08 novembre 2009
Où vont AREVA et AIRBUS ?
Même question dans Aujourd’hui en France et dans le Monde du 6 novembre 2009.
C’est d’abord la preuve que les experts et la pub nous prennent pour des cons. En effet le Monde du 6 octobre en revanche publiait une page entière de pub pour le CEA et Areva sous le titre « Parole d’experts » pour démontrer que « Les métiers du nucléaire ne connaissent pas la crise […] Sans nucléaire il n’y a pas de solution […] Nous allons devoir développer, investir et exploiter 10 EPR dans le monde au cours des 10 prochaines années », avec de nombreuses photos de directeurs arborant de très larges sourires. Ils avaient vraiment l’air heureux de nous préparer la fin du monde.
Aujourd’hui en France du 7 novembre révèle des incidents à la centrale du Tricastin . Selon le Criirad c’est la troisième fois en quelques mois. L’Association France Nature Environnement révèle que 15 réacteurs sont actuellement à l’arrêt sur les 58 que compte la France. Il faudra sans doute faire appel aux centrales thermiques de nos voisins européens cet hiver. Sans parler du scandale repris par toute la presse, des déchets nucléaires envoyés en Sibérie.
Quant à l’éditorial du Monde du 6 novembre, il relève que les autorités de surveillance finlandaise, britannique et même française remettent en cause le logiciel de sécurité de l’EPR.
Les difficultés rencontrées dans l’installation d’un EPR en Finlande ont quadruplé son coût estimatif d’origine.
« Il y a bien un problème Areva, et celui-ci aura des conséquences sur l’un des derniers domaines où la France dispose de compétences mondialement reconnues. »
Cela signifie que nous ne disposons plus de grand chose dans notre potentiel industriel.
D’autant plus que selon Aujourd’hui en France du 6 novembre, Airbus subit coup durs sur coups durs. « L’Afrique du Sud a annoncé qu’elle annulait sa commande de 8 avions à cause d’un retard de livraison de trois ans ! Enfin, Airbus vent ses avions à la Chine, « avec la technologie », ce qui signifie que dans peu de temps, elle se débrouillera toute seule et les vendra moins cher que nous (s’il y a encore du kérosène à mettre dedans !).
Tout cela pour mettre le doigt une fois de plus sur les mensonges des valets de la mondialisation, qui affirment que toutes les délocalisations d’entreprises sont compensées par notre compétence dans la haute technologie. Ils mentent effrontément, à moins qu’ils ne soient tout simplement que de tristes abrutis. Il n’y a d’ailleurs qu’à observer la montée continuelle du chômage pour s’en persuader. Mais ce sont eux, qui décident de notre avenir depuis des décennies.
Annaba, auteur de « Bienheureux les enfants de la mère », sur http://philippe.annaba.free.fr
Pour Noël, offrez à vos amis pour leur faire plaisir, ou à vos ennemis pour les faire enrager, « Journal incorrect », mes blogs sur nouvelobs.com de 2005 à 2008. C’est aux éditions Les Presses du Midi.
07 novembre 2009
Reprise de la chasse à la baleine en Islande
Reprise de la chasse à la baleine.
Un reportage de Thalassa sur France 3, le 6 novembre 2009.
C’est étrange, on ne nous en a pas parlé dans les journaux télévisés.
L’Islande avait signé l’accord sur la fin de la chasse à la baleine, mais a autorisé sa reprise cette année, et sous quel prétexte : le chômage et la crise financière !
Quelle valeur peuvent avoir le Développement durable et la lutte pour le maintient de la biodiversité, si à la première difficulté l’on revient en arrière. La mondialisation, les délocalisations, les banques et les financiers qui font rochn’roller les milliards d’un bout à l’autre de la planète sont responsables du chômage et de la crise, mais on les laisse faire et ce sont les baleines et les orques qui devraient payer la note ?
Qu’il
s chassent plutôt tous les cyniques responsables de leurs malheurs, à l’instar de Paul Watson qui éperonne les navires baleiniers illégaux en pleine mer. Lorsque les autorités publiques ne jouent plus leur rôle, il arrive que la non-violence fasse le jeu des fourbes et des criminels. Le seul moyen efficace de la non-violence, c’est le boycott de toutes les marchandises vendues par tous ceux qui ne cessent de bafouer les principes sociaux et environnementaux. Mais l’opinion publique est loin d’être prête à adopter une telle attitude, tant elle est accro à cette Société spectaculaire marchande. Quand on pense que « 70% des Islandais approuve la reprise de la chasse à la baleine » !
Un marin pêcheur interviewé s’enferre dans ces mensonges : « Des baleines il y en a des dizaines de milliers, comme les poissons, et les poissons, on les pêche bien ! » En fait il n’en resterait que 4000.
Ce soir là, l’audience de Thalassa eu du mal à approcher les 11%, derrière série américaine et grand jeu populaire.
C’est ainsi que nos enfants nous haïrons…
Annaba auteur de « Bienheureux les enfants de la mère », sur http://philippe.annaba.free.fr
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02 novembre 2009
La mondialisation et ses sordides ruées vers l'or
« Cachemire : la ruée vers l’or des steppes », c'était sur France 2, dans Envoyé spécial le jeudi 29 octobre 2009. Un documentaire sur un Français, champion des pulls en cachemire. Il importe 95% du cachemire vendu en France. Le symbole même de la mondialisation. En Mongolie intérieure, il emploie 70000 chinois, surtout des chinoises dans des usines de 2000 salariés. Des ouvrières très efficaces, surveillées par des caméras, qui gagnent en moyenne 100 dollars par mois, le prix du pull en cachemire le moins cher qu’on peut trouver en France. L’importateur, lui, ne sait pas combien gagnent les ouvrières, il se doute que c’est moins qu’en France. Ce qu’il ne dit pas et le documentaire non plus, c’est qu’il sait, en revanche, que les syndicats y sont interdits, et la CGT en particulier. Le roi du cachemire peut ainsi sans aucune crainte, acheter ses pulls 12 euros pièce, pour les revendre 100 aux détaillants hexagonaux. Ces gens vivaient dans un pays rude, nous dirions qu’ils étaient pauvres, mais ils se suffisaient à eux-mêmes ; aujourd’hui, pour devenir nos esclaves, de gré ou de force, ils ont quitté leurs yourtes pour s’entasser dans des cités concentrationnaires où ils ont tous la télévision. Le documentaire se contente de raconter. C’est normal, sinon il n’y aurait pas de documentaire. Mais dans le ton, et pour une fois, l’on perçoit par endroit le sentiment d’absurde. Il n’est pas nécessaire de rappeler toutes les attaques faites sur ce blog contre la mondialisation. Petit à petit les consciences s’éveillent ; il aura fallu du temps et des cohortes de plus en plus nombreuses de chômeurs et de érémistes, tellement l’endoctrinement médiatique a fait un travail de rouleau compresseur pour écraser ou dénigrer toute critique. Notons encore que pour satisfaire la demande mondiale, il a fallu élever de plus en plus de chèvres à cachemire. L’on en compte trente millions dans la steppe aujourd’hui, et le désert avance… comme toujours avec la mondialisation. Mais c’est si doux le cachemire n’est-ce pas ? Et un peu moins cher qu’avant, alors, ça se « démocratise ». Quel art d’utiliser des mots qui cachent leur contraire.
Annaba sur http://philippe.annaba.free.fr
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20 octobre 2009
Famine et multinationales
Le Kenya en proie à une grande sécheresse.
En fait c’est plus de vingt millions de personnes qui sont menacées de famine dans toute la corne de l’Afrique, selon le Monde du 2 octobre 2009.
L’ONG Oxfam a lancé un appel de fonds de dix millions d’euros pour venir en aide aux populations.
Mais d’une part, le réchauffement climatique a bon dos, puisque dans cette région de l’Afrique les « séquences sèches et les séquences humides » alternent assez régulièrement tous les cinq ans.
D’autre part la faim dans le monde relève surtout du système absurde de la mondialisation où les profits des grandes multinationales semblent bien avoir plus d’importance que la vie humaine : « Au Kenya, les prix des denrées de première nécessité a doublé, tandis que le pays continue d’exporter des céréales […] La population a doublé en vingt ans dans la région. Et aux pluies irrégulières s’ajoute la destruction des forêts kenyanes, perturbant les nappes phréatiques, ce qui entraîne une baisse du niveau des rivières. Dans la région de Baringo, des grands propriétaires proches du pouvoir politique ont fait creuser des puits en profondeur pour irriguer leurs vastes champs de céréales. À deux pas, les éleveurs voient leur bétail mourir de soif ».
Ajoutons que depuis quelques années, les horticulteurs varois sont acculés à la faillite, concurrencés qu’ils sont par les roses de Hollandes, cultivées au Kenya avec force engrais, pesticides et eau pompée dans les nappes phréatiques.
Certains vont dire : « Mais les roses de Hollande (donc du Kenya) sont moins chères que celles de Hyères ». Mais quand toutes les entreprises françaises auront été délocalisées, et nous n’en sommes pas loin, et que la moitié des actifs seront au chômage, qui achètera des fleurs ?
Où est dont la prétendue intelligence de l’homme dans ces affaires : Des ONG recueillent des fonds pour sauver des Kenyans de la famine alors que ce sont des multinationales occidentales qui les affament tout en ruinant les économies locales des pays développés !
Les seul bénéficiaires de cette absurde machinerie financière, ce sont les banques.
Au lieu de donner notre obole aux ONG complices, boycottons plutôt toutes ces marchandises produites dans des pays gouvernés par de prétendus chefs d’État corrompus par les multinationales qui ne respectent ni les populations locales ni l’environnement. Le Sud comme le Nord se porterons mieux lorsque les multinationales, autant de mafias internationales, auront déposé leurs bilans, faute de clients.
Annaba sur http://philippe.annaba.free.fr
Pour Noël, offrez à vos amis pour leur faire plaisir, ou à vos ennemis pour les enrager, « Journal incorrect », mes blogs sur nouvelobs.com de 2005 à 2008. C’est aux éditions Les Presses du Midi.
28 septembre 2009
Selon que vous serez riches méprisables ou estimables
Aujourd’hui en France du 7 septembre 2009, révèle que tout l’été, au club VIP Room de Saint-Tropez, des matchs opposaient les riches clients. « La règle : acheter le plus de bouteilles de champagne en une soirée ». Le styliste français Claude Audigier, qui a fait fortune aux Etats-Unis, a gagné avec des centaines de bouteilles consommées… pour une facture finale de 450 000 euros.
Heureusement, il y a aussi des riches estimables : Agnès Troublé, dite « Agnès B » s’est engagée depuis longtemps dans l’écologie. Depuis cinq ans, elle finance en grande partie les expéditions du voilier Tara, qui vient de repartir pour un tour du monde scientifique de trois années.
Dans Aujourd’hui en France du 20 septembre, une page sur « Odon Vallet, l’homme le plus généreux de France ». En effet, pour ce professeur à la Sorbonne, l’un des meilleurs spécialistes des religions, son salaire d’enseignant lui suffit, et sa fortune familiale, il l’a confiée à une fondation qu’il a créée et qui a déjà distribué 22500 bourses d’études « à de brillants élèves français, asiatiques et africains issus des "milieux les plus défavorisés" ».
Notons que ni Agnès B ni Odon Vallet ne sont venus nous tendre à nous, les petits, leur sébile humanitaire, comme tous ces VIP de la presse « people », tristes désœuvrés des soirées tropéziennes.
Annaba sur http://philippe.annaba.free.fr
19 septembre 2009
La Globalisation-Mondialisation, une religion intégriste
Face à face Cohn-Bendit / Claude Allègre dans « À vous de juger » sur France 2 le jeudi 17/09/09.
Dialogue de sourds comme d’habitude sur les taxes qui rognent le pouvoir d’achat, mais pas un mot sur la cause de la paupérisation grandissante, c’est-à-dire la dictature de la Finance internationale, qu’on appelle à tort Mondialisation.
Idem dans Var-Matin du samedi 19/09/ 09 :
« Les CCAS (Centres communaux d’action sociale), n’arrivent plus à faire face aux demandes des jeunes, des salariés pauvres, des retraités ou locataires qui n’arrivent plus à boucler les foins de mois ».
Pas un mot non plus sur ce système de l’ultralibéralisme qui délocalise à tour de bras !
Le commerce international a toujours existé ; l’on faisait venir de loin des produits impossibles à trouver, à cultiver ou à fabriquer sur place. Et le transport était long, risqué et coûteux.
La Mondialisation c’est le contraire. L’on va cultiver ou fabriquer là où le prix de la main d’œuvre est ridiculement faible, parce que grâce au pétrole trop bon marché, le transport ne coûte qu’en moyenne 1% du prix de la marchandise. Or le pétrole est une ressource non renouvelable et polluante.
Cette mondialisation là est donc anti-économique, c’est une impasse absurde. Dès que le prix du baril de pétrole va de nouveau approcher les 150 dollars pour ne plus redescendre, tout le système va s’effondrer de lui-même comme un château de cartes, en provoquant un véritable désastre, puisque la volonté de développer les énergies durables arrive un peu tard.
Cette mondialisation ne résulte en rien de la fatalité, elle n’a rien à voir avec le Capitalisme décrit par Marx (nationaliser les moyens de production ? Ils sont partis à l’autre bout du monde, là où il n’y a ni syndicat ni protection sociale) , elle n’en est que la caricature. Cette prétendue « main invisible », c’est tout bonnement celle de la Finance mondiale et de ses lobbies qui imposent leur volonté aux gouvernements quels qu’ils soient et manipulent l’OMC et l’Union européenne.
Après l’effondrement inéluctable, sur les décombres, des sociétés plus attachées au développement local pourront renaître, les entreprises se reconstruire, et les gens, reprendre part enfin à leur destin
ée.
ANNABA sur http://philippe.annaba.free.fr
07 septembre 2009
La Taxe-carbone et les hypocrites
Depuis le début de mes blogs, je défends l’éco-taxe ou taxe-carbone. Et dire que tous les candidats à la présidentielle ont signé le pacte écolo de Nicolas Hulot dont le point fort est cette fameuse taxe. Mais pour des raisons électorales et politiciennes de bas étages, elle est aujourd’hui contestée. Une polémique bien orchestrée par les médias avec pour résultat que les trois quarts des Français se disent opposés à cet « impôt supplémentaire ». Cela fait trente ans que nos élus auraient dû par un relèvement du prix du pétrole, inciter les industriels à développer la recherche du côté des énergies renouvelables. Par électoralisme, lâcheté, démagogie, ils ne l’ont pas fait, ni à gauche, ni à droite. C’est déjà un peut tard, nous en subissons déjà les conséquences (voir blog sur « Une Crise bidon pour faire peur aux gogos » du 22/02/2009).
Toute notre société, à 90%, ne survit que grâce au pétrole. Or nous ne cessons de la gaspiller, et dans dix ou vingt ans, nos enfants n’en auront plus. Toute la vie des pays « développés » sera à reconsidérer (les pays pauvres n’en consomment quasiment pas et en auraient pourtant bien besoin pour leur développement). Il vaudrait mieux commencer les restrictions aujourd’hui et que chacun en accepte les conséquences. Mais la propagande néolibérale, un euphémisme pour ultralibérale, nous a conditionné depuis trente ans à l’incivisme et à l’individualisme forcené. Même le gouvernement n’a pas le courage d’aller jusqu’au bout de cette taxe-carbone, qui par démagogie encore, devrait « revenir aux ménages » ! Elle devrait plutôt servir à aider la recherche dans les énergies renouvelables et à investir dans les transports en communs « propres ». Quand on pense que les japonais sont très en avance sur nos constructeurs automobiles en ce qui concerne la voiture électrique, l’on peut se dire avec raison et désespoir, que nous sommes devenus un pays en voie de sous-développement.
Quelle taxe-carbone sur tous les produits manufacturés qui arrivent chez nous de Chine d’Inde ou d’ailleurs, en avions ou en tankers qui ne marchent que grâce au pétrole ? Le coût du transport ne compte, en moyenne, que pour 1% du prix ; n’est-ce pas scandaleux ? Quel gaspillage de l’énergie fossile non renouvelable !
Mais instaurer une taxe-carbone sur le transport international serait bien évidemment condamné par l’OMC. Mais quelle est la légitimité des diktats de l’OMC (voir blog du 1/04/09 « Le tabou du protectionnisme ») ?
Notre seule richesse est aujourd’hui d’être devenu un pays touristique pour les super-riches. Un groupe d’investisseurs russes a acheté 400 hectares sur la Côte d’Azur, à 70 km de l’aéroport de Nice, pour en faire un camp retranché pour milliardaires (Aujourd’hui en France du 5 septembre 2009).
Quelle taxe-carbone pour les allers et retours en jets privés Moscou-Nice ? Rappelons que le kérosène est, encore aujourd’hui, exonéré de taxes depuis la Convention de Chicago de 1949, ce qui est aussi un scandale.
Quant à Angelina Jolie, elle a quitté sa résidence du Var pour la Corse, en avion privé, pour déguster avec sa fille, un panini et un Coca-Cola et revenir au domaine de Mireval où elle séjourne. (Var-Matin du 28 août). La taxe-carbone va certes diminuer le pouvoir d’achat du salarié qui doit se servir de sa voiture pour se rendre à son travail, mais c’est plus que nécessaire, c’est aujourd’hui inéluctable, dire le contraire est un mensonge. Mais pour des artistes qui se foutent de nous comme Mme Brad Pitt, la taxe-carbone devrait être multipliée par mille !
Et comme la plupart de ses consœurs et confrères, Angelina Jolie doit parrainer bien sûr, quelques causes humanitaires.
Philippe Annaba
16 mai 2009
L'Université du Désastre
Les étudiants bloquent les universités, ils ne sont jamais satisfaits des réformes ; à chaque fois ils refusent l’autonomie que les gouvernements successifs veulent leur donner, sous le prétexte que c’est une privatisation déguisée. Et ils ont sans doute raison. Mais ça fait des années que l’université est faite pour fabriquer des professeurs, des ingénieurs, des cadres commerciaux ou financiers, des physiciens et des chimistes qui sont tous formatés pour servir ce système absurde de la Globalisation financière, et surtout, ne pas réfléchir sur les effets désastreux sur plus de la moitié de la population du monde et sur la planète entière.
« L’Université d’aujourd’hui est un lieu anti-culturel, voire un antre de barbares ». Gaétan Daoust, professeur, Université de Montréal
« Il faut fonder l’Université du Désastre » Paul Virilio.
Que peuvent toutes ces révoltes d’enfants gâtés, sans une profonde réflexion sur les causes de tout ce merdier. Des gens ont depuis longtemps bien expliqué les méthodes et les objectifs de la mondialisation et comment lutter contre elle, mais tout le monde en Occident a trop été conditionné à profiter du système pour le mettre vraiment en cause. La preuve c'est que l'Union Européenne a été détournée de ses objectifs pour en faire l'instrument de la Globalisation financière, et tout le monde s'en fout. Les élections européennes de juin n'intéressent pas grand monde, à cause de l'ignorance fabriquée par les médias. Mais les gens sont accros aux médias et ne peuvent réfléchir par eux-même.
Il est vrai que tout le système économique, qu'il soit capitaliste ou socialiste repose sur le patriarcat, et aucune des élites du monde riche ne veut remette en cause ce système, ni en entendre parler. Le monde entier a été conditionné par le patriarcat et les religions patriarcales dont les principes demeurent. Cette citation de René Quinton est le pivot de mon livre "Bienheureux les enfants de la Mère":
« La première mission des mâles n’est pas de se reproduire, mais de s’entre-tuer. Dans l’ensemble du monde vivant, leurs carnages préludent à l’amour. La femelle propage l’espèce ; le mâle, par sa mort, la sélectionne. La nature, qui en bénéficie, crée les mâles pour s’entre-détruire ; elle leur en donne le goût et la force de risquer. » René Quinton (1866-1925), Maximes.
C’est ainsi que depuis plus de 7 à 8000 ans, les hommes se sont appropriés le pouvoir et ne l'ont pas lâché, en maintenant les femmes en soumission afin de laisser libre court à leurs instincts de domination, de pouvoir et de cupidité.
Pourquoi ne parle-t-on jamais dans les médias ou dans les écoles de livres comme Les femmes avant le patriarcat et Le féminisme ou la mort, que Françoise d'Eaubonne a écrit il y a près de 40 ans déjà. C'est bien plus révolutionnaire que les digressions "petit bourgeois" de Simone de Beauvoir. Sans parler d’Ecoféminisme, de Maria Mies et Vandana Shiva, dont voici quelques extraits :
Écoféminisme* de Laria Mies et Vandana Shiva
Éditions L’Harmattan
Des problèmes traités comme des entités séparées par les scientifiques, les politiciens, les économistes [sont] en réalité interconnectés et cette interconnexion du vivant [est] effectivement le fondement de toute vie sur terre et de ses pouvoirs régénérateurs (page 9). M.M.
L’écoféminisme était et reste un concept qui ouvre la perspective d’une société et d’une économie qui ne serait pas fondée sur des colonisations de tous genre : celle des femmes par les hommes, de la nature par les êtres humains, des colonies par les métropoles. Après la chute du communisme en Europe de l’Est, il nous est apparu que cette perspective était plus nécessaire que jamais, précisément parce que les États où régnait autrefois le "socialisme authentique", reposaient et reposent encore sur un modèle de croissance permanente des forces productives et de la production de marchandises. Ce qui implique aussi l’exploitation brutale de la nature et le maintien d’une relation patriarcale entre les sexes […]
Il était évident aussi que le "capitalisme authentique", que par euphémisme on dénomme aujourd’hui économie de marché, était incapable de fournir le cadre d’une société respectueuse de l’environnement, des femmes, des enfants et de la nature (page 9). M.M.
L’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI), négocié secrètement depuis 1995 à l’OCDE à Paris a non seulement pour but de "libérer" le commerce mondial – ce que les accords du GATT / Organisation Mondiale du Commerce ont déjà fait – mais aussi de "libérer" les investissements étrangers. Les gouvernements qui signeront l’AMI vont offrir aux investisseurs étrangers des droits sans précédent de pénétrer leurs pays, d’investir dans les secteurs de leur choix, d’importer et d’exporter librement des fonds, sans être embarrassés par des préoccupations locales d’environnement, de droits humains de travail, de droits des femmes. En signant l’accord, ces gouvernements transmettront des pans décisifs de leur souveraineté nationale et régionale aux société transnationales. Ce sont ces entreprises qui détermineront alors la politique économique de ces États et non plus leurs gouvernements élus. Par conséquent, cette globalisation sape aussi ce que nous entendons par démocratie (page 10). M.M.
Le "global" opposé au "local" se retrouve maintenant largement dans le discours écologique et de développement […] Les groupes d’intérêt qui recherchent un libre accès à toutes les ressources naturelles de même qu’au travail humain et aux marchés, se présentent souvent eux-mêmes comme les gardiens de la "communauté mondiale", de la "paix globale", de l’"écologie globale" ou des droits humains universels et de la liberté du marché mondial. La promesse implicite de ce mondialisme est qu’un "marché libre mondial" conduira à un monde de paix et de justice. Au nom d’objectifs communs ou globaux qui reconnaissent de facto le fait que nous dépendons tous d’une même planète, ils réclament néanmoins le droit d’exploiter une écologie locale, des communautés, des cultures etc. Les victimes sont toujours locales… (page 21). M.M. et V.S.
[Dans le cas des grands barrages en Inde], ce qui était présenté comme ‘intérêt national’ étaient les intérêts électoraux et économiques d’une poignée de politiciens financés par une poignée de contractants et d’industriels qui tiraient profit de la construction de tous les barrages…(page 23)
« Nous voyons comme des problèmes féministes, la dévastation de la terre et de ses êtres par les guerriers d’entreprises et la menace d’annihilation nucléaire par les guerriers militaires. C’est la même mentalité masculiniste qui voudrait nous dénier notre droit sur notre propre corps et notre propre sexualité, et qui dépend de multiples systèmes de domination et de pouvoir étatique pour arriver à ses fins […] En défiant ce patriarcat, nous sommes loyales envers les générations futures, envers la vie et envers cette planète elle-même. Nous en avons une compréhension profonde et particulière, à la fois au travers de nos natures et de nos expériences de femmes » Ynestra King, The Eco-Feminist Perspective.
Quand les femmes dans les différents mouvements – écologique, pacifiste, féministe et surtout ceux qui s’occupent de santé – redécouvrirent l’interdépendance et l’interconnexion de tout, elles redécouvrirent aussi ce qu’on appelle la dimension spirituelle de la vie ; la prise de conscience de cette interconnexion a parfois été elle-même appelée spiritualité. Les matérialisme capitalistes et marxistes, qui voyaient tous deux la réalisation du bonheur humain conditionnée fondamentalement par l’expansion de la production de biens matériels a nié ou dénigré cette dimension. De leur côté, les féministes ont commencé à réaliser la signification de la ‘chasse aux sorcières’ au début de l’ère moderne, dans la mesure où la science et la technologie patriarcales ne se sont développés qu’après que ces femmes (les sorcières) aient été assassinées, détruisant en même temps leurs connaissances, leur sagesse et leur relation étroite avec la nature […] Le terme ‘spirituel’ est ambigu, il signifie des choses différentes d’une personne à l’autre. Pour certaines, c’est une sorte de religion, mais qui n’est pas basée sur la continuation des religions monothéistes patriarcales telles le christianisme, le judaïsme ou l’Islam, qui sont toutes indubitablement hostiles aux femmes et à la nature vu leur traditions fondamentalement guerrières […] Certaines l’appellent le principe féminin, habitant et imprégnant toute chose (page 30).
La pertinence écologique de cette insistance sur le ‘spiritualité’ repose sur la redécouverte du caractère sacré de la vie, selon lequel la vie sur terre peut seulement être préservée si les gens se remettent à percevoir toutes les formes de vie comme sacrées et les respectent en tant que telles. Cette qualité n’est pas localisée dans une déité d’un autre monde, dans une transcendance, mais dans la vie de tous les jours, dans notre travail, dans les objets qui nous entourent…(page31). M.M. et V.S.
La colonisation de la semence est le pendant des modèles de colonisation du corps des femmes […] Elle ne se reproduit pas par elle-même alors que par définition une semence est une ressource régénératrice. Ainsi des ressources génétiques, par manipulation technologique, transforment une source renouvelable en une source non renouvelable (page 44/45). V.S.
Le tabou auquel on ne touche jamais dans [les] comités d’éthique, est le mariage profondément immoral entre la science et la force, la science et le militarisme, la science et le patriarcat capitaliste […] Ce que le scientifique ne voudrait pas se faire à lui-même, il ne devrait pas non plus le faire à autrui (page 66). M.M.
La pauvreté des pays sous-développés [n’est] pas le résultat d’un retard ‘naturel’ mais la conséquence directe du sur-développement des pays industriels riches qui exploitent ce qu’on appelle la périphérie, l’Afrique, l’Amérique du Sud et l’Asie. P 72. M.M.
La croyance qu’un niveau de vie matériel élevé équivaut à une bonne ou une haute qualité de vie est le support idéologique essentiel pour soutenir et légitimer le modèle de croissance et d’accumulation de la société industrielle moderne. Sans l’adhésion des masses, le système ne peut ni durer ni fonctionner […]
Les coûts économiques, sociaux et écologiques de la croissance continue dans les pays industrialisés ont été et sont transférés dans les pays colonisés du Sud, à l’environnement et aux peuples de ces pays P 74. M.M.
La société d’abondance est une société qui disposant d’innombrables marchandises manque des nécessités fondamentales de la vie : de l’air respirable, de l’eau pure, de la nourriture saine, de l’espace, du temps et du calme. P 78. M.M.
La pauvreté perçue culturellement n’est pas nécessairement une vraie pauvreté matérielle : les économies de subsistance qui satisfont les besoins de base par un auto-approvisionnement ne sont pas pauvres dans le sens de privation. Néanmoins, l’idéologie du développement les déclare pauvres parce qu’elles ne participent pas irrésistiblement à l’économie de marché ni ne consomment les marchandises produites et distribuées par le marché, même si elles satisfont ces besoins de base par des mécanismes d’auto-approvisionnement. Les gens sont perçus comme pauvres s’ils mangent du millet (cultivé par des femmes) plutôt que des aliments transformés, produits et distribués commercialement, vendus par l’industrie agroalimentaire globale. Les gens sont perçus comme pauvres s’ils vivent dans des maisons qu’ils ont construites eux-mêmes avec des produits naturels comme le bambou et de la boue plutôt que du béton. Ils sont perçus comme pauvres s’ils portent des vêtements qu’ils ont fabriqués eux-mêmes à partir de fibres naturelles plutôt que synthétiques. La subsistance, perçue culturellement comme pauvreté, n’implique pas nécessairement une qualité de vie inférieure sur le plan matériel. Au contraire, les millets, par exemple, ont une valeur nutritionnelle supérieure aux aliments traités, les maisons bâties avec des matériaux locaux au lieu de béton sont mieux adaptés au climat et à l’écologie du lieu, on préfère généralement les fibres naturelles aux fibres synthétiques, et elles sont surtout plus abordables. La perception culturelle d’une vie prudente de subsistance comme étant de pauvreté a permis de légitimer le développement comme projet ‘d’éradication de la pauvreté’. Le ‘développement’, en tant que processus culturellement dévoyé, détruit des styles de vie salubres et durables et, au lieu et place, crée une réelle pauvreté, ou une misère matérielle, en refusant les moyens de survie et en détournant les ressources vers la production intensive de marchandises. P 90. V.S.
Les forêts de Gandmardhan [en Inde] sont une source de plantes richement diversifiées et d’approvisionnement en eau. Elles alimentent vingt-deux ruisseaux intarissables qui à leur tour alimentent de grandes rivières et des fleuves dans le Mahanadi. Selon la mythologie indienne, Gangmarghan est la colline sacrée où Hanuman rassembla les herbes médicinales qui sauvèrent la vie de Laxman dans l’épopée de Ramayana ; le sauveur doit, à présent, être détruit pour laisser la place au ‘développement’. Il doit être désacralisé par la Bharat Aluminium Compagny (BALCO) afin d’extraire de la bauxite. La BALCO s’est installée à Gandmardhan après avoir détruit le caractère sacré et écologique d’une autre montagne importante, Amarkantak, la source des fleuves Narmada, Sone, et Mahanadi. La destruction de Amarkantak fut le prix élevé à payer pour des réserves qui, de toute façon, se révélèrent beaucoup moins importantes qu’elles n’avaient d’abord été estimées […]
Ce conflit et ces ravages étaient inutiles parce que l’Inde n’a pas besoin d’autant d’aluminium, elle en a déjà un surplus. Cependant l’activité minière est dictée non par les besoins du peuple indien mais par la demande de pays industrialisés qui ferment leurs propres usines d’aluminium et encouragent l’importation à partir de pays comme l’Inde. Le Japon a réduit sa capacité de fusion d’aluminium de un million deux cents mille tonnes à cent quarante mille tonnes et importe aujourd’hui quatre-vingt dix pour cent de ses besoins en aluminium […]
La survie des autochtones de Gandmardhan est ainsi menacée parce que des pays riches veulent préserver leur environnement, leurs économies et le luxe de leur niveau de vie. P 120 V.S.
La mondialisation, telle qu’elle est définie dans la perspective du capitalisme patriarcal, signifie simplement la possibilité globale du capital d’accéder à toutes les ressources et tous les marchés du monde. P 128.V.S.
[Le rôle de l’Etat] consiste à présent à fournir aux transnationales des ressources naturelles, des services de base et essentiels, des concessions, une protection des infrastructures et des brevets et de les protéger contre les revendications populaires en matière de droits du travail, à la santé, environnementaux et humains […]
On peut dire que l’Etat s’est atrophié sauf dans le domaine de l’ordre public. P 129. V.S.
Un des paradoxes les plus contagieux de notre temps, est la montée simultanée de nationalisme étroits et de la globalisation de l’économie mondialisée. Le nivellement ‘du terrain de jeu’ est censé remettre au même niveau toutes les cultures, toutes les différences. Cependant, plus ce ‘nivellement’ est violent, plus violente est l’expression d’identité ethnique et culturelle comme base du nationalisme. P 128.
L’émergence de l’Hindutva, ou fondamentalisme hindou comme idéologie nationaliste est un exemple d’idéologie politique aveugle aux processus économiques de la mondialisation et de la désintégration qui en découle. Les fondamentalistes négligent de relier l’érosion actuelle de liberté et d’autonomie à la servilité de l’Etat indien au capitalisme mondial. La nouvelle tendance à la recolonisation n’est pas abordée comme une question politique. Au lieu d’examiner le présent et le futur, le fondamentalisme, comme idéologie pseudo-nationaliste , tente de reconstruire le passé à partir de catégories masculinisées et militarisées.
P 129. V.S.
La vision patriarcale du monde présente l’homme comme la mesure de toutes valeurs, sans espace pour la diversité, uniquement pour la hiérarchie. La femme étant différente, est traitée comme inégale et inférieure. La diversité de la nature n’est pas considérée comme une valeur intrinsèque en soi, une valeur qui ne lui est conférée qu’au travers de son exploitation économique à des fins commerciales […] La destruction de la diversité et la création de monocultures deviennent un impératif pour le patriarcat capitaliste.
La marginalisation des femmes et la destruction de la biodiversité vont de pair. Une perte de diversité est le prix à payer pour le modèle de progrès patriarcal qui pousse inexorablement aux monocultures, à l’uniformité et à l’homogénéité. P 185. V.S.
* terme utilisé pour la première fois par Françoise d’Eaubonne dans Le féminisme ou la mort.
13 mai 2009
La Révolte par le Boycott
La Révolte par le Boycott.
Dans les supermarchés
arrivent les caisses automatiques pour remplacer les caissières.
Dans la presse et à la télé, les contestataires de tous poils ne cessent de pleurer sur la crise, le chômage, la baisse du pouvoir d’achat etc. Mais pas un mot sur ce scandale.
Par de pseudo-interviews, la presse ne cesse de créer dans l’opinion publique une atmosphère de crise et de récriminations dérisoires, afin de cacher les problèmes de fond.
Sous quels prétextes complètement débiles, la technique devrait-elle s’imposer aux hommes. Le profit ? Les évènements récents montrant où a mené cette recherche sans réflexion du profit dans un système financier mondial gouverné par le plus grand cynisme, n’ont donc pas servi de leçon ? Une crise totalement bidon (voir blog précédent), puisque les multinationales continuent à engranger de super bénéfices.
Mais que font les syndicats, la gauche, l’extrême gauche, les alter mondialistes, les objecteurs de croissance et autres, devant ce scandale des caisses automatiques ? Tous les gens sensés, de quelque bord qu’ils soient, devraient manifester devant ces Temples du Profit Mondialisé jusqu’à ce que ces machines soient mises au rebut.
Mais non, l’on se précipite encore, comme des chiens de Pavlov.
L’on ne peut critiquer un système, voir chaque jour s’amplifier ses méfaits et continuer à s’empiffrer de sa chiure.
Un système mis en place par les multinationales avec la caution des politiques. Quitte à faire le sacrifice de payer plus cher ailleurs, la seule solution est de boycotter les produits de ces multinationales qui traitent leurs employés et leurs clients avec tant de cynisme, de désinvolture et de mépris.
Tous ceux qui utilisent ces caisses automatiques, sont des benêts, qui demain brandiront des banderoles dans les rues pour réclamer des emplois.
Annaba, auteur de « Proférations gnostiques ».
13 avril 2009
"L'Insurrection qui vient"
À propos de « L’insurrection qui vient », aux Éditions La Fabrique, auteur : Comité invisible.
Je suis d’accord sur l’analyse que ce petit livre fait de la société actuelle, et certes le capitalisme, surtout depuis qu’il est plus financier qu’industriel, est la cause des malheurs du monde.
Mais par-delà le capitalisme, c’est l’homme qui est un prédateur invétéré ; c’est-à-dire l’être humain et en particulier le mâle humain, qui comme tout mâle dans la nature est mené par son instinct de domination et de conquête :
« La première mission des mâles n’est pas de se reproduire, mais de s’entre-tuer. Dans l’ensemble du monde vivant, leurs carnages préludent à l’amour. La femelle propage l’espèce ; le mâle, par sa mort, la sélectionne. La nature, qui en bénéficie, crée les mâles pour s’entre-détruire ; elle leur en donne le goût et la force de risquer. » René Quinton (1866-1925), Maximes.
Depuis la disparition de René Quinton, l’homme s’est doté d’énormes moyens techniques, scientifiques et psychologiques pour mieux asservir les autres.
L’ennemi n’est pas seulement ailleurs, il est aussi au plus profond de nous. L’homme, n’en déplaise aux philosophes des Lumières, ne naît pas bon et généreux, et la Divine Providence est un mythe pour cacher les tractations inavouables et combien juteuses des affairistes. La colonisation s’est faite sous le prétexte de l’humanisme : il fallait apporter la civilisation aux « sauvages » !
Cette révolte radicale, tous azimuts, le livre ne dit pas quel en est le but. L’insurrection pour quoi faire ? La Révolution française a déjà produit « La Terreur » ; pour que la bourgeoisie invente le capitalisme, que les nobles et l’Eglise refusaient, afin de préserver leurs privilèges obsolètes.
Des communes peuvent très bien s’organiser et s’imposer, sans qu’il soit nécessaire de tout casser et de tuer des gens qui n’ont rien fait d’autre que d’êtres passifs ou de faire un métier qu’ils n’ont peut-être pas choisi.
La critique des thèses des « objecteurs de croissance » est injuste, parce que déjà, la simplicité volontaire, le boycott de tout ce que produisent les multinationales est beaucoup plus efficace qu’une hypothétique insurrection. Certes les mensonges des médias et des politiques méritent des actions dures et violentes contre leurs mercenaires ; et ce sont des cibles bien plus responsables et coupables que les flics ou les commerçants qui reçoivent leurs cocktails molotov.
Enfin le langage employé est souvent abscons. Une suite de leitmotivs et de sentences péremptoires ne forme pas un raisonnement. C’est pourquoi je ne pense pas que le véritable auteur soit Julien Coupat.
ANNABA, auteur de "Bienheureux les enfants de la Mère"


