Green

« Son nom est Green, une femelle orang-outan, seule dans un monde qui ne lui appartient plus. C’est un voyage bouleversant à travers les yeux et les sentiments de l’un des derniers grands singes de Bornéo. Un témoignage puissant, une œuvre rare qui modifie pour longtemps le regard que nous portons sur la Nature et notre société. Green est le résultat du travail et de la volonté d’un seul homme : Patrick Rouxel, parti pendant plusieurs mois sans financement, seul avec une caméra dans la jungle de Bornéo. Un documentaire exceptionnel récompensé par 22 prix décernés aux quatre coins du globe. Une chose est sûre : impossible d’oublier les yeux de Green... » Extrait tiré de :

www.cdurable.info/GREEN.film

Un film sans parole, diffusé le 5 décembre sur France 5, devant bien peu de téléspectateurs ; c’est tellement plus intéressant « Miss France » sur TF1, pour nous faire rêver, mais surtout pour nous endormir et voiler la réalité de nos lendemains de plus en plus malsains.

Au générique de « Green » une liste d’un millier d’entreprises et de multinationales, responsables de ce carnage. Des mercenaires payés des sommes extravagantes pour détruire la biodiversité, c’est-à-dire des  milliards d’êtres vivants qui grouillent dans la forêt, des dizaines de milliers d’animaux  et de plantes médicinales qui nous manqueront un jour. Ces tueurs à gros gages et leur valetaille qui ne savent pas quoi faire de leur argent sale se pressent en ce moment au salon nautique à Paris pour acheter des yachts dont ils ne profitent que quelques jours par an.

« Chaque année en Indonésie, la forêt perd une superficie grande comme la Belgique pour vendre de l’huile de palme dans le monde entier, parce qu’elle n’est pas chère ». On en trouve dans les agro-carburants mais aussi dans quasiment tous les plats préparés, les  biscuits, les pâtes, les tartes et les produits cosmétiques. Et pourtant elle est nocive pour le cœur et les artères :

« L’acide palmitique, présent en grande quantité dans cette huile, est athérogène, en d’autre terme c’est un risque cardiovasculaire.

Pr Irène Margaritis, citée par le magazine Marianne du 27 novembre.

« Il contribuerait également à l’apparition du diabète de type 2. C’est l’excès qui pose problème. Or c’est là que le bât blesse. Difficile de savoir quelle quantité on ingurgite quand les étiquettes sont muettes ou quand l’huile de palme se cache derrière le terme huile végétale ».

Les salariés de ces entreprises disent qu’ils doivent bien nourrir leur famille. Comment faisaient-ils il y a cinquante ans ?

Parce que les richesses sont mal partagées et sous le prétexte que l’on doit nourrir sa famille doit-on se transformer en tueur à gage ?

C’est l’humanité toute entière qui pâtira de ces excès si ces déforestations criminelles ne sont pas stoppées en Indonésie, en Afrique et en Amazonie.

Que pouvons-nous faire ?

D’abord voir ce film en accès libre sur le net.

Obliger les fabricants à inscrire la vérité sur les emballages.

Et boycotter toutes les marchandises tueuses de la biodiversité.

Même si « Michèle Alliot-Marie  a adressé une dépêche aux procureurs pour leur recommander de poursuivre les personnes appelant au boycott (un an d’emprisonnement et 45000 euros d’amende) » Marianne du 27 novembre.

Une loi en effet pénalise la seule arme dont le consommateur dispose pour se faire entendre.

Il s’agit de « Résistance » et de « Légitime défense » !

Annaba, auteur de "Journal incorrect"