Canalblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
La décroissance
Publicité
21 août 2023

DEMOCRATIE

La démocratie n’est possible au sein d’une société, que si les gouvernants, ainsi que les représentants du peuple, sont intègres, et si la justice se contente d’appliquer la volonté du peuple c’est-à-dire la loi, sans idéologie quelle qu’elle soit.

Lire

L’humanité est responsable de la plupart des catastrophes qui la frappent, par la prétention et le cynisme de quelques hommes (et de très rares femmes) dans la démesure constante, ainsi que par la lâcheté, la soumission et la sottise de la "masse de perdition".

« Les tyrans ne sont grand que parce que nous sommes à genoux » Etienne de La Boétie, Discours sur la servitude volontaire.

Ce n’est pas le bilan désastreux des démocraties actuelles qui peut faire croire à la vertu du « contrat social » cher à Jean-Jacques Rousseau. Il fut bien trop facile, hier, et encore plus aujourd’hui, avec l’appui de médias aussi menteurs que dominants, de tromper le peuple.

Il ne peut y avoir de démocratie dans un système mondialisé où l’économie et la finance ont accaparé le pouvoir.

Tous ces héros dont le nom est inscrit sur nos monuments aux morts, que penseraient-ils du monde que, malgré leur sacrifice, nous allons laisser à nos enfants ?

La démocratie a été remplacée subrepticement par la dictature des « bisounours », des bien-pensants bien peu sapiens, des idiots utiles chargés de mener le bétail à l’abattoir sous des étendards humanistes dégoulinants de moraline et de charité chrétienne ! 

Parmi les personnes bienveillantes, nombreuses sont celles qui sont manipulées par des idéologues cyniques répandant tant de « bonnes intentions » afin que le "vulgum pecus", pave son propre "Enfer" ! Les médias, relayent les bons conseils aussi incohérents qu’incessants des politiques de tous poils, afin que le bon peuple puisse survive dans un monde que ces donneurs de leçons s’acharnent à détruire méthodiquement. Un monde qui s’évapore par la disparition du passé, remplacé par un présent dérisoire dont le futur s’obscurcit au fur et à mesure de l’avancée de deux instruments de manipulation contradictoires, le technoscientisme et les "droits de l’homme".

     « Les droits de l'homme ne devraient s'appliquer qu'aux hommes droits » Édith Besançon (mère d’un enfant assassiné par un jeune désœuvré).

     Partout, et de tout temps, le rôle des juges est d’appliquer les lois et non de rendre la justice. Sous quels critères ? Déjà, les lois sont variables dans le temps et l’espace, elles sont aujourd’hui même, le plus souvent iniques ou inapplicables, par leur stupidité, leur démagogie, leur caractère alambiqué et surtout leur extravagante surabondance.

Les droits de pauvres gens, souvent des retraités sont outrageusement bafoués, quand après s’être absentés de chez eux deux ou trois jours ils trouvent leur domicile squatté par une bande de personnes en situation irrégulière et leurs familles.

C’est la plus sordide caricature de ce que sont devenus les "Droits de l’homme".

Il est difficile d’imaginer la détresse de ces gens qui mettront des mois si ce n’est des années à pouvoir rentrer enfin dans leur maison complètement saccagée. 

Ce qui est sidérant, c’est que des associations françaises aident et défendent ces squatteurs qui ne sont jamais expulsés.

Ces associations sont subventionnées par des "mécènes", mais également parfois par des fonds publics, c’est-à-dire par le contribuable. Elles salarient des avocats, se servant des lois censées protéger la famille et les enfants, pour bloquer toute expulsion des lieux squattés.

Quelle horreur, se servir de ses propres enfants comme bouclier, comme étendard d’une morale dont on est aux antipodes par son innommable irresponsabilité !

Parce qu’être parent, c’est d’abord avoir des devoirs envers les innocents que l’on a mis au monde !

« Malheur à la génération dont les juges méritent d’être jugés »

« Une justice inspirée par la pitié, porte préjudice aux victimes »

Le Talmud.

« En pardonnant trop à qui a failli, on fait injustice à qui n’a pas failli. »

 Baldassarre Castiglione (1478-1529)

Nous sommes devenus les cobayes d’une société du non-sens !

Depuis déjà quelques années, les élections sont devenues une grande imposture : les élus, comme les juges, sont dépassés par la complexité des connaissances. Ils ont de plus en plus recours à des technocrates, prétendus experts, camouflant leurs croyances dans un langage plus qu’ambigu. Les gouvernements ont également recours à des cabinets de conseils sur des sujets régaliens comme l’enseignement ou la santé. Le plus souvent américains, ces cabinets non exempts de visées idéologiques, coûtent très cher au contribuable. Sans compter que de plus en plus de décisions concernant les citoyens, dépendent d’institutions européennes ou internationales, la plupart, noyautées par des lobbies industriels et sans aucune consultation des représentants du peuple.

À Rome, « la roche Tarpéienne était proche du Capitole », on y conduisait les sénateurs corrompus et les traîtres pour les précipiter dans le vide. On peut rêver.

Mais en fait, nous ne rêvons plus depuis que le procureur Éric de Montgolfier, dans l’émission Pièces à conviction sur France 3 (le 24 février 2005), nous a convaincus, si cela était encore nécessaire, que la France était bien une république bananière. Une concussion innommable entre les élus et les juges. Comment cela est-il possible dans une démocratie ? Ceux qui font les lois et ceux qui ont la charge sacrée de les faire respecter s’entendent comme larrons en foire pour tromper et voler le peuple… toujours et encore en toute impunité !

Dans Le devoir de déplaire, le procureur révèle également les dossiers de personnes intouchables et de potentats douteux, classés sans suite sous la pression de la hiérarchie.

Même diagnostic d’Eva Joly, ancien juge d’instruction au TGI de Paris :

« Le crime d’argent est le point aveugle de notre monde, une dimension invisible… plus de 95 % de ces délits sont impunis. »  (Notre affaire à tous, Les Arènes,2000).

« Si dans un pays vous avez un système judiciaire corrompu, c’est inutile de parler de droits de l’homme, parce qu’il n’y a pas un endroit pour les faire valoir. » (Les chasseurs de caisses noires, documentaire, Arte 18 juillet 2006).

On déplace le magistrat et cela continue de plus belle.

« Vaste évasion fiscale de France vers le Canada : transferts de milliards d’euros de riches familles françaises [très connues du public], des Bermudes à Singapour, avant d’atterrir dans des trusts dans l’Ontario ». Le Monde du 4 février 2023.

Ainsi les mafias nagent dans la mondialisation comme des poissons dans l’eau. Elles n’ont jamais été si florissantes. Les profits illégaux s’investissent de façon massive sur des marchés légaux en plein développement comme l’immobilier, les loisirs… et la lutte contre le changement climatique !

Une véritable démocratie ne peut être qu’intransigeante.

La loi ne devrait souffrir d’aucune exception, sous quelque prétexte que ce soit.

Cela nécessite des élus et des juges incorruptibles, d’une honnêteté exceptionnelle ! Une belle utopie.

La réalité ne peut nous offrir que la "démagocratie" ou la dictature. La politique, comme la religion, est une impasse, donc une imposture.

La démocratie n’est qu’une comédie si le peuple se laisse endoctriner par les « fake news » officielles et distraire par le dérisoire et le futile.

Sans compter la manipulation du peuple, justement au moyen de ces valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité, et de solidarité, qui ne sont que des slogans pour l’endormir et justifier le remplacement, peu à peu, de la justice sociale par la charité médiatique. En contradiction totale avec les messages de fondateurs du libéralisme d’Adam Smith (1723-1790) à Stuart Mill (1806-1873) qui prônaient la nécessité d’une politique sociale compensant les effets délétères du système.

Or, de plus en plus, les super riches, bénéficiant d’une clientèle mondiale, facilitant l’évasion fiscale, répétons-le, financent leurs Fondations afin de façonner un monde de plus en plus selon leurs désirs, pendant que seul le peuple, doit s’occuper des pauvres et des miséreux du monde.

David Graeber et David Wengrow, auteurs d’Au commencement était…, comme Pascal Picq, auteur de Comment la modernité ostracisa les femmes, montrent finalement que les valeurs d’égalité, de liberté, de fraternité et de solidarité faisaient partie intégrante des sociétés d’avant le patriarcat. David Graeber et David Wengrow, citent par exemple, des extraits de « Dialogues avec un sauvage », de Lahontan : « Ceux [comme Kandiaronk, Iroquois, porte-parole de la Nation huronne-wendate], qui sont allés en France m’ont souvent tourmenté sur tous les maux qu’ils y ont vu faire et sur les désordres qui se commettent dans nos villes, pour de l’argent. On a beau leur donner des raisons pour leur faire connaître que la propriété des biens est utile au maintien de la société ; ils se moquent de tout ce qu’on peut dire sur cela. Au reste, ils ne se querellent, ni ne se battent, ni ne se volent, et ne médisent jamais les uns des autres ».

« Ils trouvent étrange que les uns ont plus de bien que les autres, et que ceux qui en ont le plus sont estimés davantage que ceux qui en ont le moins ».

Lahontan (1666-1716), s’engage à 17 ans dans une compagnie maritime en partance pour le Canada. Parti guerroyer contre les Indiens d’Amérique du Nord, il préfère les rencontrer pacifiquement, apprendre le huron et l’algonquin. Il retourne en France dix ans plus tard et publie « Dialogues avec un sauvage » où il dénonce les dégâts causés par le colonialisme et le dogmatisme des jésuites. Lahontan défend toutefois le modèle occidental, mais les arguments de bon sens d’Adario sur l’amour, l’argent, le pouvoir, la guerre, la liberté, l’égalité etc., sont si pertinents et font preuve d’une telle rationalité, que l’on comprend aisément que Lahontan fut traité d’affabulateur.

« Les Wendats [Hurons], quand il leur était donné d’observer les Français en pleine discussion, retenaient surtout le fait qu’ils semblaient parler tous en même temps sans s’écouter, s’interrompant constamment pour avancer des arguments médiocres ; en un mot comme en cent, ils ne paraissaient pas briller par leur intelligence. Pour un Wendat, monopoliser la parole et ainsi priver ses interlocuteurs des moyens de développer leurs idées était aussi grave que d’accaparer des ressources vitales en refusant de les partager ». David Graeber et David Wengrow, ibid.

Lahontan relève déjà les dégâts sur les Amérindiens des maladies, des fusils et surtout de l’alcool apportés par les Européens. Aujourd’hui, on comprend que n’étant génétiquement pas habitué à cette drogue, elle les anéantissait complètement.

Tout ce que les « sauvages » des XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècle ont prédit aux explorateurs, missionnaires et colonisateurs, venus leur apporter les valeurs de l’Occident, s’est parfaitement déroulé jusqu’à présent.

Dès l’origine, le mot démocratie fut trompeur. Il signifie en grec « gouvernement populaire », mais les esclaves et les femmes n’avaient pas leur mot à dire dans ce monde patriarcal.

Et combien de siècles reposant sur une telle contradiction, a-t-il fallu avant qu’ils et elles deviennent des citoyens et des citoyennes à part entière ?

Rappelons qu’Olympe de Gouges (1748-1793), fut guillotinée pour avoir revendiqué « les droits des femmes », ignorés des « droits de l’homme ».

« L’ignorance, l’oubli ou le mépris du droit de la femme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements » Olympe de Gouges.

« Mal nommer les choses c’est ajouter du malheur au monde ». Albert Camus.

La démocratie se mérite, elle demande de faire l’effort de s’informer, donc d’exiger la pluralité de l’information et la totale liberté de l’expression. 

Le pluralisme de la presse écrite du siècle dernier a été quasiment remplacé peu à peu par l’omniprésence du "politiquement correct". Un seul son de cloche perturbé seulement par la cascade sans fin, sur les "réseaux sociaux" d’états d’âme, de réactions épidermiques, de commentaires de tous bords sur tout et rien, saupoudrés en permanence de publicités, d’infos people aussi accrocheuses que bidon pour inciter à s’abonner à des sites d’influenceurs et influenceuses, le plus souvent sources d’arnaques. 

Après « L’enseignement de l’ignorance » de Jean-Claude Michéa, nous subissons, « La fabrique du crétin » de Jean-Paul Brighelli 

Or, répétons que le devoir de tout citoyen dans une démocratie est de faire l’effort de s’informer sans préjugé et de toutes les façons possibles sur les endoctrinements permanents venus des abus de pouvoir, des mensonges des élus, des prétendus experts et autres donneurs de leçons autoproclamés.

Aujourd’hui, les adultes de 30 ou 40 ans raisonnent, et passent leur temps à jouer, comme les enfants de 12 ans d’il y a 60 ans ! « Après avoir perdu sa vie à la gagner », l’homo stupidus la tue par des distractions futiles le transformant en mort-vivant, en zombie.

Ainsi le vulgum pecus devient incapable de comprendre ce qui lui arrive, incapable de discerner les véritables responsables de ce qui se trame derrière son dos. Quand les médias ne le rendent pas coupable de ses difficultés croissantes, ils lui font croire qu’elles sont le fait de la fatalité.

Il est alors incapable de se révolter contre les incohérences outrancières d’un système capitaliste entièrement noyauté par la Finance mondiale, encore pour quelque temps, constituée par quelques banques américaines réunies autour de la FED. Un système qui inventa la « Mondialisation heureuse » en semant la guerre partout sur la planète et multipliant les crises.

« Une personne heureuse ne consomme pas d’antidépresseurs, ne consulte pas de psychiatres, ne tente pas de se suicider, ne casse pas les vitrines des magasins, n’achète pas à longueur de journée des objets aussi coûteux qu’inutiles, bref, ne participe que très faiblement à l’activité économique de la société ». Hervé René Martin, La mondialisation racontée à ceux qui la subissent.

« Ce n’est pas un signe de bonne santé d’être bien adapté à une société malade » Jiddu Krishnamurti.

Qu’importe l’incohérence pourvu qu’on ait la croissance, se disent les élites, représentants du peuple, technocrates, hauts fonctionnaires, journalistes et autres pseudos artistes, pour la plupart, attachés à la gamelle tendue par les ploutocrates.

Depuis le début de ce troisième millénaire, on n’évoque plus nos « Lendemains qui chantent », on déconstruit un passé, plus facile à condamner semble-t-il, que le désordre actuel, qui n’est, finalement que le miroir de notre espèce dénaturée.

Oui, avec le Diable, rions à gorge déployée de la bêtise humaine et de ses "effets", que la logique des choses inflige à cet animal dénaturé.

Sinon quelle injustice si tous les crimes commis par cette vile créature si infatuée d’elle-même, n’étaient jamais sanctionnés ! 

Les religions monothéistes, comme tout système patriarcal, font croire que le monde est améliorable, que le Bien va finir par régner sur Terre, que la tâche de l’homme est de faire gagner le Bien sur le Mal. À cette fin, la guerre contre le Mal serait justifiée. Une erreur dévastatrice.

Un Etat qui a recours systématiquement à la démagogie est criminel. Comment peut-on faire voter des lois en sachant pertinemment qu’elles sont inapplicables : comme assurer à chacun un air sain, une eau potable, un logement, un travail etc., alors que la plupart des autres lois organisent la société patriarcale, entre autres, sur la propriété, ainsi que sur la liberté du commerce et de l’industrie ? Et surtout dans un monde sans frontière, et sans remettre en cause la mondialisation, les délocalisations de tout le secteur industriel, et le libre échange total ? En un mot, dans un système capitaliste ultralibéral.

Derrière la mondialisation se cache le néo-colonialisme le plus cynique. C’est le loup soudoyant le fermier pour qu’il lui ouvre la porte de la bergerie ! Qu’est-ce qu’un tel fermier ? Qu’est-ce que de tels représentants du peuple ?

« [C’est une enquête] sur un monde très fermé, celui des banksters, dominé par l’opacité et… l’impunité. Même The Economist, utilise ce terme pour dénoncer les "aigrefinanciers" sans foi ni loi… Car tout a changé le 15 septembre 2008 ». Marc Roche, Les Banksters

Ceux qui sont dans la misère aujourd’hui, que ce soit au bout du monde ou à nos portes, y ont été précipités par le système antiéconomique et antisocial de la mondialisation financière qui sème la mort et le malheur partout où il y a du profit possible, afin, seulement, de maintenir les Fonds de pension à flot et accessoirement de satisfaire par le pouvoir et la richesse, les désirs et les phantasmes de quelques-uns.

Avec le XXIᵉ siècle le Mensonge est devenu total, absolutiste.

Mensonge sur le changement climatique, qui est pourtant une dangereuse réalité, mais dont la plupart des remèdes sont incohérents, et dont le but est de forcer une croissance à bout de souffle !  Mensonge par omission sur l’invasion de l’Ukraine etc. Le grain à moudre ne manque pas. À suivre.

Philippe Annaba, auteur de « Homo Sapiens, un animal dénaturé ».

 

Publicité
Commentaires
La décroissance
  • Info contre intox. L’économie mondiale court après la « croissance » pour résoudre ses multiples problèmes et n’arrive qu’à détruire et polluer la planète. Les économistes qui prêchent la « décroissance », sont boycottés par les médias.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Publicité
Publicité