mariage_tintin

Monsieur le Président,

Remboursez-moi mon « Petit Larousse » qui va devenir obsolète. En effet voici la définition du mariage qui y est écrite depuis la nuit des temps :

« Acte solennel par lequel un homme et une femme établissent entre eux une union dont les conditions, les effets et la dissolution sont régis par les dispositions juridiques en vigueur dans leur pays […] En France les époux doivent être de sexes différents »

 En fait cette notion du mariage date de la fin du néolithique, c’est-à-dire de la fin des sociétés matrilinéaires et l’avènement des sociétés patriarcales et des religions païennes où les déesses ne sont plus que les épouses ou les filles des dieux. Un patriarcat devenu absolutiste avec les religions monothéistes, où Yahvé n’a ni épouse ni enfants et où le mariage devient l’instrument de  la soumission de la femme, afin que le mari soit sûr que l’enfant qu’elle porte (le fils) soit bien de lui ! Dans la Bible, la femme adultère doit être lapidée, jamais le mari. Le mariage est une institution barbare et le symbole de la suprématie des mâles dans l’organisation sociale. C’est ainsi que depuis dix mille ans les peuples sont dirigés par des cyniques dominateurs sans scrupules, tyranniques et obsédés sexuels. C’est pourquoi nos sociétés si bien développées génèrent tant de souffrances. Et ce n’est pas le « mariage pour tous qui va changer quelque chose à nos lendemains de plus en plus malsains qui s’annoncent.

Que ceux qui pensent que cela est controversé réalisent que depuis les « Lumières », la quasi-totalité des chercheurs, anthropologues, historiens ou philosophes sont des hommes.

C’est seulement depuis peu que des femmes (Marija Gimbutas (Le langage de la déesse, 2006 - Gange Françoise :Avant les Dieux, la Mère universelle, Alphée 2006) proposent un autre discours, même si elles n’ont pas encore véritablement « voix au chapitre » médiatique.

Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la Mère »

En lecture libre sur http://philippe.annaba.free.fr