Depuis plusieurs années, le problème des fausses plaques d’immatriculation se retrouve à la une des journaux télévisés et de la presse écrite. Une sorte de fatalité qui touche des victimes perdues face à une  administration impuissante à régler leur cas. Une administration qui semble bloquée, incapable de bon sens et de réactivité face à des problèmes qu’un enfant de sixième peut résoudre.

Il n’y a en effet rien de plus simple.

PV 3

S’il s’agit d’un PV pour stationnement interdit, l’agent inscrit sur l’avis de contravention la marque du véhicule en cochant la case : Renault, Citroën, Peugeot, VW, Fiat, Opel ou Ford, ou en remplissant d’autres cases vierges, pour une autre marque, le  « modèle » ou « étranger ». Si l’infraction est repérée par un radar, la photo, qui peut être réclamée par le contrevenant, révèle également la marque de la voiture. Or, depuis déjà bien longtemps, l’informatique permet automatiquement de comparer ces informations à celles qui sont inscrites sur la carte grise déposée en préfecture et donc de rejeter systématiquement les PV qui n’y correspondent pas.

La probabilité pour que le véhicule du faussaire soit de même marque et de même modèle que celui de la victime existe mais est assez faible. Cela ne coûte quasiment rien et pourrait éviter sans doute 99% des litiges. À quoi sert donc l’informatique des préfectures, des polices et de la gendarmerie ?

Il est effarant que des cadres de nos grandes administrations ou des ministères paraissent totalement impuissants devant des problèmes aussi simples. C’est une nouvelle preuve de l’incurie de ceux qui nous gouvernent, qui pourtant nous coûtent si cher, tout en semblant mépriser cyniquement les citoyens qu’ils sont censés écouter et protéger.

Faire circuler afin que nul n’ignore.

Annaba, auteur de « Traité de savoir survivre… »

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