils se précipitent

pour acheter encore et encore

ces gadgets inutiles mais pas chers,

sortis des mains de gamins esclaves

exploités par des parents innommables

à la solde de marchands sans scrupules.

Les benêts fêtent le Développement durable

mais continuent à brûler sans vergogne

le pétrole qui manquera demain à leurs enfants.

©Annaba