Résistance 1

Selon Le Figaro du 28/02/2013, « Il faudrait un miracle pour interrompre la funeste marche en avant du chômage avant la fin de l’année ». Marianne du 09/02 relevait que « selon l’observatoire Trendeo,  266 usines ont mis la clé sous la porte en France en 2012. Si on contrebalance ce chiffre par les 166 ouvertures, cela fait tout de même une perte nette de 100 usines… ». Et cela dure depuis plus de vingt ans.

Tout le monde en connaît la cause : les délocalisations vers les pays à bas salaires suite à la suppression des barrières douanières décidée par le FMI et l’OMC. Et le plus léger protectionnisme est considéré, par les cranes d’œufs qui nous dirigent, comme tabou, et ne fait donc l’objet d’aucun débat. Non qu’il soit un crime économique ; dans l’histoire des peuples, il a toujours été utilisé comme instrument de politique économique, avec plus ou moins de vigueur. Il n’a pas plus causé de guerres que l’impérialisme néolibéral.  Mais nous sommes entrés dans un nouveau paradigme, où la Finance mondiale, a décidé que les politiques sociales instituées en Europe à la libération, devaient être anéanties. Et depuis vingt ans tout à été fait pour ça avec l’aide des marionnettes de droite comme de gauche, comme je l’ai expliqué maintes et maintes fois dans mes blogs.

« Aujourd’hui, le modèle français, le modèle du fameux CDI, est en train d’arriver en bout de course… Le prochain Président de la République, quel qu’il soit, va devoir faire ce travail », disait, selon « Fakir », l’économiste en chef de Cheuvreux, société de courtage des fonds de pension anglo-saxons, juste avant l’élection présidentielle de 2012.

Pourtant changer de politique est simple ; il suffit de taper du poing sur la table de l’Union, du FMI et de l’OMC. Il suffit, pour relocaliser les entreprises, de taxer les produits venus de pays à bas salaires, fabriqués par de véritables esclaves du XXIe siècle, sans aucun souci du respect de l’environnement. De relancer l’agriculture locale et raisonnable et de taxer là aussi les produits de mauvaise qualité venus d’Espagne, du Maroc et d’ailleurs. De réinstaurer la TVA sur les produits de luxe fabriqués à l’étranger. Les plus-values sur les œuvres d’art représentant un énorme moyen d’évasion fiscale, il s’agit de les taxer lourdement.

Les multinationales sont beaucoup moins pourvoyeuse d’emplois que les PME et sauront toujours éviter la fiscalité, donc il n’y a aucun intérêt à les satisfaire, à la différence de ce qui est fait depuis plus de vingt ans.

Tout cela est possible, mais pas dans le cadre de cette Europe des lobbies étatsuniens et d’un euro dopé par les dévaluations de fait du dollar et du yuan.

Sortir de cette Union là et de cette zone euro là est donc inéluctable si nous ne voulons pas devenir une société complètement paupérisée. Les conséquences de la sortie de l’Europe et de l’euro seront évidemment très difficiles. L’on ne tient pas tête à une oligarchie de milliardaires sans scrupules qui depuis des décennies détiennent les cordons de la bourse planétaire et ne rêvent que d’une chose : un Nouvel ordre mondial antidémocratique dont ils soient les seul maître.

Il s’agit donc d’une véritable entrée en Résistance, une déclaration de guerre, qui nécessite de nombreux sacrifices. Si les Français ne sont pas prêts à les accepter, alors, leurs lendemains seront dramatiques.

Annaba, auteur de « Traité de savoir survivre à l’usage des jeunes générations ».