veau-d'or 1

Capitalisme financier, mondialisation

et grande ou petite délinquance font bon ménage,

parce qu’ils relèvent d’une même loi,

loi unique, loi inique,

 loi du maximum de profit, loi de la jungle, loi des hors-la-loi.

La propagande laxiste va de pair

avec le développement de la société marchande

où l’accroissement du bénéfice

 résulte de l’inoculation par les médias de la fièvre acheteuse

à dix milliards de consommateurs,

et non plus de la production, devenue accessoire,

et voyageant au gré des pays à bas salaires.

À chaque fois qu’une marchandise est volée,

de l’I.pod à la BMW, la victime en achète une autre,

et les marchands doublent ou triplent ainsi

le nombre des consommateurs.

                             C’est le même, bien sûr, qui paie plusieurs fois,

et il est rarement ou bien mal indemnisé

par sa compagnie d’assurance.

C’est ainsi que la criminalité fait marcher le commerce

et dope notre Produit Intérieur Brut.

Tout le monde est content.

Pour les profiteurs de la politique, des médias et du show-biz,

le problème de la sécurité est « un terrain glissant »…

« On joue sur les peurs » …

Et sans doute en effet,

que des adolescents se fassent tuer au kalachnikov, 

que de plus en plus de policiers ou de gendarmes

se fassent écraser par des voleurs de voiture,

sans permis de conduire, sans assurance,

et cherchant à échapper à un contrôle,

cela ne fait pas peur à ces hypocrites élites

vivant dans des résidences hyper sécurisées,

avec vigiles, digicodes et vidéosurveillance.

C’est ainsi que la loi biblique

« Œil pour œil, dent pour dent »,

qui en fait, date des premiers âges,

 fut rejetée après des millénaires de bons et loyaux services.

C’est alors que les circonstances atténuantes furent imaginées

pour punir a minima tout crime ou délit,

qu’on insiste partout sur la prévention

pourtant si peu efficace,

et qu’on ne parle plus de punition mais d’éducation,

dans des pays où seule l’incivilité est en pleine croissance.

                                                                 S’il fut une époque où l’on emprisonnait

                                                                       le voleur d’un quignon de pain,

                                                             aujourd’hui le braqueur d’une voiture de luxe

                                                       ne sera condamné qu’à trois mois de prison avec sursis,

                                                                  assortis d’un « suivi psychologique »,

                                                               qui, faute de moyens, restera lettre morte.

                                                             L’Histoire saute toujours d’un extrême à l’autre !

Les lois laxistes, non seulement révèlent

un profond mépris des victimes

et rendent la justice inefficace,

mais permettent le développement

des zones de non-droit des banlieues,

du monde des affaires et des paradis fiscaux,

et font ainsi le jeu de la finance mondiale,

confortée de plus en plus

par l’argent blanchi des mafias et de la criminalité internationale.

Aujourd’hui il n’y a plus que deux classes :

la classe moyenne, c’est-à-dire, celle des esclaves,

qui continue inlassablement à travailler

et à payer impôts et cotisations sociales,

et la classe des rentiers de la finance et de la criminalité.

Il est temps de réinventer les bagnes,

de remettre au goût du jour la Loi du Talion,

et pour les élus corrompus ou corrupteurs,

comme dans l’Antiquité,

qu’on les jette de la Roche tarpéienne ;

le premier étage de la Tour Eiffel fera bien l’affaire.

Malheureusement les benêts,

ne semblent plus capable de résistance ni de révolte.

Il faut dire que durant bien trop longtemps

ils ont subi l’endoctrinement médiatique

de la prêtraille laïque bien-pensante,

soumise par vénalité à des marchands sans scrupules.

ANNABA,  Les Presses du Midi