Flexibilité 1

 

Depuis le début des années 90, la Gauche s’entête à ne pas comprendre que Mondialisation n’est pas le synonyme  d’Internationale socialiste. Elle s’est fait rouler dans la farine par les idéologues du libre-échange absolu et de la suprématie de la Finance sur les nations. Les tractations entre le patronat et les syndicats relatives à la majoration des charges sur les CDD et à la flexibilité dans le marché du travail ne résoudront rien dans un pays  complètement désindustrialisé par des délocalisations qui ont résulté automatiquement des dictats de l’OMC. Un Organisme mondial du commerce obnubilé par la suppression de toutes barrières douanières, livrant ainsi l’Union européenne à la concurrence déloyale des pays à bas salaires, où aucune norme sur les conditions de travail et le respect de l’environnement n’existe !

Les médias dominants ne cessent de dénigrer les lanceurs d’alerte qui préconisent un protectionnisme pourtant des plus softs, et persistent à chanter les bienfaits de ce qui paupérise le pays chaque jour un peu plus.

Ce système économique relève-t-il du plus profond cynisme ou de la plus grande stupidité ? Sa croyance en une gouvernance mondiale semble quasiment religieuse, alors que de nombreux pays ne cessent de se déchirer suite aux intérêts contradictoires des grandes puissances économiques et financières.

L’Europe des 27 est également le symbole même du sabotage de la tentative d’une douzaine de pays à résister à la puissance des États-Unis. Corruptions et lobbying ont eu raison de cette grande œuvre. Non seulement l’harmonisation des salaires, des conditions de travail et de la fiscalité n’a pu se réaliser alors qu’elle était nécessaire et possible, mais les États-Unis ont tout fait pour que l’Union s’étende à des pays qui étaient très loin d’être prêts à y entrer, et n’ont pu que jouer, une fois de plus, le rôle des loups dans la bergerie.

En fait, la France comme d’autres pays européens n’est pas victime d’une grande stupidité, mais d’un complot qui vise à anéantir sa politique sociale mise en place à la Libération.

Si rien ne change, malgré les discours récurrents sur la lutte contre la pauvreté, notre modèle social, notamment en matière de santé, continuera à se déliter progressivement. Nous serons bientôt comme la grenouille dans la casserole sur le feu, quand elle se rend compte du danger, il est trop tard, elle n’a plus la force de sauter. Qui peut croire que ce système perdurant, nous pourrons encore dans quelques années bénéficier de notre assurance maladie et de retraites par répartition, avec le prolongement de la durée de vie, et le renchérissement du coût de la santé lié aux nombreuses découvertes en matière médicale ?

Les politiques de droite comme de gauche semblent ne se soucier que de replâtrage alors que tout l’édifice est lézardé et prêt de s’effondrer.

Il y eu des résistants dans la France occupée, il n’y en a pas dans une France endoctrinée par des médias à la solde de la Finance Mafieuse Internationale. Goebbels aurait rêvé de tels médias !

Annaba, auteur de « Traité de savoir survivre… »