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Dans la presse dominante, le dérisoire s’étale sur des pleines pages et les informations très importantes font l’objet d’entrefilets, comme dans Aujourd’hui en France du 17 janvier 2013.

« 374 tonnes d’or stockées à la Banque de France seront rapatriées vers la Banque centrale allemande. Cela correspond à tout l’or entreposé par l’Allemagne en France et à 11% des réserves allemandes. La décision a été justifiée par l’absence de possibilité de change, depuis l’introduction de l’euro ».

À noter que cette dernière phrase ne veut rien dire, puisque justement, depuis l’instauration de l’euro les réserves d’or, ne servant à rien, n’ont aucune raison d’être rapatriées.

En revanche l’Express du 21 novembre 2012, sous la plume de Christine Kerdellant nous en disait un peu plus.

C’est au temps de la guerre froide et alors que le dollar était encore convertible en or, que, craignant une invasion du territoire allemand par l’Union soviétique, l’Allemagne a réparti ses réserves en métal jaune dans différents pays, États-Unis, Angleterre et France, pour un total de 3396 tonnes, deuxième réserve mondiale après celle des Américains.

« La crise des dettes souveraines provoque des sueurs froides outre-Rhin […] Si les Allemands s’inquiètent pour leur or, c’est qu’ils s’inquiètent pour l’euro ; ils veulent disposer de leurs stocks en cas d’implosion de la monnaie unique, afin de conforter un éventuel retour au Deutsche Mark ».

Comprendre de quoi demain sera fait réclame un minimum d’effort en débusquant l’information où elle se cache, et ne pas se contenter  de la propagande consensuelle des médias dominants, en particulier à la télévision.

Annaba, auteur de « Traité de savoir survivre à l’usage des jeunes générations »