Traité 

Pourquoi ce livre ?

Que s’est-il donc passé pour qu’après un siècle et demi de productivisme, le monde compte aujourd’hui plus de très riches et plus de très pauvres ?

La crise, la fatalité ? Non. C’est plutôt l’action de sape des partisans du Nouvel ordre mondial pour qui l’argent est la seule et unique valeur, et la jouissance individuelle la seule raison d’être.

Ce néocolonialisme-là ne se contente plus de l’exploitation et de la spoliation de peuples sans défense, mais mise sur la néantisation de tout individu qui n’est pas capable de rejoindre ce cercle qui compte également des scientifiques et des techniciens de haut niveau ainsi que, pour les basses œuvres, des mercenaires et des propagandistes grassement payés.

Peut-être bien que ces sauveurs cyniques prennent à la lettre le commandant Cousteau qui disait que la Terre ne pouvait supporter plus de 700 millions d’êtres humains s’ils devaient tous vivre comme des Américains ou des Européens.

Pour protéger la planète ils n’ont donc trouvé que la paupérisation des neuf-dixième de l’humanité.

Nos lendemains ne chanteront donc que pour cette élite surdouée, assistée de robots et dotée d’une espérance de vie de cent cinquante ans, vivant dans des zones protégées par des murs, surmontés de barbelés et de miradors avec gardes surarmés. Quelques tristes paradis éparpillés au sein d’une « cour des miracles » de milliards de bêtes humaines.

Gaïa, comme les dieux antiques réclamerait ses sacrifiés.

Il est trop tard pour s’indigner, il faut passer au stade supérieur. 

D’Annaba, aux éditions Les Presses du Midi.