Races« Tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de  croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. »

Extrait du préambule de la  Constitution du 27/10/1946.

 Vouloir faire croire qu’il n’y a pas de races humaines mais une seule race humaine, c’est déjà confondre espèce et race. Il n’y a évidemment qu’une espèce humaine dont tous les membres peuvent s’accoupler et procréer, indépendamment de leurs caractères raciaux.  Vouloir nier l’existence de races différentes sous prétexte de lutter contre le racisme relève d’une courte vue. Cela relève plutôt de la superstition qui confond les mots et les choses.

Pourquoi les membres de races différentes qui font partie de la même espèce n’auraient-ils pas les mêmes droits humains fondamentaux ? Pourquoi serait-il nécessaire de supprimer un mot dans la constitution française  ou dans le dictionnaire pour changer les mentalités ?

Certes, à une époque passée, des personnes célèbres dans l’histoire, ont prétendu que certaines races étaient supérieures à d’autres.

Chacun sait très bien aujourd’hui que l’objectif était de justifier la colonisation, sous le prétexte d’apporter la « civilisation » aux « sauvages ».

Les avancées de la science, les combats de philosophes et d’écrivains, l’éducation et le changement des mentalités ont eu raison de tels erreurs. Et si elles réapparaissent, il convient de les condamner sans ménagement.

Mais n’oublions pas que le néocolonialisme, la spoliation des richesses de pays pauvres perdure encore aujourd’hui, sans invoquer pour cela d’arguments racistes, mais par la pratique par les multinationales et de grandes entreprises, de la corruption ou de la tromperie des élites.

Mais s’il est certain que biologiquement toutes les races humaines sont semblables, qui pourrait affirmer que, par exemple, les races jaune, noire et blanche ne sont pas chacune dotée de caractéristiques culturelles propres : traditions, histoire, patrimoine.

La race correspond à chacune de ces trois subdivisions de l’espèce humaine, selon le Petit Larousse. Un terme qui est souvent élargi en le  rapprochant d’ethnie : « groupement humain qui possède une structure familiale, économique et sociale homogène et dont l’unité repose sur une communauté de langue et de culture ».

Le véritable multiculturalisme, comme son nom l’indique, est une ouverture sur toutes les cultures, afin que chacun comprenne mieux et donc accepte l’autre. Et que chacun puisse aller puiser ailleurs, ce qui peut-être, manque chez lui.

Mais le véritable multiculturalisme n’est pas celui des marchands et des médias qui cherchent a contrario à tout uniformiser, à gommer les particularités des peuples pour les formater aux produits standardisés. Vendre du Coca-cola à sept milliards d’endoctrinés par la publicité et par l’American way of  life perfusé par les séries américaines, c’est tout le contraire du multiculturalisme.

Avec le développement de la circulation des hommes et des femmes dans le monde, il est tout à fait normal que le métissage s’accroisse. Et cela représente, à n’en pas douter, l’un des facteurs constitutifs de la paix. Mais que les choses qui doivent arriver arrivent à leur rythme. Vouloir les brusquer risque d’exacerber les réticences et provoquer des réactions allant à l’encontre du but recherché.

Philippe Annaba.